8 > 28 avril

LE CRI DES GARDES

FILM FRANÇAIS DE CLAIRE DENIS (2026 – 1H49)
AVEC ISAACH DE BANKOLÉ, MATT DILLON, MIA MCKENNA-BRUCE, TOM BLYTH


Dans un paysage désertique, un homme noir, mystérieusement vêtu d’un costume-cravate, s’approche d’un chantier protégé par des sentinelles armées. À travers la clôture (The fence, titre original du film), il interpelle le chef de chantier en exigeant qu’il lui remette le corps de son frère décédé dans un accident du travail. L’homme blanc refuse, prétextant l’état du corps, l’heure tardive, l’arrivée imminente de sa femme… Il va jusqu’à proposer de l’argent en dédommagement. L’homme noir reste inflexible, il ne partira pas sans le corps de son frère…

HORAIRES

mercredi 16h30 - 20h45
dimanche 18h
mardi 16h30 - 18h30 - 20h45

mercredi 16h30 - 18h30
vendredi 16h30 - 20h45
samedi 16h30
mardi 16h30 - 20h45

mercredi 16h30 - 20h30
jeudi 18h30
vendredi 16h30
samedi 18h30
mardi 16h30 - 20h45 D

Dossier de presse

L'IMMANQUABLE

Claire Denis

Claire Denis s’empare d’une des pièces les plus célèbres de Bernard-Marie Koltès, mort à 41 ans du sida en 1989, auteur d’une des oeuvres les plus fulgurantes de la littérature française de la fin du XXème siècle. Elle adapte la pièce en anglais, avec Matt Dillon et Isaach de Bankolé, ancien compagnon de route de Koltès. L’univers de la réalisatrice (qui a passé son enfance en Afrique et qui dès son premier film, Chocolat, a travaillé sur la question coloniale) résonne particulièrement avec celui de l’écrivain qu’elle a découvert à travers les mises en scène de Patrice Chéreau. En respectant profondément le texte, Claire Denis compose un huis clos étouffant où la tension monte inexorablement, une sorte de zone intermédiaire entre le monde des vivants et les enfers dans laquelle transitent des personnages prisonniers de leurs conditions et condamnés par leurs actes. Sous la surface d’un tête-à-tête tendu entre deux hommes, le texte du dramaturge remue de profonds courants : le néo-colonialisme, l’incommunicabilité, la dignité humaine, la justice… La cinéaste les fait affleurer dans les visages, les silences et les paroles de ses irréprochables interprètes. Avec un chic certain (images du grand chef opérateur Éric Gautier, costumes de Anthony Vaccarello, musique des Tindersticks), Claire Denis déploie tout son talent pour faire de cette tragédie intemporelle un grand film de cinéma.

EXTRAITS DE PRESSE
Prochainement.