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© Photo : limmediat

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Site de la compagnie

Écrire de l’involontaire, écrire un spectacle qui nous arrive, qui arrive au public.

Ce qui se joue est toujours simultané aux spectateur.rice.s.
Tous les corps y sont vertigineux et contagieux. Ce qu’on voit est précaire, peut disparaître à tout moment. Toutes les scènes arrivent par surprise.

C’est une pièce brisée dont on ne voit que des morceaux, que le regard des spectateurs reconstruit comme il peut. Une pièce pleine de trous, comme le souvenir de quelque chose qui va avoir lieu. Une tentative d’assassinat du temps. Une étude du rythme. Une déclaration d’amour à l’imprévisible, écrite avec la précision d’un accident.

La scénographie est démesurée parce qu’elle est le théâtre où nous jouons, où chaque objet, outil, mobilier du lieu devient accessoire, décor, partenaire.
C’est d’autant plus énorme que nous n’arrivons avec rien. Nous n’importons pas. Le spectacle a lieu, littéralement.
Ce dispositif augmente à la fois la sensation d’instantané de ce spectacle et fait de chaque représentation un portrait du lieu où elle a lieu (on dirait que le spectacle a été créé pour le lieu et par le lieu). L’occasion ici de se rassembler et de creuser les recherches artistiques de L’immédiat, de repasser sur le passé pour tenter d’écrire un manifeste de l’instantané.

Toute la technique est à vue, les acteur.rice.s sont technicien.ne.s et les technicien.ne.s sont acteur.rice.s. La technique est artistique, contaminée par la matière. Un.e acteur.rice au milieu de la situation la plus intense peut s’arrêter brusquement pour aller régler un projecteur, et revenir se plonger dans la même folle intensité comme s’il.elle ne l’avait jamais quittée. On joue sans cesse avec l’artifice et la sincérité, pour tenter parfois de les rendre inséparables.

Ce spectacle est avant tout une infraction à toutes les règles de la représentation.
Il commence par le grand final, passe d’une très grande lenteur à une frénésie presque insurmontable. Une série de trop, tous différents les uns des autres et pourtant inséparables, dans un état de déséquilibre permanent.

en détail:

– celle qui ne tient plus au sol et qui risque de tomber en l’air (lévitation)
– celle qui est restée coincée dans le déséquilibre, (penché), et qui penche le monde pour qu’il s’adapte à elle
– celle qui marche sur des objets qui tombent, (suite de catastrophes) s’accroche à des objets qui lâchent, s’appuie sur ce qui se dérobe, dérape, ripe et provoque avec ses parfaits mauvais réflexes, ce qui la maintient dans ce renversement permanent
– celle qui s’effondre, se décompose, se démoli (éboulement), mais continue sa vie quotidienne sans en tenir compte, au milieu d’un monde en ruine qui lui ressemble tant
– celle qui brutalement explose, (l’abrupte) fout en l’air tout ce qui l’entoure et est déjà en train de tout ramasser, comme si c’était arrivé à l’extérieur d’elle.
– celle qui se décompose, se liquéfie, comme suspendue dans ses actions, et coule lentement comme un bateau qui fait naufrage (la coulée)
– celle qui bascule d’un côté à l’autre, ne pouvant pas sortir de la suspension (les basculements), avec ses battements de coeur, sa respiration et ses clignements d’yeux comme musique pour l’accompagner
– celle qui a décidé de ne plus produire aucun effort (les faignants) et qui, pour continuer à avoir une vie, va choisir de se laisser tomber plutôt que de se relever, et de ramper au sol juste avec la force de ses orteils, plutôt que de se se hisser avec l’ensemble de ses membres, évitant systématiquement le début de l’effort.
– Celle qui ne cesse de tomber sans que l’on ne voit jamais d’où ni jusqu’où, en apparaissant disparaissant (fuites)

À L’OREILLE DU PUBLIC
Le son est au plus simple, il est construit comme une mise en attention au moindre bruit. En décalant les niveaux sonores, en projetant des fragments de mémoire, des récurrences sonores, des prémonitions sonores, des réminiscences sonores, en donnant au réel une petite étrangeté, faite de retard et d’avance. Nous composons de l’instant sonore qui tend les oreilles des spectateur.rice.s, comme si le spectacle, sans cesse, avait des secrets à vous raconter, qu’on a l’impression d’avoir été les seuls à entendre. Bribes de musiques apparaissant et disparaissant par des procédés mécaniques (tourne disque minimaliste, et Revox réduits à leur squelette et adaptés au matériel théâtral). Et cela termine par un hommage à la musique, une sorte de souvenir de toute la musique du monde, des fragments recomposés entre eux comme s’ils étaient inséparables (parfois depuis le public, en live).

LA LUMIÈRE QUI JOUE
La lumière est avant tout cette manière de regarder, contaminée par chaque bribe, elle joue elle-même un rôle, tour à tour, comique, dramatique, lente ou frénétique, surprenante, attentive et joueuse. Elle est presque le meilleur résumé de cette pièce, en disparaissant pour mieux donner à voir, mais capables pour autant de changer brusquement le regard sur ce qui a, a eu, et aura lieu.

RIRE DE LA TRAGÉDIE
L'intention de la drôlerie en annule le comique. Nous n'aurons aucun ton ici, bien que l'accumulation d'évènements insurmontables et le rythme qui ne ressemble à aucun autre soient en eux-mêmes d'une terrible drôlerie, nous jouerons tragiquement, extrêmement sérieusement, notre pièce en pièces.

UN SPECTACLE SANS TITRE (ou l'art de la communication)
La seule manière de le nommer c'est de le raconter. Quand un spectateur en parle à quelqu'un, il n'est pas sûr que la chose qu'il décrit est bien toujours celle qu'il a vue. Cela créé avant tout une instabilité, une sensation d'incontrôlable, un aspect joueur, qui donne le meilleur contexte possible à cette oeuvre. Une communication qui lui ressemble et qui ne la trahit pas. Tenter de donner de la surprise par surprise. Cette pièce tente de se défendre sans cesse de sa dénonciation préalable. La communication sera une part entière de l'artistique, une manière de brouiller toutes les pistes de la normalité.

Camille Boitel
Camille Boitel a une carrière - voyez carrière pleine d’éboulis et d’explosions - faite d’accidents artistiques.
Sa première pièce est involontaire, il est très jeune (il a 10 secondes), devant deux bancs de spectateurs venus assister à sa naissance, il chute des bras de sa grand-mère et est rattrapé de justesse au ras du sol, provoquant son premier sursaut public. Plus tard il devient une star dans son collège à cause d’un accident capillaire. Tous ses spectacles en garderont l’empreinte, ils sont involontaires et vertigineux. C’est un langage de déséquilibriste, explorant le rythme de l’accident. Jouant d’abord dans la rue pendant plusieurs années en tant qu’artiste-enfant, il fait ses débuts sur les grandes scènes avec Annie Fratellini, Coline Serreau, James Thierrée et Victoria Chaplin, puis se lance dans la réalisation d’un premier spectacle en 2002, puis d’un deuxième premier spectacle - qui ne sera ni signé ni titré - tentant toujours d’explorer un nouveau rapport au public. Il écrit une série d’oeuvres qui ne meurent pas (presque toutes se jouent encore aujourd’hui) ; L’homme de Hus, Les variations comiques, Définition de l’oeuvre d’art comme acte de confiance aux spectateur.rice.s, L’immédiat, Segera, Tantii, La jubilation, La haine des chaises, La machinajouer, Par ailleurs, Musique définitive, La construction du vide, Le système sensible, Le poids de l’air, Ouverture de saison, et aux cotés de Sève Bernard, il écrit notamment Calamity cabaretLancés de chutes, 間 (ma, aida), Le poids des choses, Fissure, La lévitation réelle, Introspection rétrospective ...

Sève Bernard
Sève Bernard naît en Bretagne et grandit à L’île de La Réunion. Elle articule sa pensée par le corps, entre danse et nouveau cirque. Elle commence par danser le Bharata Natyam dans les temples indiens de L’île de La Réunion, puis entre au Conservatoire Régional de Saint-Pierre en danse indienne, classique et contemporaine. Elle poursuivra sa trajectoire à Montpellier, auprès d’Anne-Marie Porras. Elle se rend au CDC La Termitière pour participer au projet Engagement Féminin, à Ouagadougou. Puis elle intègre le Centre National de Danse Contemporaine d’Angers, et plus tard, le Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne. 
Sève Bernard s’associe par la suite à Camille Boitel pour apporter son regard aux spectacles Calamity Cabaret (2018) et Lancés de chutes (2018), avant de co-signer avec lui  (ma, aida, ...) (2019). Elle l'accompagne sur la création jeune public Le poids des choses (2020), et La lévitation réelle (2022), pièce pour l'espace public. La même année, ils créent ensemble Fissure, spectacle de clown radical. Aujourd’hui elle partage avec Camille Boitel la codirection de la compagnie L’immédiat. Ils préparent ensemble «          » pour le Festival Montpellier Danse 2025.

Camille Boitel et Sève Bernard développent leur pratique au sein de la Compagnie l’Immédiat qu’ils définissent comme ceci : “ L’Immédiat est une toute jeune compagnie de 20 ans, qu’on pourrait définir, en disant qu’elle s’est spécialisée dans la complication de sa définition. Passionnée des premières fois, dédiée aux dernières fois, elle passe son temps à contretemps, à surgir et disparaître, explorant toujours, comme en débutant, ses propres récurrences. Celles et ceux qui pensaient que L’Immédiat était une compagnie spécialisée dans la catastrophe, celles et ceux qui pensaient qu’elle était une compagnie de texte, celles et ceux qui pensaient qu’elle se consacrait à la jubilation du public, celles et ceux qui étaient persuadé·es que L’Immédiat jouait pour des spectateurs qui ne se savent pas spectateurs, celles et ceux qui pensaient que L’Immédiat était une troupe expérimentale de performances radicales, celles et ceux qui pensaient que les spectacles étaient muets et adressés à tous·tes, celles et ceux qui pensaient à autre chose, celles et ceux qui n’y pensaient même pas, auront raison.”