Spectacle annulé
En application des mesures gouvernementales de reconfinement face à la propagation de la COVID 19, DSN-Dieppe Scène Nationale sera fermée au public à partir de vendredi 30 octobre et ce jusqu'au mardi 1er décembre 2020. Toutes les représentations de spectacles programmées sur cette période sont annulées. Merci de vous rapprocher de la billetterie pour le remboursement de vos billets.

Jeu. 26 novembre

Durée 1h

Grande Salle
Tarif A

Folia

DANSE | DÈS 7 ANS
Direction artistique et chorégraphie Mourad Merzouki

Une célébration envoûtante du rythme et de la fraternité.
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Dans ce nouvel opus, à l'énergie irrésistible, Mourad Merzouki explore les rythmes populaires des tarentelles italiennes avec les musiciens du Concert de l'Hostel Dieu. En force et en nombre, ils s'emparent d'une fusion des genres insolite placée sous le signe du partage et de la générosité. Les rencontres inattendues entre deux univers – a priori que tout oppose – font parties de la démarche artistique de Mourad Merzouki. À travers ses créations, il n'a eu de cesse d'amener le hip-hop vers de nouveaux horizons, de le confronter à d'autres univers musicaux et à d'autres corps. Dans Folia, la danse hip-hop rencontre les musiques baroques du Concert de l'Hostel Dieu, mais pas seulement : la danse contemporaine, la danse classique ou encore un derviche tourneur s'y entremêlent. Ce spectacle est un vrai pari : provoquer cette musique populaire italienne, pas assez connue du grand public, avec des sons électroniques pour proposer une toute nouvelle approche de la chorégraphie. Le dialogue est singulier et inattendu, l'apport de musiques additionnelles apporte à Folia cette dynamique incroyable qui caractérise les créations du chorégraphe.

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« On se laisse emporter avec plaisir par les pizzicatos de violonistes picadors pris au piège d'une manade de danseurs, par la virtuosité vocale de la soprano Heather Newhouse, par l'élan ininterrompu d'un derviche tourneur. Une folie brute. » ELLE

Direction artistique et chorégraphie Mourad Merzouki assisté de Marjorie Hannoteaux. Conception musicale Franck-Emmanuel Comte Le Concert de l'Hostel Dieu et Grégoire Durrande. Scénographie Benjamin Lebreton assisté de Quentin Lugnier et Caroline Oriot (peinture), Mathieu Laville, Elvis Dagier et Rémi Mangevaud (serrurerie), Guillaume Ponroy (menuiserie). Lumières Yoann Tivoli. Costumes musiciens Pascale Robin assistée de Pauline Yaoua Zurini. Costumes danseurs Nadine Chabannier. Danseurs Habid Bardou, Nedeleg Bardouil, Salena Baudoux (en alternance avec Lisa Ingrand), Mathilde Devoghel, Sofian Kaddaoui, Mélanie Lomoff, Joël Luzolo, Kevin Pilette (en alternance avec Franck Caporale), Mathilde Rispal, Yui Sugano, Aurélien Vaudey, Titouan Wiener. Musiciens Franck-Emmanuel Comte, Reynier Guerrero Alvarez, Nicolas Janot, Aude Walker-Viry, Nicolas Muzy, Heather Newhouse (soprano), Florian Verhaegen.

© photo : Julie Cherki, Gilles Aguilar

Site de la compagnie

Mourad Merzouki explore les rythmes populaires des tarentelles italiennes avec les musiciens du Concert de l'Hostel Dieu. En force et en nombre, ils s'emparent d'une fusion des genres insolite placée sous le signe du partage et de la générosité.

MOURAD MERZOUKI,
DIRECTION ARTISTIQUE ET CHORÉGRAPHIE
« Les rencontres inattendues entre deux univers – a priori que tout oppose – font parties de ma démarche artistique. À travers mes créations, je n'ai eu de cesse d'amener le hip-hop vers de nouveaux horizons, de le confronter à d'autres univers musicaux et à d'autres corps.

Dans Folia, la danse hip-hop rencontre les musiques baroques du Concert de l'Hostel Dieu, mais pas seulement : la danse contemporaine, la danse classique ou encore un derviche tourneur s'y entremêlent.

Ce spectacle est un vrai pari. Je tenais à provoquer cette musique populaire, pas assez connue du grand public, avec des sons électroniques pour proposer une toute nouvelle approche de la chorégraphie. Le dialogue est singulier et inattendu, l'apport de musiques additionnelles apporte à Folia cette dynamique que je recherche dans chacune de mes créations.

J'ai également souhaité rendre poreuse la barrière qui souvent sépare les danseurs et les musiciens, en intégrant ces derniers à la chorégraphie. L'enjeu de cette nouvelle aventure est de surprendre le public et de gommer les stéréotypes ! »

FRANCK-EMMANUEL COMTE,
CONCEPTION MUSICALE
« Il existe de nombreuses folias… Celle de Vivaldi est l'une des plus virtuoses. Il existe de nombreuses formes de folies… La folie créatrice est celle qui guide les artistes. Folias et folies sont l'essence même de notre univers musical : un voyage de l'Italie du sud vers le nouveau monde, du répertoire baroque vers les musiques électroniques. »

DE L'ÉCOLE DU CIRQUE À LA DANSE HIP-HOP

Le chorégraphe Mourad Merzouki, figure du mouvement hip- hop depuis le début des années 1990, inscrit son travail au carre- four de multiples disciplines. Autour de la danse hip-hop explorée dans tous ses styles, se greffent le cirque, les arts martiaux, les arts plastiques, la vidéo et la musique live. Sans perdre de vue les racines du mouvement, ses origines sociales et géographiques, cette confrontation permet d'ouvrir de nouveaux horizons à la danse et dégage des points de vue inédits.

Sa formation s'enracine, dès l'âge de 7 ans, dans la pratique des arts martiaux et des arts du cirque à Saint-Priest, dans l'est lyonnais. À quinze ans, sa rencontre avec la culture hip-hop l'emmène vers le monde de la danse.

Il s'attaque à la chorégraphie et crée ainsi sa première compagnie Accrorap en 1989, avec Kader Attou, Eric Mezino et Chaouki Saïd. Mourad Merzouki développe cette gestuelle née dans la rue tout en se confrontant à d'autres langages chorégraphiques auprès notamment de Maryse Delente, Jean-François Duroure et Josef Nadj.

En 1994, la compagnie présente Athina lors de la Biennale de la Danse de Lyon, un véritable succès qui réussit à transposer la danse hip-hop de la rue à la scène. Les premières représentations internationales de la compagnie les mènent vers des terrains inexplorés, comme un camp de réfugiés en Croatie ; Mourad Merzouki y fait l'expérience de la danse comme puissant vecteur de communication.

Pour développer son propre univers artistique lié à son histoire et à sa sensibilité, Mourad Merzouki décide de fonder en 1996 sa propre compagnie, qui prend le nom de sa pièce inaugurale : Käfig signifie « cage » en arabe et en allemand. Ce choix indique le parti pris d'ouverture du chorégraphe et son refus de s'enfermer dans un style. De 1996 à 2006, Mourad Merzouki créé 14 pièces, dont la diffusion ne cesse s'élargir. À partir de janvier 2006, il imagine et conçoit un nouveau lieu de création et de développement chorégraphique qui met en œuvre un nouveau rendez-vous pour la danse hip-hop avec le festival Karavel : le Centre chorégraphique Pôle Pik ouvre ses portes à Bron en 2009.

En juin 2009, Mourad Merzouki est nommé à la direction du Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne. Il y développe un projet intitulé « La danse, une fenêtre sur le monde », dont l'ouverture est le maître-mot. Il continue, à côté de la création et de la diffusion de ses spectacles, un travail de formation et de sensibilisation à la danse hip-hop, en créant des rencontres originales favorisant l'accès à l'art chorégraphique et le soutien aux équipes indépendantes. En 2013, il créé le festival Kalypso, offrant un nouvel espace de visibilité aux compagnies de danse hip-hop sur le territoire francilien.

En mars 2016, il est nommé conseiller artistique de Pôle en Scènes à Bron, projet mettant en synergie le Centre chorégraphique Pôle Pik et l'Espace Albert Camus autour d'une ambition commune de diffusion, de formation et de création du spectacle vivant. Mourad Merzouki reste fidèle à sa démarche artistique en proposant de créer des passerelles entre les disciplines, d'ouvrir les espaces et de les investir avec un public toujours plus large.

Mourad Merzouki est membre de la commission d'aide à la création chorégraphique de la DRAC Île-de- France et du comité mécénat danse de la Caisse des Dépôts. Il figure dans le Who's Who et a fait son entrée dans le Petit Larousse Illustré 2019.

photo © Bojan Stoilkoski

Dès la fin de ses études au CSNMD de Lyon, Franck-Emmanuel Comte occupe des postes clés et répond à des invitations de maisons d'opéra (Nantes, Lyon, Studio Opéra de Paris…) et d'orchestres (Orchestre des Pays de Savoie, Ensemble Orchestral Contemporain, Orchestre de Université d'Auckland, Collegium Musicum Riga…).

Directeur artistique du Concert de l'Hostel Dieu depuis sa création, il dirige l'ensemble lors de plus de 1 500 concerts et enregistre 19 disques. Régulièrement invité à se produire dans les capitales européennes ou mondiales (Barcelone, Rome, Bruxelles, Madrid, Riga, Calcutta, Chennai, Pékin, Taiyuan…) et lors de nombreux festivals internationaux (Brežice, Montserrat, Girona, Foligno, Wallonie, Ambronay, Chaise-Dieu…), Franck-Emmanuel Comte se passionne pour le répertoire baroque mais aussi pour les projets transverses ou atypiques.

Le Concert de l'Hostel Dieu place au cœur de ses projets des distributions de jeunes solistes internationaux, repérés lors d'académies ou de grands concours européens de chant baroque. L'orchestre bénéficie de l'expertise de son premier violon Reynier Guerrero.

À travers ces projets de restitution et de création, Franck-Emmanuel Comte défend un seul et même engagement : celui de faire partager aux publics et aux jeunes artistes un répertoire unique et vivant tout en questionnant la forme classique du concert. Dans cet esprit, il anime avec talent des conférences et des avant-propos éclairants, propose des concerts-lecture et des master-classes, conçoit des vidéos didactiques et des formes de concert innovantes ; autant d'outils que Franck-Emmanuel Comte utilise pour transmettre sa passion auprès d'une large audience qui dépasse nettement les frontières habituelles du public spécialiste de la musique savante.

Franck-Emmanuel Comte est également directeur artistique du festival Musicales en Auxois et du Centre musical international J.-S. Bach de Saint-Donat.

photo © Jean Combier

« L'effet est massif et sidérant. Deux mille six cents spectateurs debout dans le grand théâtre gallo-romain de Fourvière, les bras levés, applaudissant à tout rompre. [...] Son atout monstre : la musique baroque, versant populaire, qui scande les entrées et sorties des interprètes. Dix minutes avant la fin du spectacle, la montée en joie sur une mélodie péruvienne rapide faisait déjà claquer des mains certains spectateurs, lorsqu'ils ne se mettaient pas à chanter.» Le Monde

« Il y a des choses que l'on aimerait prolonger toute une nuit tant la beauté et la poésie sont rares. Mourad Merzouki sait à merveille convoquer ces deux perles de culture. Folia, sa nouvelle création fusionne savamment les territoires. » Culture Box

« Folia, pari insensé de Mourad Merzouki confrontant en direct sa danse contemporaine venue du hip-hop à un répertoire baroque interprété sur scène par Le Concert de l'Hostel Dieu. » Télérama

« Le spectacle va crescendo [...] métissant styles, danseurs et musiciens [...] pour se condenser au final dans une spirale d'énergie irrésistible. » Le Figaro

« Un public debout, des danseurs électrisés : Folia de Mourad Merzouki fait partie de ces spectacles d'ouverture qui donnent la banane. [...] Folia, c'est dingue, agit comme un blender qui mixe et brasse les énergies : hip-hop, pointes classiques, espagnolade avec une guerillera qui se débat dans une arène, derviche tourneur qui surgit sous une tempête de neige et met le public en transe, sans oublier les musiques. » Le Progrès

« On se laisse emporter avec plaisir par les pizzicatos de violonistes picadors pris au piège d'une manade de danseurs, par la virtuosité vocale de la soprano Heather Newhouse, par l'élan ininterrompu d'un derviche tourneur. Une folie brute. » ELLE