Mister Tambourine Man

THÉÂTRE | DÈS 8 ANS
Mise en scène Karelle Prugnaud
Compagnie l'Envers du Décor

Coproduction DSN

EN ITINÉRANCE
Dimanches 8, 15 et 22 mai 17h
Durée 1h20
Tarif C | Réserver

 

Écriture Eugène Durif. Collaboration artistique Nikolaus Holz. Avec Denis Lavant et Nikolaus Holz. Création lumière Emmanuel Pestre. Création sonore Guillaume Mika. Régie générale Bertrand Dubois. Régie son Pierre Xucla. Costumes Antonin Boyot-Gellibert. Conseiller musical Pierre-Jules Billon. Scènographie, construction Éric Benoit et Emmanuel Pestre.

Chapiteau de DSN
Dans un quartier de Dieppe, une commune de l'agglomération Dieppe-Maritime et une commune des Falaises du Talou. Plus d'infos sur les lieux d'accueil du spectacle à venir.

Un duo digne de Laurel et Hardy, qui cherche avec humour et poésie à lutter contre l'eff ondrement du monde !
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Fatigué d'une longue errance et déçu par les hommes, Dan entre dans un troquet où il espère pouvoir enfi n se reposer. Niko, serveur misanthrope eff rayé par tout ce qui vient de l'extérieur, oscille entre l'envie de jeter cet étranger dehors et celle de quitter sa misérable vie pour le suivre dans ses déambulations. L'homme- orchestre qui raconte des histoires et pousse la chansonnette en s'accompagnant d'un tas d'instruments bizarres, c'est Denis Lavant. Le garçon de café qui se contorsionne et jongle avec tout ce qu'il trouve, c'est Nikolaus Holz. À première vue, ils ne se ressemblent pas beaucoup et, pourtant, ils ont en commun des rêves et une même fantaisie loufoque. C'est avec ce spectacle diff usé au Festival d'Avignon, que le chapiteau de DSN repart en tournée pendant trois semaines, sur trois territoires du Pays Dieppois. La metteuse en scène Karelle Prugnaud et son équipe mèneront, auprès des habitants, des actions culturelles pour les familiariser à l'univers du spectacle.

© Photo : Michel Cavala, Nigentz Gumuschian.

Coprods (en cours) : OARA –Office Artistique de la Région Nouvelle Aquitaine, Théâtre de l'Union –Centre Dramatique National du Limousin, Festival d'Avignon, l'Agora – Pôle National Cirque de Boulazac, Les Scènes du Jura – Scène nationale, les Ateliers Frappaz – Centre national des arts de la rue et de l'espace public, DSN - Dieppe Scène Nationale, l'Horizon – Recherche et création (La Rochelle), l'Espace des Arts – Scène nationale de Chalon sur Saône, l'ARC – Scène nationale du Creusot, Scène nationale d'Aubusson, Cie Pré O Coupé | Nikolaus… Avec le concours du Ministère de la Culture DRAC Nouvelle-Aquitaine et de la Région Nouvelle-Aquitaine.

Site de la compagnie

Ce Monsieur TAMBOURINE MAN a beaucoup tourné, dans toutes sortes de lieux, comme homme-orchestre et en a eu, un jour, assez d'être celui qui anime, présente et raconte les histoires des autres. Tous les soirs, dans des lieux divers. Un sentiment de n'être qu'un accompagnateur qui jouerait éternellement les utilités. Alors, il est parti inventer sa vie ailleurs et en même temps créé des instruments faits de rien, de cailloux siffleurs, d'ocarinas rageurs, coquillages approximatifs, scies désaccordées, orgues à épingle à linge, percus tonnerre et boites à orage, harmonica édenté, kazoos de fortune et autres. Dans son sac, « des cailloux, des cailloux comme dans le ventre du loup, des cailloux, des pierres, pourrait-on dire, mais pas n'importe lesquelles… Des cailloux, toutes sortes de tailles et de formes, à choisir, à toucher, à saisir. A cueillir tendrement, à prendre et à évaluer un à un. A choisir soigneusement ceux qui me parlent. Ceux toujours tenus bien serrés dans ma main. Arrivé à la maison, je les porte à ma bouche, essayant par le souffle de trouver pour chacun le son qui est le sien, de percer son secret ».

Dans sa tentative de réécrire sa vie, il était parti dans son grand manteau noir et un sac sur son dos, et son existence s'était confondue avec celle du fameux joueur de flûte qui, de n'avoir reçu son dû pour avoir débarrasser la ville de Hamelin des rats qui l'envahissaient, et parti avec tous les enfants derrière lui, les entrainaient de l'autre côté.

Là, il est de retour, avec cette histoire qu'il a vécue et de la répétition de laquelle il n'arrive pas à se débarrasser, lui qui voudrait se poser enfin, rester là dans ce havre de paix provisoire, ce bar dans lequel il vient d'entrer. Là, dans le même espace, un autre personnage, en écho, en miroir, dans un registre différent, un servant de scène, un garçon de café… un déséquilibriste du geste et des objets, un rien déjanté, avide d'un débat ou d'un duel cosmique ou comique, pour arriver à communiquer, et pas seulement à travers des mots, en construisant un espace très personnel, et un univers fait d'obsessions, de croisements et de divagations de toutes sortes. De musique et de chants aussi (il a dans son bar un piano dont il aime jouer). Ça se passe à deux, avec tout le mal à s'appréhender que l'on appelle, pour faire comme si tout allait de soi d'un humain à l'autre, la communication. Chacun avec sa forme d'expression que l'un et l'autre ne cessent de chercher, avec variations et ratages, pour finir par construire un monde brinquebalant, ils entament, à leur façon, une drôle de relation entre absurde et loufoque. Comme un numéro de clowns légèrement décalés. Comme un numéro où il s'agirait d'échanger des histoires, des rôles, et même de prendre littéralement la place de l'autre et que tout s'inverse.
Tous deux, l'un avec l'autre, dans une tentative de faire danser le réel de guingois, légèrement de travers et en le remettant, par le fait, sur ses pieds, pour qu'il puisse mieux encore s'effondrer…

Eugène Durif

« « Si on remettait deux ou trois sous dans la machine ? Attendez, la machine, la machine, donc ce serait moi ! Moi qui inventerait des musiques inouïes, qui les fabriquerait là, plus ou moins sous vos yeux, qui jonglerait avec les mots, pas pour leur donner un sens plus pur, mais les rendre encore plus biscornus, encore plus trouble, et leur faire danser un charivari de tous les diables, la tête bien à l'envers… » »

Je me questionne sans cesse sur la place du théâtre dans la société, sur son accessibilité... Comment faire du théâtre « de tout et partout » ? Qu'est-ce que qui pourrait donner envie d'aller au théâtre à ceux qui n'y vont jamais ? Soit parce qu'ils pensent que c'est un art élitiste, désuet, démodé et ennuyeux, soit parce qu'ils ignorent son existence, soit parce que c'est trop cher, ou parce qu'ils sont trop éloignés des grands pôles culturels, où faire une heure de route ou plus après une journée de travail est inenvisageable.

Avec « Mister Tambourine Man » nous aimerions, tels des troubadours, décentraliser le spectacle, en investissant des petites villes et villages, des cités, des banlieues, des campagnes ....

Denis Lavant, figure emblématique du théâtre et du cinéma qui excelle dans l'art du clown, du grotesque, du hâbleur ou du bonimenteur, et Nikolaus Holz, incroyable Jongleur de détournement avec les objets qui l'entourent à la découverte de la chute et du ratage comme art suprême, revisitant les numéros classiques du clown, joueraient dans le « bar du coin", dans la salle des fêtes, sur la place du marché, ... là où il y a de l'humain, là où on vit, là où les gens se rassemblent pour discuter, se retrouver, et surtout pas là où on fait du théâtre. ...

Quelle plus belle figure pour illuminer une place de village, mettre de la vie dans un PMU, redonner le sourire, que « Mr Tambourine Man », l'homme-orchestre, ce musicien ambulant Fellinien et coloré qui joue simultanément plusieurs instruments attachés sur différentes parties de son corps ?

Ils créent tous les deux le spectacle, en tohu-bohu, fracassant ces lieux du réel...

- L'UN nous évoquant la figure du bonimenteur, de l'aboyeur, de l'annonceur, du bonisseur... de celui qui fait l'annonce oral d'un spectacle de façon artificieuse et pleine d'éclat pour allécher le public ... Dans cette figure du Mister Tambourine Man qui sera interprétée par Denis Lavant, on y voit également la figure de Monsieur Loyal, du maître de piste, du chef d'orchestre des numéros et des entrées de clown, du présentateur ... de celui qui introduit et parle des autres sans retours... Ou la figure du coryphée, qui dans la tragédie est le responsable du choeur, celui qui détient les clefs de l'histoire, celui qui ouvre le théâtre au spectateur pour redire les mots des histoires déjà écrites... celui qui tient la destinée des protagonistes de l'histoire... mais celui dont on ne parle jamais ...
Celui qui parle ... Qui brille... Qui brûle ... Mais qui n'existe pas .... Qui n'est jamais incarné et qu'on n'applaudit pas.... Toutes ces figures éclatantes qui introduisent la parole, mais à qui on ne la donne pas ...

-L'AUTRE, Nikolaus Holz, sera le SERVEUR, l'oreille qui écoute les solitudes, il écoute, il écoute, il écoute, tout en jonglant de façon grand-guignolesque avec ses plateaux, ses verres et ses bouteilles, l'Auguste qui virevolte, qui se fracasse, qui glisse tombe, l'éternel servant qui prend les coups... Il reçoit la parole mais ne la déploie jamais, il écoute ... sans jamais parler de lui.

-L'UN est PETIT
-L'AUTRE est GRAND
-L'UN parle
-L'AUTRE écoute ....
Le clown Blanc et son Auguste ...
Laurel et Hardy...
Hamm et Clov ...
Un vrai duo, presque qu'un couple, qui vont au fur et à mesure de la représentation devenir comparables, interdépendants et au final interchangeables. « Mr Tambourine Man » en se réfugiant hors du théâtre, auprès des hommes, dans ces lieux de vie et d'échanges va pour une fois prendre cette parole qui lui a été volée et va se confier ...

A travers le théâtre, il brandit l'arme qui désarme sa solitude, dans l'infiniment petit de la proximité de ceux qui pour une fois l'écoutent, lui, la parole de sa propre histoire et non plus celle d'un autre. Dans la proximité de la confidence, un pilier de bar qui parle à son voisin, un passant qui demande son chemin à un autre, dans la proximité de ces lieux communs qui deviennent lieux du dire, lieux de l'échange du vivant, de l'humain trop humain, comme tous les humains...

Karelle Prugnaud
Metteuse en scène, comédienne, performeuse

Formée au GEIQ Théâtre à Lyon, elle met notamment en scène "Léonie et Noélie" de Nathalie Papin (création festival Avignon IN) , "Red Shoes" de Tarik Noui (Cie Ô Cirque- Transversales /Scène Conventionnée Cirque de Verdun), "River River" (festival "Au bord du risque #5 Scène Nationale d'Aubusson), "L'équation comique" de Fabio Alexandrini (Théâtre de la reine Blanche Paris), "Tous Azimuts"( DSN Dieppe Scène Nationale - direction artistique du festival), "Ceci n'est pas un nez" d'Eugène Durif (DSN Dieppe Scène Nationale ), "Hentai Circus" d'Eugène Durif (Cirque Electrique Paris), "Hide" ( Festival "Au bord du risque #3), "Noël revient tous les ans" de Marie Nimier (Théâtre du Rond-Point Paris) ,"Héroïne" d'Eugène Durif ( création Festival International de théâtre de rue d'Aurillac / festival NEXT Scène Nationale Lille Métropole), "La confusion" de Marie Nimier (Théâtre du Rond-Point Paris), "Le cirque des gueux"(d'après "l'Opéra de quat'sous" de Bertolt Brecht . co-mise en scène avec Mauricio Celedon et Kazuyoshi Kushida - Cie Cirque baroque), "Tout doit disparaitre" / "Princesse Parking" / "La petite annonce" de Marie Nimier ( Triptyque Hors les murs pour le Festival d'Automne en Normandie), "Kawaï Hentaï" d'Eugène Durif (Les Subsistances Lyon), "L'Homme,un animal comme les autres" d'Eugène Durif (création Hors les murs au Trident Scène Nationale de Cherbourg), "La nuit des feux" d'Eugène Durif (Théâtre National La Colline Paris), "La brûlure du regard" d'Eugène Durif (création Musée de la chasse et de la nature Paris/les subsistances Lyon), "Kiss Kiss" d'Eugène Durif (CDN de Limoges), "La femme assise qui regarde autour" d'Hédi Tillette De Clermont Tonnerre (création "Les auteurs vivants ne sont pas tous morts" Nouvelle Aquitaine), "A même la peau" d'Eugène Durif (Théâtre du Cloître-scène conventionnée Bellac), "Cette Fois sans moi" d'Eugène Durif (Théâtre du Rond- Point Paris), "Bloody Girl" d'Eugène Durif (Le Quartz Brest)....
En tant que comédienne elle joue sous la direction d'Eric Lacascade, Silviu Pucarete, Mauricio Celedon, Laurence Renne Penel, Lucie Berelowitsch, Nicolas Bigard, Jean-Michel Rabeux, Philippe Labonne, Sylvie Mongin-Algan, Guy Naigeon, Françoise Maimone, Dominique Lardenois, Félicité Chaton, Max Eyrolle, Vincent Bady, Beppe Navello..

Eugène Durif
Auteur

Eugène Durif est auteur, dramaturge, occasionnellement comédien et a collaboré à plusieurs mises en scène. Au début des années 90, il fonde avec Catherine Beau la Compagnie "L'Envers du décor", implantée dans le Limousin, qui produit ses propres textes mais également ceux d'autres auteurs contemporains. Depuis une dizaine d'années, il anime la compagnie avec la comédienne, performeuse et metteuse en scène Karelle Prugnaud. Comme auteur, il écrit de la poésie, des romans et des nouvelles. Ses nombreux textes pour le théâtre sont pour beaucoup édités et régulièrement mis en scène (Joël Jouanneau, Patrick Pineau, Alain Françon, Eric Lacascade, Jean-Michel Rabeux, Karelle Prugnaud…). Pour le jeune public, il a écrit plusieurs pièces publiées à L'Ecole des Loisirs et chez Actes Sud/Heyoka jeunesse. Comédien, il a joué au cinéma (avec Damien Odoul et Patrick Granperret), et au théâtre avec plusieurs metteurs en scène, notamment dans des mises en scène de Karelle Prugnaud, Robert Cantarella, Jean-Louis Hourdin, Diane Scott ou Jean-Michel Rabeux.
En 2005, il signe la dramaturgie de Peer Gynt (Henrik Ibsen / Patrick Pineau) pour le festival d'Avignon et le Théâtre de l'Odéon. Avec Jean-Louis Hourdin, il a récemment travaillé sur C'est la faute à Rabelais, Le désir de l'humain et Le cercle des utopistes anonymes, créé en 2015 et repris en 2017 au Festival d'Avignon. Enfin, il a également collaboré avec le Balatum théâtre et des compagnies de cirque et de théâtre de rue comme Les Grooms, Metalovoice et le Teatro del Silencio.

Denis Lavant
Comédien

À 13 ans, il prend des cours de clown et pantomime, fasciné par Marcel Marceau. Formé au conservatoire, il commence sa carrière au théâtre, avec Hamlet et Le marchand de Venise de Shakespeare, avant d'être révélé au cinéma par le cinéaste Léos Carax, qui lui confie le rôle masculin emblématique d'Alex dans Boy Meets Girl, puis dans Mauvais Sang aux côtés de Juliette Binoche, puis Les Amants du Pont-Neuf. Par la suite, sa carrière se déroule essentiellement au théâtre. On le retrouve cependant dans un certain nombre de rôles cinématographiques : il tient notamment des rôles principaux dans La Partie d'échecs (1991), Visiblement je vous aime (1995), Beau Travail de Claire Denis (1999) et Capitaine Achab (2007). Il tient également un rôle secondaire dans Un long dimanche de fiançailles, de Jean-Pierre Jeunet. Il retrouve ensuite à nouveau Leos Carax, en 2008 pour une partie du film Tokyo !, et, en 2012, pour Holy Motors. Ce film lui vaut une nomination au César 2013 du Meilleur Acteur. En 2012, Denis Lavant obtient le Prix de l'Humour noir du spectacle pour son adaptation théâtrale de La grande vie de Jean-Pierre Martinet.
À partir de septembre 2013, il est aux côtés de la chanteuse Sapho, du rappeur Disiz et du musicien Mehdi Haddab dans la pièce de théâtre Les Amours Vulnérables de Desdémone et Othello, de Manuel Piolat Soleymat & Razerka Ben Sadia-Lavant, mis en scène par Razerka Ben Sadia-Lavant, au Théâtre Nanterre-Amandiers. En octobre 2013, il part en tournée avec la Compagnie du hanneton, dans le spectacle Tabac Rouge, un "chorédrame" de James Thierrée. En 2014 Denis Lavant est en tournée avec le rôle de Pyrrhus (Néoptolème, fils d'Achille) dans la pièce Andromaque.10-43…

Nikolaus Holz
Collaboration artistique / circassien

Nikolaus vient de recevoir le prix de la SACD Arts du Cirque. Diplômé du Centre National des Arts du Cirque (CNAC) avec les félicitations du jury en 1991, NIKOLAUS a fait ses premières armes chez Archaos et au cirque Baroque avant de se lancer dans ses propres pièces et mises en scène. Entre humour et burlesque, théâtre et jonglage, son travail lui a valu le grand prix du festival Circa à Auch 1992, la Médaille de Bronze au Festival Mondial du Cirque de Demain 1993 et le prix Raymond Devos 1994.
Son premier spectacle Parfois j'ai des problèmes partout lui permet de fonder sa propre compagnie "Pré- O-Coupé" avec Ivika Meister, en 1998. Il y crée une douzaine de spectacles, accompagné la plupart du temps par le metteur en scène Christian Lucas. Des œuvres emblématiques y voient le jour : Raté Rattrapé Raté (2007), Tout est bien ! Catastrophe et bouleversement (2012, spectacle sous chapiteau) encore en tournée actuellement, le dernier : Le corps utopique ou il faut tuer le chien qui rassemble 3 générations d'artistes et qui sera présenté au prochain festival CIRCA.
Nikolaus a le souci de la transmission que ce soit en hommage à ses ainés (Pierre Byland dans le Corps utopique ou il faut tuer le chien) ou en direction des plus jeunes, il enseigne au CNAC, accompagne comme directeur artistique et maintenant comme artiste associé, le développement du Plus Petit Cirque du Monde de Bagneux, intervient dans des cycles de formation d'acteurs (ERAC à Cannes), il s'aventure dans la rue avec des formes performatives (création du Groupe d'Intervention Rapide de Cirque), ou bien s'associe avec les musiciens contemporains de l'ensemble 2E 2M (musique contemporaine) avec Variété de Mauricio Kagel en 2016.
Mu par une insatiable curiosité, Nikolaus fait partie de ceux qui considèrent que le rire est une arme, que toute entreprise ratée peut-être sublimée et il s'attache à insuffler dans chacune de ses œuvres un vent de liberté et d'espoir, dérisoire ?

Emmanuel Pestre
Lumière / Régie générale

Diplômé en génie mécanique, il fait ses débuts en régie au Théâtre du Moulin de Toul en 2001. Il rejoint ensuite en tant que créateur / régisseur lumière la Cie Materia Prima - le TOTEM (Nancy) et le Théâtre du Peuple (Bussang) de 2011 à 2015 en tant que régisseur lumière. Il collabore notamment actuellement avec la Cie l'envers du décor et la Cie Ordinary Damaged Movement dirigée par Otomo De Manuel.

Antonin Boyot-Gellibert
Costumes

Il se forme au stylisme et au modélisme à ESMOD Paris. Il se spécialise ensuite dans le costume de scène en suivant la formation concepteur costume de l'ENSATT. Il commence par travailler auprès de Michel Feaudière pour Robert Hossein, ce qui lui permet d'approfondir les techniques de teinture et d'ennoblissement. Fasciné par la richesse culturelle exprimée au travers des costumes il oriente autant que possible son travail sur la mise en valeur de cette diversité culturelle. Aujourd'hui il travaille sur de nombreux projets comme concepteur costumes, notamment pour le Hall de la Chanson dirigé par Serge Hureau, la compagnie Lalasonge dirigée par Annabelle Simon, la compagnie du Bouc sur le Toit de Virginie Berthier ou encore la compagnie KS&Co, et la Cie l'envers du décor.

L'envers du décor.

Fondée en 1991 par Eugène Durif et Catherine Beau, la compagnie créée des spectacles écrits par des auteurs et compositeurs contemporains vivants. Elle veut parler du monde sous une forme carnavalesque, joyeuse et noire en même temps.

Parmi les spectacles créés, nombreux sont ceux écrits spécialement pour la compagnie par Eugène Durif : « Eaux dormantes », « Parade éphémère », « De nuit, il n'y en aura plus », « Cabaret mobile et portatif ». Plus récemment : « Filons vers les îles marquises » (1999) - créé au Théâtre de l'Union (Limoges) et jouée au Théâtre des Fédérés (Montluçon), sur la Scène Nationale Jean Lurçat (Aubusson), au Cabaret Sauvage de la Villette, Scène Nationale d'Orléans, Culture Commune de Loos en Gohelle, l'Hippodrome de Douai, … - « Divertissement bourgeois » et « Clampins songeurs » (créations 2001, notamment joués au Théâtre de l'Est Parisien) ; « Le plancher des vaches » (création 2003 aux Sept Collines de Tulle et Théâtre du Rond Point – Paris) ; « Malgré toi, Malgré tout… dernier concert avant rupture », spectacle musical créé en 2004 au Théâtre de Vienne, « Cette fois sans moi » (Théâtre du Coitre, CDN de Limoges, Théâtre du Rond Point des Champs Elysées), « Bloody Girl » (chantiers contemporains (Le Quartz / Brest)