4 février > 3 mars

LE GÂTEAU DU PRÉSIDENT
(MAMLAKET AL-QASAB)

FILM IRAKIEN D’HASAN HADI (2026 – 1H42)
AVEC BANEEN AHMAD NAYYEF, SAJAD MOHAMAD QASEM, WAHEED THABET KHREIBAT
CAMÉRA D’OR, CANNES 2025


Lamia, 9 ans, est tirée au sort par son instituteur. Elle doit confectionner un gâteau pour célébrer avec sa classe l’anniversaire du président Saddam Hussein. Mais l’Irak des années 1990 subit des sanctions internationales qui plongent le pays dans la pénurie. La quête d’ingrédients simples comme des oeufs, de la farine et du lait sera un parcours du combattant pour la petite fille et son copain Saeed…

HORAIRES

mercredi 16h30 - 20h30
samedi 14h30 - 16h30 - 20h30
dimanche 14h30 - 16h15
mardi 16h30 - 18h30 - 20h30

mercredi 16h30 - 18h30
samedi 16h30 - 18h30
dimanche 16h15
mardi 16h30 - 20h30

mercredi 18h30
jeudi 20h45
vendredi 14h15 -18h45
samedi 17h
dimanche 16h
mardi 20h30

mercredi 18h30
jeudi 20h30
vendredi 16h
samedi 18h30
mardi 20h30 D

Dossier de presse
Dossier pédagogique

LE MOT DES EXPLOITANT·ES
Le long d’un fleuve, entre les bombes et la faim, l’odyssée d’une écolière débute après un tirage au sort en classe. Tenue d’élaborer un gâteau spécial en l’honneur de l’icône du pays, la jeune fille ne peut se dérober face à cette mission inextricable. Le voyage dans la grande ville, à la recherche des ingrédients, se transforme en un périlleux périple. Au cœur du labyrinthe, où plane l’ombre menaçante de l’adulte, la jeune fille s’obstine avec l’aide de ses deux amis, un camarade chapardeur et le coq domestique qu’elle tient sous son aile. Dans ces décors réalistes chargés d’Histoire, le conte n’est jamais loin. Un film magistral, à hauteur et à grandeur d’âme d’enfant, qui invite le spectateur à maintenir un regard incandescent sur le monde qui l’entoure.

Alexandre Dupretz - Cinéma Les Etoiles, Bruay-La-Buissière
https://www.art-et-essai.org

L'IMMANQUABLE

Hasan Hadi

La Caméra d’Or, qui récompense le meilleur premier film présenté au Festival de Cannes, porte particulièrement bien son nom cette année. Hasan Hadi nous offre un film précieux qui donne à voir un pays, l’Irak, dont, contrairement à son voisin iranien, nous n’avons que très peu de représentations cinématographiques. Le jeune cinéaste explique : « Nous avons tourné en décors réels, notamment dans les marais mésopotamiens, que l’on considère comme le berceau de la civilisation, et celui de l’épopée de Gilgamesh. Si je vous disais que j’ai grandi dans un village où les maisons flottaient sur l’eau, où l’on allait à l’école en bateau, que la nuit, nos habitations ressemblaient à des étoiles scintillantes dans le ciel noir – vous pourriez croire à un conte ou à une scène toute droit sortie d’un film Disney. Et pourtant, c’est vrai. Ce lieu existe. Ces gens existent. Et ils vivent comme ça depuis des millénaires. ». Dans des décors hallucinants, jamais vus, Hasan Hadi raconte l’absurdité et la cruauté du régime de Saddam Hussein. Le Gâteau du président est une fable à hauteur d’enfant qui exalte la débrouille et la solidarité comme moyens de survie dans un monde maltraité par la guerre, la pauvreté et une dictature rappelée à chaque coin de rue par les affiches de propagande. Hasan Hadi précise : « J’ai moi-même eu une relation très complexe avec Saddam. On nous forçait à l’adorer, à mourir pour lui s’il l’exigeait. Et dans le même temps, il semait la misère, nous torturait, nous assassinait. C’était une relation toxique. Je voulais que les spectateurs le sentent en « rencontrant » cet homme. » Sous l’influence des maîtres iraniens Kiarostami et Panahi et en nous immergeant dans une réalité inédite, Hasan Hadi réussit un coup de maître dès son premier film en mêlant le merveilleux du conte et le tragique de l’Histoire.

EXTRAITS DE PRESSE
Une fable stupéfiante (et drôle) sur l’Irak de Saddam Hussein. Marianne
Une fable initiatique savoureuse et grave qui évite le misérabilisme. Télérama
Servi par des images sublimes, un premier film d’une rare maîtrise qui raconte l’Irak autrement. Bande à part
"Le Gâteau du Président" a d’abord une valeur de document, tant il restitue par la fiction un temps et un territoire jamais filmé : la dictature de Saddam Hussein dans les années 1990. Les Inrockuptibles
Très beau récit de résilience et de débrouillardise, obligeant son personnage à affronter de rudes réalités, "Le Gâteau du Président" mérite finalement tous les éloges, pour son humanisme comme pour le choix d’une tonalité douce amère, qui en font un grand film. Abus de Ciné
Un film irakien pour une fable poétique qui revient sur les années Saddam. Une histoire quasi autobiographique menée avec une fausse légèreté. L'Humanité
Rare production irakienne, le périple d’une petite fille sommée de confectionner un dessert en l’honneur du chef d’Etat dénonce la dictature dans une satire sombre. Libération
Ces acteurs non professionnels sont tous excellents, au point qu’il est difficile d’oublier leurs visages et l’intensité de leurs regards, qui rappellent ceux d’autres petits fugitifs, filmés par Abbas Kiarostami, ou Morris Engel et Ruth Orkin. Cahiers du Cinéma
"Le Gâteau du Président", souligne son réalisateur, est une fable. Celle-là raconte parfaitement la fin de l'innocence grâce à ce un road-trip culinaire aux allures de voyage initiatique. Franceinfo Culture
Par sa mise en scène naturaliste, son regard lucide, jamais naïf, et sa justesse, « Le Gâteau du président » immerge de plein fouet dans le régime de l’époque. Sud Ouest
Récompensé de la Caméra d’or au Festival de Cannes, ce premier film drôle et déchirant éclaire la société irakienne dans les années 1990, sous le joug du raïs. Et saisit sans mièvrerie la tendre complicité entre deux enfants, interprétés par des acteurs non professionnels. La Croix
Au gré des rues de Bassora tapissées de portraits de Saddam, Hasan Hadi, lui-même Sud-Irakien d'origine, signe un premier long-métrage instinctif en forme de récit d’apprentissage déchirant. Première
Si le fond du film est âpre, le ton est doux-amer et l’image superbe – notamment les séquences dans un village de maisons flottant au milieu des roseaux, où les habitants se déplacent en barques. Le Parisien
En s’attachant à son chemin semé d’embûches, le cinéaste nous fait découvrir un monde où sévit la corruption, où le risque de la dénonciation est partout, où la population paie le prix fort de l’ignominie de ses dirigeants… Mais où survit malgré tout un certain sens de l’entraide et du collectif. Le Point