PETIT-CAUX – ST-MARTIN-EN-CAMPAGNE
SALLE JACQUES BREL
SAMEDI 5 DÉCEMBRE – 11H – 15H
SÉANCE SCOLAIRE
MARDI 1er DÉCEMBRE – 10H – 14H30
JEUDI 3 DÉCEMBRE – 10H – 14H30
VENDREDI 4 DÉCEMBRE – 10H – 14H30
Une métaphore, c’est aller d’un point à un autre, en prenant un chemin plus long, plus sinueux mais tellement plus beau.
Max avance, pressé comme tout le monde, jusqu’à cette rencontre inattendue qui lui fait choisir un autre chemin. Dans un décor de fête foraine figée dans le temps, les marionnettes s’animent, le paysage sonore enveloppe, et les métaphores surgissent là où on ne les attendait pas.
Poétique et visuel, plein de surprises douces, ce spectacle rappelle aux petits comme aux grands que les plus belles histoires naissent quand on prend le temps de les chercher.
Une belle fable, éloge de la lenteur. — Ouest France
En partenariat avec la commune de Petit-Caux.
Jeu et manipulation : Juan Perez Escala, en alternance avec Lemmy Delamarre ou Florian Maisonnave – Conception et écriture : Juan Perez Escala – Création musicale : Vincent Roudaut – Construction des marionnettes : Juan Perez Escala et Eglantine Quellier – Création lumières : Guillaume De Smeytere.
© Photo : T K X Photography
Production : Compagnie Singe Diesel – Coproducteurs : Très Tôt Théâtre à Quimper ; Le Théâtre à la coque CNMa à Hennebont ; L’espace Jéliote CNMa à Oloron ; Centre Culturel L’Intervalle à Noyal ; Service culturel de Gouesnou ; Le Grain de Sel à Séné ; Le Festival Prom’nons nous du Pays de Vannes – Soutiens : Drac Bretagne, Conseil départemental du Finistère – Remerciements à La Maison du Théâtre à Brest – La Compagnie Singe Diesel est soutenue par la commune de Guilers.
J’ai créé ce spectacle en pensant à ma fille qu’on avait mis dans une classe pour les plus petits car elle n’avançait pas assez rapidement. Pour la rassurer (et me rassurer), j’avais envie de lui dire que ce n’était pas grave Et je le dis aussi à moi-même, dans la vie, c’est pas si grave d’avancer lentement.
De là est venue l'idée de créer un petit personnage et un spectacle qui illustrerait cette idée.
Dans mon spectacle Kazu, j’utilise beaucoup de métaphores. En discutant avec un enfant en bord de scène après mon spectacle, l'un d'eux m'a demandé : "Mais c'est quoi une métaphore ?". Ce jour-là, je lui ai mimé avec mes doigts ce qu'était une métaphore : transmettre un message, c'est aller d'un côté à l'autre directement. Une métaphore, c'est aller d'un côté à l'autre, mais en prenant un chemin plus long, plus compliqué, mais plus beau ! »
Processus de création
« L'histoire n'est jamais le commencement de mes spectacles. Pour "Chemin des Métaphores", c'est encore plus vrai. Le dessin guide le reste. J'esquisse, je chiffonne, je recommence...
Comme un danseur, je répète seul dans mon atelier, avant de partager mon geste. Les dessins naissent et se confirment sur papier, ils donnent vie aux personnages, qui portent eux-mêmes leurs histoires, et c'est ainsi que naît le récit du spectacle, comme un aboutissement des étapes précédentes. »
L’univers visuel et marionnettique
Avec pour décor un carrousel hors du temps, où tout semble s'être arrêté, le spectacle impose par lui-même un autre rythme, celui de la contemplation, celui du détour poétique. On y croise des personnages improbables, des automates, et on passe de petits détails à des personnages plus imposants. Tout amène à développer son attention sur ce qui nous entoure.
Juan Perez Escala
Voici l'histoire d’Émile. Émile avait une mémoire extraordinaire, toutes les choses qui rentraient par ses yeux, il les gardait dans sa tête exactement comme il les avait vues. Émile prenait son temps pour regarder les choses et quand il fermait les yeux...
Ça y est, c’était déjà dans sa tête... Émile il a commencé à voyager et à entrer tout ce qu'il voyait dans ses pensées, il avait dans sa tête :des îles, des montagnes, des châteaux, et des ciels étoilés, alors il possédait plus de choses que personne au monde, il était l'homme le plus riche du monde...
Un jour il était au bord de la mer et le capitaine d'un bateau est venu lui demander ce qu'il faisait. Et Émile lui a répondu :
- Je regarde mon bateau.
Alors le capitaine lui a dit : - Non, tu te trompes, c'est mon bateau.
- C'est le mien - dit Émile - puisque je l'ai mis dans ma tête.
- Au voleur !! cria le capitaine, on m'a volé mon bateau.