PATRICE CHÉREAU

METTEUR EN SCÈNE ET RÉALISATEUR FRANÇAIS (1944 – 2013)

Couvert de lauriers en France et dans le monde entier pour son travail au théâtre et à l’opéra, reconnu comme un artiste majeur de son temps, Patrice Chéreau était aussi un cinéaste important. Revoir ses films, plus de dix ans après sa mort, permet de se rendre compte combien une oeuvre, inscrite dans son époque, peut évoluer et encore faire écho au monde d’aujourd’hui.

REX   DIMANCHE 2 AOÛT – 18H30

EN VERSION RESTAURÉE

L’HOMME BLESSÉ

Film français de Patrice Chéreau (1983 – 1h49)
Avec Jean-Hugues Anglade, Vittorio Mezzogiorno, Gérard Depardieu
Meilleur scénario original, Césars 1984


Henri, adolescent, s’ennuie. Alors qu’il accompagne sa soeur à la gare, il rencontre Jean, un homosexuel qui le pousse à commettre un acte de violence sur un inconnu. Immédiatement, il éprouve une immense passion pour cet homme qu’il décide de suivre...

INTERDIT AUX MOINS DE 12 ANS

EXTRAITS DE PRESSE
Une beauté et une poésie fulgurante. Le film est tout entier porté par une tension émotionnelle dont on est comme électrisé. Le Monde
Rien dans la relation des deux garçons, dans leur comportement ou dans ce qu’ils sont n’explique leur attirance. Il y a là un véritable coup de force du scénario, une rencontre artificiellement provoquée mais qui reste sur le papier, lettre morte. Cahiers du Cinéma
On évoquera, non sans raison, Dostoïevski, Genet, surpris de découvrir les cordes secrètes de Chéreau. Le Point
Crudité sans fard d’une quête d’amour qui se cogne le crâne contre le mur glacé du monde. (…) Une incandescente métaphore de la solitude. L'Humanité
Autour d’une situation forte (l’amour fervent d’un adolescent petit bourgeois pour un homme des bas-fonds qui ne cesse de disparaître ou de le trahir (…) Hervé Guibert et Chéreau ont bâti un scénario très dense. Positif
Un film brûlant et violent, un film de fièvre (…) On plonge dans des abysses qui évoquent le monde glauque et totalement désespéré de Jean Genet et de Rainer Werner Fassbinder (…) Ce n’est pas l’homosexualité qui est noircie dans L’Homme blessé, mais l’inhumanité de l’humanité. Télérama