GRANDE SALLE
SAMEDI 5 DÉCEMBRE – 20H
Tarif A
1h30
Quinze ans de rap, un chœur gospel, des musiciens classiques et l’envie de tout réinventer.
Youssoupha convoque sur un même plateau son pianiste de toujours, un choeur gospel et des musiciens classiques pour revisiter quinze ans de textes et de combats.
Bach dialogue avec Dr. Dre, les cordes répondent aux mots, Bizet croise le Wu Tang Clan et les voix gospel portent ce que le rap ne dit pas seul. Sous la direction du violoncelliste Olivier Koundouno, chacun fait un pas vers l’autre et de cette rencontre naît quelque chose de puissant, de poétique et d’inattendu.
Voix : Youssoupha – Direction musicale et violoncelle : Olivier Koundouno – Piano : Manu Sauvage – Cheffe de choeur et chant : Ayelya Douniama – Orchestre : choeur gospel.
© Photo : D.R. Paul Bourdel
Production : Les Visiteurs de Soir & Némésis Arena
« Revisiter autrement, célébrer autrement. Bienvenue dans cette Expérience. 8 albums et plus de 15 ans de carrière dans ce « rap jeu » comme on dit. Et l’envie de m’élever encore, de me réinventer encore. Revisiter mes chansons les plus belles et mes textes les plus forts, autrement. Alors est venu, cette idée exaltante d’un spectacle qui marie mon rap avec des voix gospel et des musiciens classiques. Le gospel pour mes racines et ma lumière. Le symphonique pour la grâce et l’émotion. Mon rap pour mon combat et ma force. J’ai des histoires à vous raconter avec poésie et humour. Ça va être beau, puissant, surprenant et surtout unique. Revisiter autrement, célébrer autrement. Bienvenue dans cette Expérience. Cette Gospel Symphonique Expérience. »
Youssoupha
Youssoupha Gospel Shymphonique Expérience, c’est la rencontre entre un rappeur, son pianiste de toujours, un choeur gospel et des musiciens classiques, sous la direction artistique du violoncelliste/arrangeur Olivier Koundouno. Il s’agit d’une véritable « expérience » pour le public mais aussi pour les participants au projet, puisque ce type d’association est unique.
Youssoupha vient d’une famille où la musique était omniprésente (son père fut un grand chanteur de rumba zaïroise). Il a toujours considéré avec autant de respect et de curiosité tous courants ou styles musicaux. Son indéniable ouverture et son désir de nouveaux défis ont rendu possible cette collaboration.
Ici, dans la lignée de sa tournée Acoustic Experience en trio, chacun des acteurs fait un pas vers l’autre. Les musiciens classiques, à la manière d’un orchestre de chambre moderne guidé par le violoncelliste de Youssoupha, imprime avec le piano la pulsation, clé de voûte du rappeur ; Ce dernier expérimente alors la fantastique dynamique d’un orchestre dans ses nuances et ses rubatos, s’en inspire et donne un nouveau souffle à ses textes. Le choeur gospel rebondit sur les accents des cuivres, des cordes, et des mots, contribuant à donner au spectacle une dimension émotionnelle et spirituelle puissante, peu courante chez des artistes raps actuels.
Précisément pour garder l’esprit « rap » dans la démarche de création, un des partis pris de ce show c’est de s’approprier des références musicales, les détourner, et créer un nouveau décor permettant de revisiter les textes de Youssoupha. Le principe du sampling finalement !
Faire se côtoyer un thème de violon du Wu Tang Clan et le concerto pour orchestre de Bartok, entendre un gimmick de piano de Dr. Dre après une citation de Bach, ou glisser un clin d’oeil à Oxmo Puccino, Iam ou NTM après un rap trap sur du Bizet... Isaak Hayes, grand chanteur et arrangeur de soul music connu pour ses somptueux arrangements de cordes, imprègnent de près ou de loin la scène de sa présence, tout comme Nina Simone ou Henry Mancini.
La musique de film, forte source d’inspiration des producteurs de rap, est un support récurrent de cette rencontre stylistique, jusque dans la scénographie, ou l’introduction du concert. Ouverture qui par ailleurs n’est composée qu’exclusivement à partir d’extraits du répertoire de Youssoupha. Allusion bien sûr aux prologues d’opéras ou d’oratorios élaborés bien souvent sur des citations. Sans deejay, ni batterie, séquences, guitare ou basse, il a été convenu d’offrir à l’orchestre et aux chanteurs une plus grande latitude qu’à l’accoutumée. Par désir artistique avant tout, mais aussi pour favoriser les interactions directes sur scène, pour une musique plus vivante. Et ainsi mieux servir le texte et ses messages.
C’est sur cette synergie que Youssoupha et son équipe comptent s’appuyer pour proposer un spectacle fort et authentique.
Une véritable expérience
Olivier Koundouno
Youssoupha
Youssoupha est un rappeur franco-congolais auteur de cinq albums à succès. Il est né à Kinshasa d’une mère sénégalaise et d’un père congolais qui n’est autre que Tabu Ley Rochereau l’icône de la rumba congolaise. Il arrive en France à l’âge de 10 ans. Il grandit dans un quartier difficile de la banlieue parisienne. Malgré des conditions de vie compliquées, il décroche un baccalauréat littéraire et parvient à faire ses études dans la prestigieuse université de La Sorbonne Nouvelle à Paris. C’est pendant son adolescence qu’il découvre le hip-hop. Inspiré par des artistes comme Mc Solaar et IAM en France, Jay-Z et Nasaux U.S.A, il se met au rap et monte un groupe avec des amis.
Au fil des années, toujours passionné, Youssoupha persiste en solo jusqu’à sortir sa première mixtape « Éternel Recommencement ». Ce premier projet est accueilli avec enthousiasme auprès de la communauté hip-hop underground. Suite à ce début prometteur, Youssoupha décroche une signature dans une grande maison de disque. Il y sort ses 2 premiers albums A Chaque Frère (2007) et Sur Les Chemins Du Retour (2009).
Même si le succès d’estime est au rendez-vous, la maison de disques décide de ne pas continuer le développement de la carrière de Youssoupha. Sans contrat, sans moyens financiers, Youssoupha décide alors de monter son propre label Bomaye Musik. En 2012, en total indépendant, il sort l’album Noir Désir qui est un carton commercial retentissant. Ce disque est considéré comme un classique du rap francophone. Il est régulièrement à Paris et à Kinshasa où il a implanté ses bureaux et développé ses studios. Il garde aussi régulièrement une attache particulière avec le Sénégal, pays de sa mère. Après la sortie de Neptune Terminus » en Mars 2021, Youssoupha sort son nouvel album événement « Amour Suprême » en 2025 avec notamment le titre “ Dieu est grande” en hommage aux femmes et à sa fille, qui est un succès énorme.
Olivier Koundouno
Issu d’une famille franco-guinéenne dans laquelle la musique classique côtoie le negro spiritual, Olivier Koundouno développe une curiosité musicale sans bornes. Parallèlement à ses études de violoncelle au CRR de Paris et au CRD de Bourg-la-Reine, il intègre diverses formations de musiques improvisées, de rock, étudie la basse électrique et s’essaie à la composition de pièces atypiques pour violoncelle et électronique. Sa passion pour le son et l’informatique musicale le décideront à passer un diplôme d’ingénieur du son & direction musicale dans la classe de Christian Briguet au CRR de Boulogne avant de valider un DEUST en communication audiovisuelle à la fac de Nanterre. près avoir obtenu son prix de violoncelle dans la classe d’Etienne Cardoze et son diplôme d’enseignement (DE), il est nommé professeur au CRD de Bourg-la- Reine.
En parallèle, il multiplie les rencontres musicales comme le violoncelliste Vincent Segal qui l’encourage à assumer l’éclectisme qui le caractérise : en musique de chambre il devient membre de l’ensemble Alma Viva du guitariste classique Pablo Marquez, et défend un répertoire de musique baroque avec sa soeur Pauline Koundouno, organiste. Invité par l’Orchestre Tipica de la Maison Argentine (la Grossa), il présente avec l’Opéra national du Rhin et son Ballet, une version encensée par la critique d’un opéra de Piazzolla et défend dans des lieux tout aussi prestigieux la tournée en trio acoustique du rappeur Youssoupha. Il s’enrichi d’une longue expérience auprès d’Emily Loizeau et Dick Annegarn, s’essaye à la pop avec Cocoon et Stephan Eicher et tourne en duo avec le chanteur Hugh Coltman. L’artiste Nosfell l’appelle pour une collaboration détonante au Trianon, revisite l’oeuvre de l’artiste électro-hip-hop Flèche Love en trio ou le folklore argentin en compagnie de Mandy Lerouge. Il redécouvre le répertoire de Nick Drake en compagnie du jazzman Misja Fitzgerald Michel, tandis que le saxophoniste de Jazz, Sylvain Rifflet, l’invite dans le quatuor à cordes de son projet Beaux-arts. Il est bruitiste ou bassiste dans le quartet jazz contemporain Farmers de Benjamin Flament, ou électron libre dans une performance improvisée en quintet du pianiste Alexandre Saada.
Son approche singulière du violoncelle et son affinité avec les musiques du monde lui permettent aussi d’accompagner la chanteuse espagnole Luz Casal, la brésilienne Renata Rosa, les palestiniens du Trio Joubran; de partir enregistrer avec des chefs indiens de la Nouvelle-Orléans pour le groupe Nola is Calling, de collaborer avec le camerounais Patrick Bebey, le guinéen Moh Kouyaté ou le réunionnais Danyel Waro, ou même d’être aperçu en trio derrière la chanteuse lyrique Julia Migenes ou sur le dernier album de Lùcia de Carvalho. Il arrange et orchestre pour de nombreux artistes : la tournée Gospel Symphonique Expérience du rappeur Youssoupha, la chanteuse reggae-soul Danistsa, mais aussi pour Emily Loizeau, Dick Annegarn ou encore Alexandre Kinn, Ottilie [B] ou Rosemarie, ... Ses collaborations variées lui ont permis d’apprécier la sublime acoustique du Concert Hall de Lucerne, du Teatro Gran Rex de Buenos Aires, de l’Olympia ou de la Philharmonie de Paris, du Teatro Municipal de Trujillo au Pérou, l’auditorium du SESC Pompeia de Sao Paulo ou du Wiener Konzerthaus en Autriche, et bien d’autres salles encore aux Etats-unis, Canada, Inde, Singapour, Vietnam, Côte d’Ivoire, ...
Manu Sauvage
Manu Sauvage, originaire de Genève est un pianiste réputé. Il débute sa formation avec deux années d'études au conservatoire municipal de Palaiseau (91), les deux années suivantes à l’IACP de Paris en piano, harmonie et improvisation. Il s’envole par la suite vers la New School University de New York pour 3 ans d’études de piano jazz. Il débute sa carrière au côté de Laurent Garnier de 1998 à 2001 au clavier sur la tournée « Unreasonable Behaviour ».
Il collabore par la suite avec de nombreux artistes parmi lesquels Mimie Mathy, Sofiane, Frederic Galliano & the african diva, Mangu, El Zef, Inès Bwa Bwa... Il accompagnera notamment Manu Chao dans la version live de l’album du groupe SMOD de 2010 à 2011. C’est en 2012 qu’il fait la première rencontre de Youssoupha pour son album « Noir D**** » et sa tournée de Zenith Geste Tour.
Fidèle partenaires Manu Sauvage accompagne depuis Youssoupha dans nombreuses de ses réalisations dont le projet Youssoupha Gospel Symphonique expérience.
Ayelya
De l’ombre à la lumière Mehr licht! C’est ce que vient chercher Ayelya en scandant son « Je vais, je vais... ennemi du je fais » Ce qu’elle veut être son hymne contre la procrastination, est le premier titre qu’elle nous livre en son nom, comme le récit d’un réveil, après de longues années d’hibernations. Par ce que les mots sont son premier amour: Années 90, le rap est aux poètes, la petite Ayé grandit bercée entre es airs de rhumba congolaise qu’écoutait son père et les mixtapes hip hop de son frère.
Autodidacte, c’est sur les tubes Rnb US de l’époque qu’elle se fait les cordes vocales; et en français sur les refrains des chanteuses en featuring comme K reen, Wallen ou Kayna samet. Quelques années d’errance sur les bancs de la fac, deux chorales gospel, et deux passages dans l’émission the Voice - la plus belle voix plus tard, lui permettent de finalement vivre de sa passion, mais pas de son art. Car même si elle sort des projets avec Funkable d’abord (Take off/2018) puis avec Supa Dupa (How flowers are made/2020), cette véritable hyperactive se cache dans la langue de Shakespeare, comme elle se cache derrière les artistes invités du Mouv Live Show ou encore derrière Youssoupha pour qui elle joue les backeuses/choristes. Jusqu’à la rencontre avec Clyde; A la Prod, pianiste jazz de formation et véritable touche à tout c’est lui qui assure ses arrières; aussi bien en studio à la composition , que sur scène à la direction musicale, où il a déjà fait ses preuves, notamment auprès d’artistes plus grand public comme MHD. « Et par ce qu’il fait d’elle sa Bonnie dans la vie aussi, le duo pour qui « tout est permis » se prépare pour une série de « hold up », peu soucieux qu’on les prennent « morts ou vifs ». Arborant aujourd’hui sa singularité d’«Originale femelle Ebene» comme une force, Ayelya se veut porteuse d’un message d’honnêteté et d’acceptation; dans cette cavale, à travers un monde où le faux domine et réussit à paralyser jusqu’aux esprits les plus libres. Pour un rap éveillé, pas conscient, par ce qu’elle veut «vivre le changement» et enfin quitter le « cercle vicieux » .