Tu seras un homme mon fils

THÉÂTRE | DÈS 15 ANS
Mise en scène Marie Blondel, Julien Bonnet,
Thomas Gornet / Compagnie du Dagor

Coproduction DSN

Jeudi 3 février 20h
Durée 1h30
Séance scolaire: Jeu. 3 fév. | 14h
Grande Salle
Tarif A | Réserver

 

Texte Thomas Gornet. Direction artistique Cie du Dagor (Marie Blondel, Julien Bonnet, Thomas Gornet). Avec Pierre Bidard, Aurélie Édeline. Scénographie Emmanuelle Debeusscher. Costumes Sabrina Noiraux. Lumières Claude Fontaine. Régie lumières Tof Goguet. Création sonore Adrien Ledoux. Régie générale & régie son Jonathan Prigent. Travail chorégraphique Génia Chtchelkova.

« Ce que je veux dire, c'est qu'elle avait des yeux où il faisait si bon vivre que je n'ai jamais su où aller depuis. » La promesse de l'Aube, Romain Gary
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Pour sa nouvelle création, la Compagnie du Dagor parle et interroge le lien universel et pourtant si singulier qui unit une mère et son fils. Le texte de Thomas Gornet explore la danse qui se joue entre mère et fils, les mouvements contradictoires de cet amour si particulier entre fusion et désir d'autonomie. Est-ce que chaque enfant comble le vide inconsolable de chaque mère ? Uniquement à partir de situations de séparation, la pièce donnera à voir de multiples scènes, de la plus anodine à la plus tragique : un départ à la fac, une sortie un samedi soir pour la mère, un séjour à l'hôpital ou encore la préparation d'un sac pour une rando-camping… Les deux acteurs, la mère et le fils, se fondent dans les répliques et invitent le spectateur à pénétrer la difficulté de trouver le bon endroit de la relation, mais aussi toute sa beauté infinie. Tu seras un homme mon fils, c'est le ballet d'un couple hors du commun, une sorte de pas de deux : la mère, le fils et c'est tout !

© Visuel :Studio bysshe © photo : DR.

Production : Cie du Dagor. Coprod Le Gallia théâtre-Scène conventionnée de Saintes, les 3T – Scène conventionnée de Châtellerault, TMC – Scène conventionnée de Coutances, Théâtre Ducourneau-Agen, Théâtre en Dracénie – Scène conventionnée de Draguignan, OARA-Nouvelle Aquitaine. Coprod et accueil en résidence DSN-Dieppe scène nationale, Le Bateau-Feu – Scène nationale de Dunkerque, Scène nationale d'Aubusson – Théâtre Jean Lurçat. Accueil en résidence Théâtre du Cloître-Scène conventionnée de Bellac. Texte lauréat de l'Aide à la création de textes dramatiques-ARTCENA. Avec la participation artistique de l'ENSATT. Avec l'aide de la SPEDIDAM.

Site de la compagnie

Nous avons tous les trois une mère.
Deux d'entre nous sont des fils, l'une d'entre nous est mère d'un garçon.
Nous collectionnons les histoires de mères, aucun doute.
Mais savons-nous ce que font nos mères lorsqu'elles sont seules ? Lorsque nous les quittons ? Lorsque leur rôle de mère s'amoindrit ?
Font-elles la fête de leur liberté retrouvée? Sombrent-elles dans des abîmes de détresse ?
Peuvent-elles vivre après nous?
Une mère seule, sans enfant, s'appelle-t-elle encore une mère ?
Est-ce que chaque enfant comble le vide inconsolable de chaque mère ?

Il est écrit quelque part que lorsque l'enfant nait, il est de fait séparé de l'unité qu'il forme avec sa mère, unité qui fait la force de l'une et de l'autre, unité protectrice mutuelle. Alors de fait, toute sa vie, l'enfant cherche à pallier cette séparation qu'est la naissance, à apaiser ce sentiment inconsolable d'abandon.
Et la mère le couvre d'amour à sa manière de mère, c'est à dire comme elle le peut, avec les moyens qui sont les siens. Parfois dévoratrice, parfois culpabilisante, parfois désinvolte, parfois castratrice mais aimante, toujours.

Nous avons envie de raconter la danse qui se joue entre mère et fils. Les mouvements contradictoires de cet amour si particulier entre fusion et désir d'autonomie.
La difficulté de trouver le bon endroit de la relation, quel que soit l'âge de la mère et de l'enfant.
Toute la beauté de cette danse infinie qui continue encore après la mort de l'une ou de l'autre.
Quand le fantôme de l'une hante l'autre et inversement, quand par flash, nous nous apercevons que nous ressemblons de plus en plus à nos parents et que cela provoque plutôt l'angoisse que le ravissement ....

Deux acteurs : la mère, le fils et c'est tout.
Des mots et des situations simples du quotidien.
De la musique et des corps qui dansent, souvent.
Le ballet d'un couple hors du commun.

Marie - Julien - Thomas

Dans trois de mes précédentes pièces (Chercher le garçon, L'âge en bandoulière, Le pire est à venir) il y avait déjà, parmi d'autres, un duo de personnages bien spécifique: une mère et son fils. Il s'agissait donc ici, pour Tu seras un homme, mon fils, de fouiller un peu plus cette relation singulière.

J'ai commencé par me fixer des contraintes: seulement deux personnages (la mère et le fils, donc) et uniquement des situations de séparations. De la plus anodine à la plus tragique.
Je me suis retrouvé avec de multiples scènes: un départ pour la fac, une sortie samedi soir pour la mère, un séjour à l'hôpital, la préparation d'un sac pour une rancio-camping .

A une certaine étape de l'écriture, lorsque nous avons décidé de confier les rôles à Aurélie Édeline et Pierre Bidard, ça a été une expérience toute particulière d'écrire pour une comédienne et un comédien que je connais bien, dont je connais par cœur le phrasé et le caractère.
Une expérience particulière car j'ai presque eu l'impression qu'ils me chuchotaient les répliques à l'oreille.

Et, petit à petit, s'est dégagé le portrait d'une mère aimant son fils au point de vouloir parfois le dévorer, d'une mère aimant tellement son fils qu'on peut en venir à se demander s'il est encore vraiment là, avec elle, ou même s'il a jamais réellement existé. C'est aussi, je crois, le portrait en creux d'un fils qui peine à exister, qui, sans en faire le symbole d'une quelconque génération, se sent aussi pâle qu'un fantôme, n'arrive pas à trouver une motivation suffisante pour inventer sa place dans le monde.

Au final, c'est une sorte de pas de deux, un duo d'amoureux autant que deux monologues de solitaires désespérés.

Thomas

Marie Blondel
Issue de la classe d'art dramatique du Conservatoire National de Région de Rouen dirigée par Maurice Attias, elle y poursuit également une formation de chant Lyrique. Elle travaille notamment avec Yann Dacosta (Les Précieuses Ridicules). Elle intègre en 2001 l'Académie Théâtrale de l'Union, séquence 3, à Limoges. Elle y travaille avec Xavier Durringer (Quoi dire de plus du coq ,), Bertrand Bossa rd (Toute gueule raisonnabie ... suscite en moi un sentiment désagréable) et Jacques Lassalle (Ouvrez). Elle débute en mise en scène en présentant publiquement un premier travail sur La maison de Bernardo Alba de Garcia Lorca. En novembre 2003, elle crée la Compagnie Martine fait du théâtre. En 2004, elle met en espace Rendez-vous confidentiel (lectures de textes du Marquis de Sade et Gilbert Lely). Puis elle crée le spectacle musical Un Visa pour l'Amour (avec Julien Bonnet), et Née de la dernière pluie, en direction du jeune public. Depuis, elle joue pour la compagnie O'navio-La Marmaille (Flon- Flon et fvlusette / Où va l'eau/ L 'égarée, mises en scène d'Alban Coulaud).
Pour Les Brigands, elle joue, chante, danse et manipule dans Phi-Phi, opérette de Christiné et Willemetz, mise en scène Johanny Bert.
Pour Le cabinet de curiosités (compagnie en résidence à La Garde-83), elle assiste Guillaume Cantillon à la mise en scène de Pelléas et Mélisande de Maeterlinck et Dies Irae de Leonid Andreiev. Elle intervient également depuis 2010 au lycée du Coudon (La Garde) pour l'option théâtre. En 2012 elle joue dans Dompter la chute d'après J-P Siméon mis en scène par Xavier Hérédia (Cie de l'Echo).
En 2010, elle forme avec Julien Bonnet le groupe Smoking birds in Underwears et intègre en 2011 la classe de Jazz vocal du Conservatoire de Toulon. Depuis 2016, elle chante dans le Marie Brune Swingtet, un répertoire blues et swing Nouvelle Orléans.
Au sein de la Cie du Dagor, qu'elle co-dirige, elle assiste Sophie Tandel à la mise en scène de L'œil de l'ornithorynque, est collaboratrice artistique de Thomas Gornet sur Des paillettes sur ma robe et De toute(s) pièce(s) (dans lequel elle joue également) avant de le mettre en scène dans Tout contre Léo. Elle met en scène Chercher le garçon et Le Pire est à venir, écrits par Thomas Cornet, et co-conçoit et joue dans Culotte et crotte de nez et Victor ou la naissance d'une pensée (bon, dans l'histoire il y a aussi un chien qui parle, Céline Dion et un facteur volant).

Julien Bonnet
Il s'est formé aux ateliers de La Comédie de Saint-Étienne, au DEUST théâtre d'Aix-en-Provence (sous la direction de Danielle Bré) et à l'Académie Théâtrale du Théâtre de l'Union, CDN de Limoges en 1999-2001.
Dès 1998, il participe à diverses créations avec la Compagnie Les Tempestant et les metteurs en scène Frank Dimeck, Paul Golub, Karine Geslin, Benjamin Bodi, Nadège Taravellier.
Sous la direction de Gilbert Rault (Cie Commediamuse) il joue Histoire de l'oie de Michel- Marc Bouchard, Les aventures d'Auren le petit serial killer de Joseph Danan et Ma Famille de Carlo Liscano.
Avec Cécile Fraisse (Cie Nagananda) il interprète À tous ceux qui de Noëlle Renaude et Le Voyage de Jason de David Léon.
Guillaume Cantillon (Le cabinet de curiosités) le met en scène dans Dandin requiem d'après Molière en 2010 et Noces de sang de Garcia Lorca en 2015.
Depuis 2003 il fait partie de la compagnie du Zieu (Nathalie Garraud et Olivier Saccomano), avec qui il travaille sur des textes d'Eschyle et Sophocle (Ismène), mais aussi Howard Barker (Les européens, Ursule), Aimé Césaire (Dans le dos des villes surprises), Félix Jousserand (Victoria) et Olivier Saccomano (Notre jeunesse, Soudain la nuit).
De 2012 à 2014, il fait partie de la troupe des acteurs permanents du Fracas-CDN de Montluçon dirigé par Johanny Bert. Il travaille sous sa direction dans L'Émission de Sabine Revillet, Le Goret de Patrick McCabe et L'âge en bandoulière de Thomas Cornet.
Lors de cette permanence il travaille aussi avec François Rancillac (Le Mardi où Morty est mort de Rasmus Lindberg) et Rachel Dufour (Bi/vif d'Emmanuel Darley, Marie Nimier, Elsa Ca rayon).
En 2010, il forme avec Marie Blondel le groupe Smoking birds in Underwears
Il co-dirige la Cie du Dagor avec Marie Blondel et Thomas Cornet dans laquelle il joue (Zilou parle de Patrick Lerch, Des paillettes sur ma robe d'après Lagarce, De toute(s) pièce(s) d'après Feydeau), conçoit et met en scène Le nez dans la serrure et Parler la bouche pleine, co-conçoit et joue dans Culotte et crotte de nez et Victor ou la naissance d'une pensée (bon, dans l'histoire il y a aussi un chien qui parle, Céline Dion et un facteur volant).

Thomas Gornet
Après un BTS audiovisuel, dix ans de théâtre avec le Théâtre Espiègle d'Asnières (Daniel Lacroix) et quelques années avec la Cie Mack et les gars (Stéphanie Chévara), il entre à l'Académie Théâtrale de l'Union, séquence 2 (1999-2001). Il a notamment mis en scène des textes de Jean-Luc Lagarce, Patrick Lerch et Georges Feydeau avec la Cie du Dagor, qu'il co- dirige.
Il est comédien et/ou assistant metteur en scène: il a joué entre autres pour Paul Golub (Noces de Sang de Garcia Lorca), Stéphanie Chévara, Christophe Martin, Philippe La bonne-Théâtre en Diagonal (Le système Ribadier de Feydeau, L'impromptu de Bellac d'après Giraudoux), Silviu Purcarete (Songe d'une nuit d'été d'après Shakespeare), Emilie Valantin- Théâtre du Fust (Un Cid d'après Corneille/ L'homme mauvais d'Emilie Valantin), Bertrand Bossard (Toute gueule raisonnable d'après Daniil Harms / Gagarin Way de Gregory Burke/ Quand les poules auront deux dents de Bertand Bossard), la compagnie Les Brigands (Arsène Lupin, banquier opérette de Willemetz/Lattès/Mirande mise en scène Philippe La bonne/ Au temps des croisades opérette de Claude Terrasse et Fanc-Nohain, mise en scène Philippe Nicolle/ Phi-Phi, opérette de Christiné et Willemetz, mise en scène Johanny Bert), Alban Coulaud-Cie O'Navio (Flon Flon et Musette d'après Elzbiéta), Jorge Lavelli (Merlin ou la terre dévastée de Tankred Dorst), François Gérard-La Manivelle (L'ogrelet de Suzanne Lebeau, Emile et Angèle, correspondance de José da Silva et Françoise Pillet), Johanny Bert-Théâtre de Romette (Les Orphelines de Marion Aubert) et Didier Bezace (May de Hanif Kureishi).
De août 2012 à décembre 2015, il a fait partie de la troupe des comédiens permanents du Fracas-CDN de Montluçon/ Auvergne dirigé par Johanny Bert. Il y interprète l'un des deux Boys de Music-Hall de J.-L. Lagarce, spectacle mis en scène par J. Bert pour l'itinérance, il joue dans B.I.M.E., une boum existentielle (Emmanuel Darley, Marie Nimier, Elsa Ca rayon) mis en scène par Rachel Dufour, dans l'épisode 3 de Dr Camiski ou l'esprit du sexe de Pauline Sales et Fabrice Melquiot mis en scène par Guy-Pierre Couleau, dans Peer Gynt, premier voyage de Ibsen mis en scène par J. Bert.
Il écrit et joue également dans L'âge en bandoulière, texte sur l'adolescence présenté dans les classes des établissements scolaires de la région Auvergne et mis en scène par J. Bert. Il écrit Le pire est à venir, forme en classe inspiré de Peer Gynt mis en scène par Marie Blondel.
Il est assistant à la mise en scène sur deux mises en scène de Johanny Bert: Le Goret de Patrick McCabe et De passage de Stéphane Jaubertie.
Il écrit des romans jeunesse à l'Ecole des Loisirs (Qui suis-je J 2006, Je n'ai plus dix ans 2008, L'amour me fuit 2010) et au Rouergue (Mercredi c'est sport 2011, A bas les bisous! 2012, Je porte la culotte -avec Le jour du slip de Anne Percin- 2013, Sept jours à l'envers 2013).
Il a écrit la pièce Chercher le garçon (aide à la création du CnT en 2013) et De cendre et d'or, livret d'opéra d'après le mythe de Cendrillon pour l'Opéra de Limoges en 2017.