PATRICE CHÉREAU

METTEUR EN SCÈNE ET RÉALISATEUR FRANÇAIS (1944 – 2013)

Couvert de lauriers en France et dans le monde entier pour son travail au théâtre et à l’opéra, reconnu comme un artiste majeur de son temps, Patrice Chéreau était aussi un cinéaste important. Revoir ses films, plus de dix ans après sa mort, permet de se rendre compte combien une oeuvre, inscrite dans son époque, peut évoluer et encore faire écho au monde d’aujourd’hui.

REX   MARDI 18 AOÛT – 20H45

EN VERSION RESTAURÉE

HÔTEL DE FRANCE

Film français de Patrice Chéreau (1987 – 1h40)
Avec Agnès Jaoui, Eva Ionesco, Hélène de Saint-Père
D’après l’oeuvre d’Anton Tchekhov
Sélection officielle - Un Certain Regard, Cannes 1987


Quand ils avaient 20 ans, Michel et Sonia se sont aimés. Ils faisaient partie d’une bande de copains provinciaux, et Michel en était le leader, celui qui « irait loin ». Mais il s’est arrêté en chemin, et voilà qu’ils se retrouvent tous à une réception quelques années plus tard…

EXTRAITS DE PRESSE
La mise en scène de Chéreau est forte, violente, passionnée, à l’image de ces êtres qui s’aiment ou se détestent, se cognent les uns aux autres au fil des heures et d’une errance à travers l’hôtel et tout autour. Plan séquences, jeu très physique des interprètes (tous remarquables). Le Monde
Inspiré de la pièce de Tchekhov, Ce fou de Platonov. Le fou, c’est Roland Grévill, blond comme Niels Arestrup, mâle à n’en plus pouvoir, avec dans l’œil un petit quelque chose de James Dean, c’est dire. Libération
Un film qui fera date. L’intense beauté de la lumière y est pour beaucoup. (…) Laurent Grévill révèle un mélange de maturité et de démesure intérieure qui est la marque des grands interprètes. À ses côtés, Valeria Bruni-Tedeschi, Laura Benson et Thibault de Montalembert sont eux aussi excellents. Télérama
Entre la folie slave et la « douceur angevine », la joyeuse mélancolie d’un Tchekhov et la violence tragique des héros de Chéreau, ces « hommes blessés » qui traquent le bonheur avec une ferveur poignante, quel abîme ! L'Obs
Les comédiens, inquiets, vifs, passionnés, se laissent emporter par le rythme, jusqu’à l’aube. Chéreau invente alors, pour eux, une superbe partie de football et un bain matinal dans l’eau calme de la Loire. La Croix
Le retour de flamme d’une ancienne passion de Michel pour Sonia, récemment mariée à un autre garçon de la bande, brûle au centre de ce film qui projette en tous sens ses étincelles : grands et petits rôles pétillent tout autant. Chéreau orchestre cette vitalité ; elle consume joyeusement la part d’ombre du scénario. Le Point