DIEPPE DSN – LE STUDIO
PERFORMANCE MUSICALE :
SAMEDI 9 ET SAMEDI 16 MAI – 17H
Installation en accès libre à découvrir du mercredi 6 au vendredi 22 mai de 14h à 18h sauf lundis.
MAGIE, MUSIQUE
Tarif C : 5 €
Mobilité douce* : 4 €
Dès 3 ans
35 min.
En partenariat avec le collectif Rotule
et l’Académie Bach
Dans un monde végétal surprenant, Areka, Neptunia, Téthys, Kali et Sedna se transforment en sculptures dansantes. Au fil de leurs mouvements et de la musique de l’Académie Bach et du Collectif Rotule, petits et grands observent, s’émerveillent et partent en voyage au cœur d’une chorégraphie végétale.
Tropisme poétique est issue d’un long travail de recherches et d’expérimentations, calé sur le rythme et la temporalité du monde végétal. Les plantes présentées dans ce projet sont sensibles et leurs feuilles, tiges ou encore racines bougent à vue d’œil. Leurs mouvements s’apparentent à une chorégraphie et les gestes évoquent des intentions et semblent dotés de sentiments. Cette installation ouvre à une amplification du réel où les organismes sont encore plus vivants qu’à leur état naturel, un voyage onirique vers une réalité à la fois détournée et décuplée.
Création originale : Antoine Terrieux - Développement : Thomas Martin - Médiation : Thomas Martin, Antoine Terrieux et Sarah Froidurot - Regard artistique : Sarah Froidurot - Production/diffusion : Jordan Enard - Baron production et Sarah Froidurot - Administration : Alice Savatier - Graphisme : Camille Vacher - Contribution technique : Samuel Youde.
© Photo : Daniel Court, Amogh Pant, AntoineTerrieux
Tropisme poétique est une exposition dynamique et évolutive.
Inspirée par l’intelligence des plantes, elle montre sa capacité à s’adapter au milieu qui l’entoure. C’est pourquoi, comme la nature même, ses possibilités sont infinies.
Dans ce microcosme végétal inédit, le spectateur se retrouve face à des plantes en mouvement, qui réagissent à la musique en dansant ; une poésie simple, insolite et décalée, mais suffisamment subtile pour qu’elle paraisse évidente. Si certaines installations pourraient sembler irréalisables, la magie opère, et les plantes qui dansent nous amènent délicatement vers la rêverie. En se déplaçant parmi elles, le public est transporté dans une autre réalité : celle d’un monde à l’écoute du règne végétal.
Les plantes « sont à la fois banales et mystérieuses, omniprésentes et, en apparence au moins, strictement impénétrables. Elles semblent immobiles, mais c’est parce qu’elles vivent dans un temps différent du nôtre. Elles se contentent d’être là, dans leur absolue immanence, unies dans leur détermination de vivre, dans leur résolution d’être elles-mêmes. » Francis Hallé ; Éloge de la plante, Pour une nouvelle biologie.
Pour la réalisation de ce projet, nous nous inspirons de plantes au caractère étrange, à l’esthétique bizarre et à la cocasserie inattendue.
La vision de l’observateur et de l’observé est bousculée. Qui regarde et qui est regardé ? Une invitation à redécouvrir la vie végétale comme un monde animé, où toute matière est vivante.
La plante qui danse (codariocalyx motorius) est une espèce de plantes dicotylédones de la famille des Fabaceae, sous-famille des Faboideae, originaires d’Asie du Sud. Cette espèce dite « sensitive » est souvent utilisée comme espèce-modèle pour l’étude des mécanismes de perception chez les plantes. Ce sont des arbrisseaux, à petites fleurs roses, poussant naturellement dans toute l’Asie tropicale.
Cette plante est originaire du Bengale où l’on dit qu’elle « fait danser ses feuilles comme des serpents ». D’ailleurs, elle est connue sous les noms de sainfoin oscillant, plante sémaphore, plante qui danse ou encore plante télégraphe.
Il a été mis en évidence que ces mouvements peuvent également être déclenchés par certains sons ; la plante y gagnera une nouvelle dénomination vernaculaire de plante dansante. Cependant, ces mouvements en présence de musique restent un mystère pour les scientifiques.
Certaines études ont prouvé que si vous faites pousser la plante sans bruit pendant six mois et qu’un jour, vous tentez de la faire danser, elle bouge peu et lentement. Mais si vous l’entraînez chaque jour, elle progresse et danse de mieux en mieux comme une ballerine à la barre. Cette plante aurait donc besoin d’un entraînement, nécessairement fondé sur une sorte de mémoire.
On parle ainsi de tropisme, lorsqu’une plante bouge en réponse à un stimulus externe dans l’environnement. Les plantes peuvent réagir à plusieurs aspects différents de leur environnement. Ces derniers incluent la gravité (géotropisme), l’eau (hydrotropisme), la lumière (phototropisme) et le contact avec les objets (haptotropisme).
« Les plantes donnent vie à la Terre : elles fabriquent l’atmosphère qui nous enveloppe, elles sont à l’origine du souffle qui nous anime. Les végétaux incarnent le lien le plus étroit et élémentaire que la vie puisse établir avec le monde. Sous le soleil et les nuages, en se mêlant à l’eau et au vent, leur existence est une interminable contemplation cosmique. » La vie des plantes, Emanuele Coccia
Bibliographie sélective :
Emmauele Coccia ; La vie des plantes, une métaphysique du mélange
Thorogood Chris ; Plantes Bizzares
Charles Darwin ; La faculté motrice dans les plantes
Francis Hallé ; Éloge de la plante. Pour une nouvelle biologie
Francis Hallé et Éliane Patriarca ; Atlas de botanique poétique
Francis Hallé, La beauté du vivant
Cela fait maintenant cinq ans que nous avons réalisé la première plante magique.
Neptunia a été créée et inaugurée à la BIAC 2019 - Biennale Internationale des Arts des Cirques, à la Friche la Belle de Mai à Marseille. Elle a depuis été exposée dans plusieurs musées en France et en Europe parmi lesquels le Dokk1 à Aarhus (Danemark) et La Brèche - Pôle National Cirque de Normandie.
Suite à ce premier prototype, d’autres espèces hybrides ont vu le jour.
Pour sa version 2025, Tropisme Poétique propose une série de 5 plantes magiques qui dansent et se meuvent chacune à leur manière.
Après de longues années d’observations du monde végétal, l’équipe de chercheurs de Blizzard Concept, est aujourd’hui en capacité de faire danser un arbre.
C’est ainsi que Tropisme Poétique propose son apogée dans une coopération entre l’être humain et la nature autour de L’Arbre à Palabre. Si vous souhaitez permettre son élaboration, vous pouvez contacter nos équipes qui sont à votre disposition.
Tropisme Poétique est également vouée à voyager dans d’autres pays, d’autres continents. Selon les localités, de nouvelles plantes pourront être, à leur tour, domptées pour participer à cette chorégraphie collective.

NEPTUNIA
Schefflera (référence à la plante télégraphe)
Toute première vraie plante de cirque, Neptunia sait comment attirer les foules avec ses gestes gracieux, spontanés, séduisants, et pourtant sans prétention. La tendresse qu’elle dégage et la beauté de sa danse accompagnent, en quelques instants, le visiteur vers l’émerveillement et la magie.
En Chine, dans l’art Feng Shui, le Schefflera est considéré comme une plante qui porte chance et qui protège, mais c’est peut-être parce que ses feuilles en grappes ressemblent à des mains, ou à un parapluie.

JANUS
Alocassia Polly
Originaire du lointain Pacifique, Janus a tout le charme d’une plante exotique : port érigé et élégant, feuilles larges telles des oreilles d’éléphant, tiges vertes et striées de brun foncé qui lui valent son joli surnom de zebrina. Elle nous suit du regard, nous dévisage, curieuse et un brin impertinente. Notre relation au temps et à l’espace en sera facilement perturbée.
Dans certaines cultures, posséder une Alocasia est signe de prospérité et de bonne fortune ! Ses feuilles sont un spectacle en soi. Elles arborent un vert profond, presque mystique, avec des veines qui se dessinent comme des éclairs sur un ciel d’été.
TETHYS
Coléus
Simple et discrète, Téthys sait pourtant vivre dans l’eau ! On peut percevoir ses racines et sa tige bouger fluidement comme si elle s’appuyait dans les profondeurs afin de créer des mouvements de haut en bas, des sautillements délicats et veloutés, à l’allure d’âmes en quête de caresses...
À Tahiti, elle est appelée « Terevete » (velours en tahitien) en raison de l’aspect velouté de ses feuilles ; surnommée « vieux garçon », elle porterait malheur aux couples.
KALI
Hedera Helix
Kali est une plante vivace aux feuilles panachées et symétriques. Avec ses tiges étirables et ses mouvements brusques, saccadés, frétillants, on dirait presque qu’elle essaye de s’approcher... ou bien de se cacher ? Peut-être essaye de se défendre ? Ou bien de nous effrayer ? Une étrange sensation d’envoûtement a lieu face à cette plante grimpante mise en pot.
L’Hedera Helix (Lierre) est utilisé depuis des siècles dans la médecine traditionnelle et la magie ésotérique. Pour nos ancêtres, il représentait la longévité et particulièrement celle de l’amour constant, avec la devise « je meurs là où je m’attache ». Embrassant souvent les arbres, il peut être aussi symbole d’amitié.
AREKA
Palmier Arecea (référence au mimosa pudica)
Elle nous vient des forêts pluvieuses de Madagascar et nous procure des allures de jungle ou d’éternel été. Elle n’est pas toxique mais, cependant, ses palmes peuvent s’avérer tranchantes... Avec ses mouvements brusques et saccadés, on dirait qu’elle essaye de se défendre ; ou bien de nous effrayer ! Avec ses feuilles fines et pointues, on pourrait la qualifier de plante vaniteuse.
Dans la Grèce et la Rome antiques, les feuilles de palmier étaient utilisées pour se féliciter d’avoir relevé un défi. À l’image des déesses Nike et Victoria, Areka symbolise le triomphe.
« Pour pouvoir voler vous devez croire à l’invisible. »
À PROPOS DE BLIZZARD CONCEPT
Blizzard Concept se définit par la recherche et l’expérimentation de la magie sous toutes ses formes, et se donne à voir principalement au travers de deux médiums : le spectacle vivant et l’installation plastique.
À la croisée de multiples langages artistiques, la compagnie participe au développement de la magie nouvelle depuis ses débuts. Blizzard Concept s’est construit autour d’une certaine vision de la performance, souvent décalée des modes conventionnels, et qui remet en question les pensées établies.
Antoine Terrieux, l’un de ses membres fondateurs, en est le directeur artistique et s’associe avec différents artistes et chercheurs pour réaliser ses projets. Le hasard merveilleux et la performance autrement sont des concepts qu’il développe et qui définissent en partie son langage poétique.
« Je situe mon travail là où la performance s’arrête : lorsque l’on dépasse le réel et là où la sensation et l’émotion magique commencent et interviennent, là où elles prennent leur sens. C’est dans cet espace, variable selon les individus, que se joue toute une panoplie d’émotions : nos sens sont perturbés, nos repères déroutés, notre envie éveillée. Je souhaite provoquer la curiosité que le décalage face à l’accoutumance provoque, et susciter l’intérêt du spectateur, la remise en question de ses repères établis, son ouverture à d’autres points de vue. Émouvoir dans son sens étymologique, mettre en mouvement, et par extension : agiter, troubler, faire naître, et en définitive... émerveiller. » Antoine Terrieux
Dans son actualité, Blizzard Concept propose principalement des spectacles et des installations, mais aussi des conférences, des ateliers, des apéros magie et des formes sur mesure.