THÉÂTRE | DÈS 13 ANS

Lames

Mise en scène Kristel Largis-Diaz
Compagnie La Vague Régulière

Création & coproduction DSN

Mercredi 1er février
20h | Durée 1h15

Le Drakkar
Tarif A

Séances scolaires
Jeu. 2 fév. & Ven. 3 fév. | 14h

Une plongée dans l’univers singulier du patinage artistique pour se confronter aux mécanismes universels de l’emprise.
______

Eugénie, 10 ans, rêve de devenir championne de patinage. Carl, son entraîneur, place tous ses espoirs en elle et la pousse à se dépasser à n’importe quel prix pour atteindre son objectif. Mais le corps de la jeune patineuse change, grandit, devient femme et l’éloigne inexorablement de son rêve d’enfant : il ne peut plus être performant. Rejetant sa féminité naissante, Eugénie est isolée et devient la risée de l’équipe. Entre l’emprise de son entraîneur et la perte de ses illusions, elle sombre alors dans un abîme dans lequel la légitimité même de son existence s’écaille.
« La mort de la patineuse » devient pour la jeune fille un véritable enjeu héroïque : celui de tout quitter pour enfin grandir et s’accomplir.

Kristel Largis-Diaz est lauréate de la bourse Beaumarchais SACD à la mise en scène.

Cinéma | Slalom
Film franco-belge de Charlène Favier | 2020

Texte, conception et mise en scène Kristel Largis-Diaz. Collaboration à la mise en scène et dramaturgie Louise Brzezowska Dudek. Jeu Diane Kristanek, Kristel Largis Diaz, Romain Tamisier. Collaboration artistique Louise Dudek, Séverine Vincent. Regard chorégraphique Noémie Ettlin avec la complicité de Cathy Arondel. Création musicale et sonore Frédéric Minière. Création lumière Juliette Besançon. Scénographie Sévil Grégory. Voix Arthur Guillot, Séverine Vincent.

© Photo : Humphrey Gerbault

Production : La Vague Régulière & Cie. Coprods : Le Passage – SCIN de Fécamp, DSN – Dieppe Scène Nationale, Le Vivat – SCIN art et création d’Armentières, L’Archipel – SCIN de Granville, Cie Commediamuse – Espace Rotonde – Petit Couronne. Aide : DRAC Normandie, plan de relance et du jumelage au collège Barbey d’Aurevilly de Rouen, conseil Régional de Normandie, Aide au 1er projet – conseil départemental de Seine- Maritime, Ville de Rouen. Soutiens : L’Étincelle – Rouen, Labo Victor Hugo – Rouen, Réseau Diagonale, Comité Olympique et sportif de Seine-Maritime, lycée des métiers Jules Verne – Sartrouville, DDDFE de Normandie. Le texte a bénéficié du dispositif « Écritures Théâtrales en Chantier » 2019 du CDN de Poitiers.

Site de la compagnie

Présentation

Sorte de conte du réel, la pièce navigue dans une temporalité cinématographique où le récit d'Eugénie s'emboîte dans les situations passées. A travers une partition sonore introspective, le spectateur suit le cheminement intime de la jeune patineuse comme s'il était dans son corps et dans sa tête. Il plonge dans l'univers singulier du patinage artistique pour se confronter aux mécanismes universels de l'emprise.

- Un Microcosme -

L'ascension d'une patineuse est régie par une temporalité injuste où l'âge de « péremption » est de 14 ans, le corps féminin ne pouvant être performant. Malgré les tuniques féminines et le maquillage, la championne ne peut véritablement être femme. Elle joue à la séduction dans son corps d'enfant. Voici toute l’ambiguïté de ce sport et le point de départ, à mon sens, des dérives pédagogiques. Bien souvent, les oppressions nous viennent du jugement et du regard des autres. Lorsque l'on sait que l'on est apprécié pour son physique, les problèmes apparaissent, notamment à la puberté où le corps change. Il s'agit encore une fois de rentrer dans une norme pour être accepté et la solidarité n'est pas de mise dans un milieu de compétitivité. Aussi, il y a un sentiment de culpabilité à devenir femme pour ces jeunes athlètes, qui se font blâmer par les entraîneurs pour leur prise de poids et qui se voient reléguées au statut cliché de « séductrice ». Elles doivent rester des « poupées performantes » et ce au prix de nombreux sacrifices ou bien abandonner leurs rêves. Quand le corps «défaille », les attentes se font alors du côté de la représentation féminine. A travers les Lames, c'est aussi le regard que la société, en général, porte sur la féminité qui est interrogé.

Note d'intention

J'ai commencé à écrire ce texte à un moment crucial de ma vie où il fallait que j'interroge mon adolescence, cette période charnière consacrée au patinage artistique pour me préparer à la maternité. Ce n'est pas anodin. Allais-je accepter l'inévitable transformation de mon corps gardé sous contrôle depuis tant d'années ? Qu'allait-il advenir de ma carrière de comédienne quand mon physique et mon temps seraient stigmatisés par la maternité ?

Comme beaucoup d'enfants, j'ai développé petite fille, un désir de gloire devant les émissions sportives ou de télé-crochets, une attention aiguë à l'idole, m’éduquant inconsciemment à la vulnérabilité face aux « décideurs de talents ». Quand j’ai arrêté de patiner, j'ai dû réapprendre à sentir car j'étais coupée de mon corps, de ma parole et de mes sens. Devenir comédienne m’a permis de retrouver le chemin des sensations puis l’'écriture est venue reconquérir les mots pour les reposer sur des émotions dont je faisais autrefois abstraction. Elle m'a donné les moyens d'accomplir ce qui n'a pas eu lieu.

Ce projet est donc en partie autobiographique. Il s'inspire de ce que j'ai vu et vécu durant mes années de sport-étude. A l'heure où la parole des femmes se libère et où l'omerta s’effrite enfin, je ressens l'urgence et la légitimé de porter ce projet au plateau pour faire vibrer le silence.

La manipulation du coach se nourrit des rêves de petite fille. Il me semble pertinent qu'Eugénie s'identifie à un personnage fictif dont elle rêve d'imiter les exploits. Le patinage devient un accès concret aux pouvoirs extraordinaires de voler, de glisser, d'accélérer sa vitesse... Il y a une dimension magique dans chaque geste exécuté et le quotidien se ritualise peu à peu, jusqu'à devenir une prison de superstitions. Pour s'extraire de ce palais des glaces, la jeune Eugénie doit voler de ses propres ailes même si cette envolée implique inévitablement une chute symbolique : « la mort de la patineuse ». Son enjeu est donc de briser le mythe infantile pour enfin s'accepter et grandir.

Il est important, à mon sens, de montrer un parcours héroïque et non un état de victime. Le Super-héros possède un pouvoir qui le singularise. Bien souvent c’est un obstacle à une vie normale, il peine à avoir une vie sociale et cache sa différence. Mais c’est aussi sa plus grande force, qui, une fois maîtrisée et acceptée, devient un atout pour le personnage. Au delà du témoignage, cette figure contemporaine me permet de transcender mon histoire pour toucher une vérité plus universelle et théâtrale, celle du devenir adulte.

Le projet est très ancré dans l'actualité et s'adresse à tout public. Cependant il me semble intéressant à envisager aussi à destination des adolescents pour les trois thèmes principaux qu'il aborde :
- Le regard intime et public de la transformation du corps de la jeune fille vers celui de la femme.
- L'emprise du coach sur l'adolescent et sa famille dans le sport (thème qui dépasse le patinage).
- La rudesse des relations entre adolescents dans le cadre à la fois de l'équipe (rites initiatiques) et de la compétition (en situation intime et en situation sociale).

L'espace de la tragédie
Dès le début de la pièce, Eugénie annonce aux spectateurs ce qu'il va advenir d'elle-même : « Quand une patineuse arrête de patiner, on dit qu'elle meurt». Elle signe son destin et inscrit la tragédie. Nous imaginons un sol blanc, circulaire qui emprisonne littéralement la patineuse et renforce le sentiment d’exhibition. Cet îlot est lui-même entouré de bancs de vestiaires qui deviennent tour à tour, lit, bureau, hôtel sacrificiel... Trois miroirs forment un arc de cercle où se reflètent et se dupliquent les images des deux patineuses comme un palais des glaces à la fois attractif et déboussolant.

Dramaturgie cinématographique
Le regard que pose Eugénie sur son passé, induit les changements de lieu et de temporalité. Il glisse d'un souvenir à l'autre pour traverser les espaces-temps. Cette action est soutenue par la lumière et le son, et participe à la dynamique répétitive et séquencée de la pièce. Le point de vue du spectateur est sans cesse modifié, comme s'il se déplaçait luimême dans les souvenirs et les sensations de la patineuse. Le temps présent de la représentation devient alors tourbillonnant et installe peu à peu cette sensation de vertige propre aux figures du patinage artistique.

Radiophonie
Parallèlement, nous voulons créer un univers sonore inspiré des pièces radiophoniques où tout ce qui n’est pas visible est entendu : claquement de porte, crissement de la lame sur la glace.. etc. Le son deviendra de plus en plus intérieur pour faire place aux respirations, aux battements de coeur, aux bruits internes d'un corps en souffrance. La violence que subit Eugénie n’est pas visible de l'extérieur parce qu'elle est piégée. En multipliant les sources sonores, en travaillant sur des fréquences et des nappes sonores, le son amènera une dimension sensorielle et de l’ampleur au récit. Il donnera à entendre l’indicible emprise qui noue la patineuse à son entraîneur.

Lumières contrastées
L'éclairage zénithal crée les ambiances froides et brumeuses de la patinoire en habillant le sol de couleurs et de textures pour le rendre plus ou moins opaque, givré ou humide. Il vient également structurer les différents espaces en se resserrant, par exemple, sur la jeune fille dans les scènes du bureau qui s'apparentent à des interrogatoires. En parallèle de ces ambiances contrastées, nous développons des lumières spectaculaires pour traiter le côté « show » du patinage artistique et l'aspect Super- Héroïque de ce sport. Nous jouerons avec les codes de cette culture pop pour rompre avec la vraisemblance des situations.

Carl Entre chien et loup
Le personnage de Carl est souvent en périphérie de la piste, dans les gradins ou derrière les barrières. Il s'adresse aux patineuses avec un mégaphone pour surplomber les musiques assourdissantes des entraînements. Absent de la piste, il est omniprésent par le son de sa voix. Nous l'imaginons à l'extérieur du cercle, maintenu à l'orée de la lumière, entre chien et loup. Seule son ombre peut franchir la zone lumineuse pour s'approcher du corps des jeunes filles.

Judith « Choeur » de l'équipe
Vêtues des mêmes survêtements et de tuniques, les patineuses s'apparentent à des poupées russes et pourraient se réduire à un seul corps. Aussi, nous prenons le parti de symboliser, par l'unique présence au plateau de Judith, cet esprit d'équipe fait de jalousie, de rivalité, de séduction et de copinage. Nous essayerons de la décupler par des effets sonores et visuels, en utilisant notamment les miroirs. Figures archétypales de la féminité, Judith et ses «images» représentent le reflet déformé, dédoublé et interchangeable qu'Eugénie refuse de regarder – un écho moqueur qui s'élève contre sa voix.

Figure Super-Héroïque
Eugénie fait entendre sa voix et prend en charge tous les niveaux de jeu : pensées intérieures, dialogues, adresses publiques. Elle n'a pas le droit de parler aux autres patineuses afin de protéger ses ambitions. Elle doit cacher sa place « d'élue » auprès de Carl comme si elle avait une identité secrète. Elle a des objets fétiches, une tenue de compétitrice et un masque de maquillage. Les rituels quotidiens conduisent à la superstition et à croire en un pouvoir qui conjurerait le sort. Elle possède ainsi les traits qui caractérisent les Super-héroïnes pour porter symboliquement cet imaginaire au plateau et traiter l'aspect populaire de la pièce de façon ludique et détournée.

Le corps du patinage
Le corps a toute sa place sur le plateau et est un vaste terrain à explorer. Il s'agit de trouver un code singulier et théâtral pour exprimer la sensation de glisse sans caricaturer la patineuse ou faire la danseuse. Aux gestes mécaniques de la routine quotidienne et des postures académiques, s’opposent des élans d’abandon où le corps lâche-prise. Nous développons ainsi l’aspect onirique de la pièce dans sa qualité rythmique. Les instants suspendus font place aux accélérations, aux tourbillons de gestes et de mots pour exprimer l’envol, le vacillement, la chute ; l’envers de la performance et l’endroit du vertige.

Distribution
Le personnage d'Eugénie Narratrice conduit le fil dramatique de la pièce. Sa parole d'adulte porte un regard au présent sur les situations passées qu'elle rejoue de manière Brechtienne. Son corps n'est plus celui de la petite fille mais bien celui de la femme, considéré par le système sportif comme défaillant. Pour induire la violence et l'ambiguïté des relations entre ce jeune entraîneur et ses très jeunes élèves, il nous semble judicieux que les personnages de la pièce soient incarnés par des acteurs d'une même génération. Nous cherchons à montrer une vérité dans les relations plutôt qu'un réalisme des âges.

LA VAGUE REGULIERE & CIE

Compagnie émergente qui s'appuie sur la pluridisciplinarité de ses artistes, notre démarche s'inscrit dans une transversalité du spectacle vivant qui utilise le texte, la danse, les objets comme autant de matières créatives. Nous portons une attention particulière au son et à la lumière qui deviennent dans nos créations des objets scéniques en soi et des matières sensibles manipulables par les acteurs. Le travail du mouvement qu'il soit corporel ou porté sur un objet est central car nous sommes convaincus qu'il est à la jonction du théâtre et de la danse. Au-delà de la représentation poétique, il permet à l'artiste de comprendre et de sentir la mobilité anatomique qui définit le vivant pour mieux l'incarner. Dès lors, l'utilisation du vecteur « acteur » ou « objet » devient un enjeu de fond dans la mesure où elle sert une dramaturgie sensorielle.

La Vague Régulière cultive un intérêt fort pour les écritures intimes, aux trajectoires singulières. Elle développe ses projets en lien avec les publics du territoire Normand dans le cadre d'actions culturelles, en collège pour LAMES ou en Ehpad pour le prochain spectacle, Adios Mios. Elle cherche à faire un théâtre résolument contemporain, introspectif, visuel et sensuel, porteur de rites et d'aspirations.

Kristel Largis Diaz
Texte, mise en scène et jeu
Patineuse de niveau national, elle délaisse les patins à 16 ans pour se tourner vers la danse contemporaine et le théâtre. Elle intègre en 2007 la classe d'art dramatique du conservatoire du Xème arrondissement de Paris, puis en 2009 le CEPIT du conservatoire de Noisiel. Elle y fait ses premiers gestes de marionnettiste avant de se former en 2017 au Théâtre aux Mains Nues. Comédienne, marionnettiste, elle travaille sous les directions de Jacques Vincey dans L'Ombre d'après Andersen, d'Anna Nozière dans Les Grandes Eaux, de Pascal Collin dans Chimères et autres Bestioles de D.G Gabily, de Radhouane El Meddeb dans Charivari, de David Girondin Moab et Angélique Friant dans Noirs comme L'Ebène de Claudine Galéa, de Charlotte Gosselin et Sélim Alik. Dans Kids de Fabrice Melquiot, de Carine Piazzi et Louise Dudek lors des performances pour le festival 55 durant l'été 2020. Elle travaille avec la compagnie M42 et mettra en scène, en mai 2022, les élèves de 2ndes du lycée Ango de Dieppe, dans ASH de Julie Ménard. Elle travaille également avec la compagnie La Magouille sur des actions culturelles et sur le projet Avatars de Yann Dacosta. Elle crée la compagnie La Vague Régulière en 2019. LAMES est son premier texte dramatique. Il a été accompagné par le CDN de Poitiers en 2019 dans le cadre de son dispositif "Écritures Théâtrales en Chantier.

Séverine Vincent
Collaboratrice à la mise en scène et dramaturge
Comédienne – autrice – metteuse en scène, Séverine Vincent se plaît à multiplier les aventures théâtrales dans des univers très divers : elle évolue dans le faste des théâtres privés parisiens aussi bien que dans les friches (le milieu carcéral, entre autres…). Elle chemine actuellement avec plusieurs compagnies telles que L’Art Eclair (Olivier Brunhes), La Vague Régulière (Kristel Largis Diaz), Le Théâtre de Lumière Urbain (Luz Mando et Milosh Luczynski), et L’Atelier de Mars avec Hervé Falloux. Elle a joué par ailleurs dans plus d’une quarantaine de pièces et autant de films, a assisté Didier Long sur des productions au Théâtre Marigny, Théâtre Hébertot, Théâtre de Poche Montparnasse. Elle a mis en scène le premier spectacle des Sea Girls (2003) ; La mégère apprivoisée de Shakespeare (2007); L’unique et le voyou (d’après Maïakovski et Lili Brik) au Petit Chien (Avignon off 2012) ; L’Ange et l’enfant d’Olivier Brunhes et Jean-Philippe Viret au Théâtre de L’Atelier (2017) ; Quelque chose au côté gauche d’Hervé au Studio Hébertot (2021). Elle travaille en tant que comédienne, adaptatrice et metteur en scène depuis 8 ans pour le Festival de la Correspondance de Grignan (2006- 2014). Elle fonde en 2019 la Compagnie Pourpre, basée dans la Drôme (26). Elle y développe son travail d’écriture : sa pièce L’ogre a reçu le soutien du collectif à MotsDécouverts, celui des E.T.C du CDN-Comédie Poitou-Charentes, a été remarquée par le comité de lecture des E.A.T. et sélectionné pour le Writers’ Playroom du 12th Womens Playrights International Conference Montreal 2021. Son texte Sororité a été sélectionné par l’ANRAT dans le cadre de l’Opération Molière afin d’être étudié dans les classes.

Alice Masson
Chorégraphe
Danseuse contemporaine, chorégraphe et metteuse en scène, elle s’engage particulièrement dans la rencontre avec d’autres écritures spectaculaires. Elle se forme au conservatoire de Lyon, puis intègre la formation Coline à Istres. Elle rejoint le CCN de Rillieux-la-Pape dirigé par Maguy Marin. Depuis, elle est interprète chorégraphique pour Laurent Cébé, Flora Détraz, Marion Alzieu. et marionnettiste dans Squid, Noir comme l'Ebene de David Girondin Moab, dans Mue, Hybride et Ride de Carine Gualdaroni, d'Erotic’Michard, Les Trois Brigands d'Angélique Friand. Aux côtés de Quentin Gibelin, elle est chorégraphe et metteuse en scène de la compagnie Le Roi s'amuse. Ils montent la Belle Hélène en 2018 et Une éducation Manquée en 2022 à la Scène Nationale de Mâcon.

Diane Kristanek
Jeu - Judith
Comédienne et danseuse, elle intègre l’ESAD à Paris en 2013. Elle joue au théâtre sous les directions d'Adel Hakim dans Rituel pour une métamorphose de Saadallah Wannous, de Pascal Kirsch dans Gratte-Ciel de Sonia Chambretto, de Jean Pierre Baro dans Démons de Lars Noren, de François Rancillac dans d'hier à demain, de Gildas Milin dans 33 Combats. Parallèlement, elle prête sa voix française grâce au doublage aux personnages de Grey's Anatomy, The Queen Gambit, Beastars, Charlie's Angels... Elle est également danseuse professionnelle de rock'n'roll avec le duo Marty&MissDee. Ils se produisent en France et à l'étranger.

Romain Tamisier
Jeu - Carl
Il commence sa formation au cours Florent, puis au Conservatoire de Bobigny. Il participe à un atelier dirigé par Claude Duparfait au Théâtre de La Colline. En 2011, il intègre le GEIQ théâtre au CDN de Haute- Normandie, où il participe à des stages avec Catherine Dewitt, Pauline Bureau, Sophie Daull, Catherine Delattres. Il s’insère dans le milieu professionnel en participant à 3 créations dont Arlequin poli par l’amour mis en scène par Thomas Jolly qui forgera l'acteur qu'il est aujourd'hui. Il joue dans Box Office de Damien Gabriac, mis en scène à par Thomas Jolly. S'en suit la création de la compagnie La Sixième Heure avec Tchaika mis en scène par Sarah Amrous et All By MySelf d'Ambre Kahan. Il travaille par la suite avec Amélie Chalmey sur une création collective, L'histoire du Théâtre ou celle de Diony. En 2021, il jouera dans Manques, libre interprétation en danse-Théâtre du texte de Sarah Kane, mise en scène par Taya Skorokhodova.

Frédéric Minière
Créateur sonore
Compositeur et instrumentiste, il compose et interprète des musiques de scène pour le théâtre et la danse. Il a notamment travaillé avec Maurice Bénichou, Robert Cantarella, Odile Duboc, Michel Deutsch, Jacques Rebotier. Ses dernières créations sont des musiques de scène pour Les Serpents de Marie Ndiaye, La Dispute de Marivaux et Le Marchand de Venise mis en scène par Jacques Vincey, pour Faust et Artaud-Passion mis en scène par Agnès Bourgeois, pour Immortels, Vertiges et Héritiers de Nasser Djemaï, pour Oblomov de Gontcharov (Comédie française, 2013- 2014) et La Révélation de Viliam Klimacek mis en scène par Volodia Serre, et Data Mossoul de Joséphine Serre au Théâtre National de la Colline en 2019.

Jean-Michel Adam
Scénographe
Diplômé de la Villa Arson de Nice, Prix Mossa de peinture en 86, Jean- Michel Adam a conçu plus d’une centaine de scénographies. 2 fois nommé aux Molières pour le meilleur décor (Le Limier en 2003, Le gardien en 2008), il signe régulièrement les scénographies d'Arnaud Denis, Jeoffrey Bourdenet, Anne Bourgeois, Anne Bouvier, Panchika Velez, José Paul, Stéphane Hillel, Hervé Falloux, Charlotte Rondelez… Il conçoit des décors pour l’opéra et le théâtre musical sous les directions d’Hervé Devolder, Francis Perrin, Manon Savary, David Euguren, Anne Sylvestre… Il a collaboré avec les scénographes Max Bignens (Théâtre de la Colline), Pace (Théâtre de la Colline, Opéra Bastille, Opéra de Buenos Aires, entre autres…). Il a conçu le salon de concert du Théâtre des Champs Elysées.