THÉÂTRE

GRANDE SALLE

VENDREDI 12 MARS – 20H

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Tarif B
Dès 13 ans – 1h40


LES HISTRIONIQUES

UN TROU DANS LA RAQUETTE

COLLECTIF #METOOTHEATRE

Elles sont cinq sur scène, en tenue de sport et casque de boxe. Elles sont prêtes pour le match.

Fondatrices du collectif #MeTooThéâtre, cinq femmes déplacent leur combat militant sur scène. Échanges WhatsApp, scènes reconstituées, témoignages mêlés de fiction : elles tissent un spectacle qui met à nu un système de domination et ses silences coupables. Le grotesque devient arme, le costume un manifeste. On y rit, on y crie, on y pense. Une catharsis collective, irrévérencieuse et nécessaire.


Un spectacle à la fois drôle et intense. — Télérama
Chaque scène reflète l’intelligence et la niaque de ce collectif qui rappe avec son coeur et ses tripes. — La Terrasse

Dans le cadre de Mars au féminin de la Ville de Dieppe.

Création, texte et jeu : Louise Brzezowska-Dudek, Nadège Cathelineau, Elizabeth Saint- Jalmes, Séphora Haymann et Julie Ménard – Scénographie et plastique : Elizabeth Saint-Jalmes – Créatrices lumières : Juliette Besançon et Pauline Guyonnet – Créatrices sonores : Elisa Monteil et Jehanne Cretin- Maitenaz – Musique live : Misocriminalité, Neige.

© Photo : Alain Monot

Distribution suite Régie générale : Marion Koechlin – Régie lumière : Hélène Le François – Administration, production et diffusion : La Fugitive / Fabriqué à Belleville. Le texte du spectacle est publié aux éditions Libertalia. Production : compagnie La Fugitive – Coproduction : Le Phénix Valenciennes ; Le Vivat Armentières ; Le Quartz Brest ; Théâtre de l’Étincelle Rouen ; Studio Théâtre Stains ; Le Tangram SN d’Évreux ; Théâtre du Nord – Avec l’aide de : la Drac Normandie ; la Région Normandie ; le Ministère de la Culture Mission Diversité- Égalité ; HF+Normandie ; la Fondation Jan Michalski – Avec le soutien de : Théâtre 13 ; MPAA Paris ; CENTQUATRE-Paris ; Théâtre de la Bastille ; CDN de Rouen ; DSN - Dieppe Scène Nationale ; compagnie AKTE.

Site de la compagnie

Nous sommes autrices, actrices, dramaturges, metteuses en scène, directrices de compagnie et membres du collectif #MeTooThéâtre.

En octobre 2021, suite à la parution d’un article de Cassandre Leray dans Libérationsur l’affaire Didym, nous avons lancé le premier hashtag, suivi par des centaines depersonnes, puis des milliers et des témoignages ont afflué, attestant que lesviolences pointées n’étaient pas des cas isolés, mais bien la résultante d’unsystème délétère de silenciation et de cooptation.

Nous avons compris que nous n’étions pas seules avec notre révolte.

Nous avons écrit une tribune, signée par plus de 1500 personnes, et organisé un rassemblement le 16 octobre 2021. Nous avons publié un livre chez Libertalia et nous cherchons encore et encore de nouveaux moyens et de nouveaux outils pour visibiliser cette problématique et la porter à la conscience de toustes. C’est pourquoi nous avons décidé de créer un spectacle pour faire coïncidernotre combat politique avec notre engagement artistique et nos compétences esthétiques.
Nous montons donc un spectacle sur notre collectif, ses luttes, son histoire, ses objectifs, mais aussi plus largement ce à quoi il renvoie, la lutte pour le droit des femmes, son invisibilité et les liens sorores qui se créent sur cette route empêchée.

Nous l’avons nommé Les Histrioniques, comme un pied de nez, car c’est ainsi qu’on désigne régulièrement les victimes de violences sexuelles dans les rapports d’expertise psychiatrique qui ont lieu dans le cadre des enquêtes, dans le but de les disqualifier et d’invalider leur parole.

Nous avons constaté que ce que nous avons vécu à notre échelle, les autres collectifs #MeToo l’avaient également vécu.

La même mécanique est à l’oeuvre dans tous les mouvements militants, qu’elle soit féconde ou désolante (intimidation, sororité, entraide, silenciation…).
Il nous semble aujourd’hui pertinent et nécessaire de rendre compte de cette lutte, ancrée profondément dans notre contemporanéité en écho avec les luttes qui nous ont précédées. Les violences sexuelles ne sont pas spécifiques au milieu théâtral, ainsi chaque spectateur.ice pourra reconnaître des témoignages déjà entendus et identifier les mécanismes à l‘oeuvre.
Par ailleurs, chaque représentation sera accompagnée de rencontres et/ou de bords plateaux.

Les Histrioniques est un spectacle écrit et mis en scène collectivement par cinq créatrices qui ont cofondées le collectif #MeTooThéâtre.
L’idée de ce spectacle est de remettre au centre de notre travail artistique une activité militante qui se place dans les interstices
De faire de nos combats un spectacle
Convaincues que ce que nous sommes en train de vivre est puissamment théâtral, empuissançant, et mérite d’être raconté
Pour mettre au jour nos luttes, qui ne sont pas secrètes,
Pour mettre en lumière celleux qui, dans les autres collectifs #MeToo et mouvements de contestation, font bouger les lignes
Pour traduire comment le militantisme s’immisce dans chaque parcelle de l’intime
Comme il se propage
Dans nos existences
Ce qu’il modifie
Comment il métamorphose les êtres irrémédiablement.

Une fête irrévérencieuse
Nous pensons ce spectacle comme un grand moment de catharsis collective, vive, joyeuse et audacieuse
Une fête irrévérencieuse.
Nous allons revêtir les costumes des monstres pour les dépouiller de leur puissance
Les jouer jusqu’à l’épuisement
Mettre au jour la mécanique de la violence pour la démonter et la mettre en miette.

A safe place
Sur scène, cinq femmes accueillent les spectateurices le visage masqué, afin de garantir leur sécurité et leur anonymat.
Elles les rassurent : « Vous êtes dans un endroit safe, il ne se passera rien (de grave) » .
Conscientes des conséquences que pourraient avoir ce spectacle, un cadre fictif est posé, celui d’une fiction vraie : « Tout ce qui sera raconté est vrai mais rien n’a jamais eu de conséquences dans le réel réel »
Ce code donné, empreint de dérision, elles peuvent plonger dans l’action au coeur du spectacle.

Le public est d’emblée embarqué à la manière d’un thriller dans l’aventure d’un groupe militant qui vient de se former. Le collectif #MeTooThéâtre.

Le Fil Messenger
Sur un fil Messenger les membres se contactent à distance, chacune est dans sa réalité, sa temporalité, sa problématique. Elles oeuvrent ensemble pour soutenir une actrice victime d’une agression commise par un metteur en scène : Timothé Petit.
Du recueil de sa parole, au soutien dans le dépôt de plainte, de l’alerte donné aux collaborateurices de cet artiste, du signalement aux institutions, de l’espoir de la prise en compte de la parole de la victime, aux moments de découragements…
Nous suivons le plan d’action mené par ce groupe dans un monde virtuel et ses conséquences sur le monde réel. Une écriture tendue, des énergies qui s’affrontent, des mondes qui entrent en collision, un contre-pouvoir qui essaie de peser.

Le costume des monstres
Dans Les Histrioniques nous plongeons dans l’incarnation, lorsque les actrices s’emparent des situations de cette fable et entre dans la peau des personnages évoqués (le directeur de théâtre, l’ouvreuse, le metteur en scène, l’avocate, la journaliste…)
Les situations sont poussées à leur paroxysme, les actrices prennent à bras le corps ces personnages, les jouent avec outrance, humour et le plaisir de la théâtralité.
Les autres autour observent leurs soeurs entrer dans cette arène. Elles sont complices de ce qui se joue, se rejoue, c’est une sorte de rituel réparateur, d’exutoire collectif.

Un spectacle à vif
Nous avons décidé que tout soit à vue. Que le théâtre advienne par l’incarnation Comme des enfants qui jouent avec leurs pires cauchemars pour les dégonfler. Le rythme du spectacle sera vif, surprenant, acéré.
Des focus, des zooms sont opérés parfois pour entrer dans l’intériorité d’une des protagonistes. On a ainsi accès à l’intimité de chacune.
Et aux questions auxquelles elles font face dans leurs vies personnelles :

Pourquoi je me suis engagée ?
Comment s’occuper de son bébé après avoir recueilli la violence ?
Peut-on avoir confiance en la justice ?
Comment continuer à croire en l’amour ?

Et puis l’une d’elle se saisit d’un micro et se lance dans un rap. Et parfois elles sont justes là assises, elles attendent, elles marmonnent, elles parlent pour elles, elles incantent.
Quelque chose gronde,
Quelque chose là demande justice et réparation
Le lien avec le public est sans cesse réactivé,
Pour ne pas se perdre,
Pour aller ensemble dans ces territoires secrets, cachés, effrayants.
Eloigner les humiliations
Anéantir l’intolérable
Et respirer.

Les Histrioniques est une pièce composée de 3 types d’écritures ou niveaux narratifs qui donnent au spectacle un dynamisme et une vitalité palpables . Le passage d’une écriture à une autre crée des ruptures, des surprises et maintient les spectateurices en éveil. Ce procédé permet aussi de renforcer l’humour et la malice très présentes dans le spectacle.

1. Le Fil rouge
Il y a donc l’écriture du fil rouge qui constitue le corps du spectacle (voir extrait #1). C’est le fil dediscussion Messenger joué au présent au plateau mais dans la temporalité de l’écrit.

Il relate une enquête qui plonge nos 5 protagonistes dans une affaire de viol commis par unmetteur en scène produit et diffusé dans des théâtres publics. Au fur et à mesure de ce fil rouge,l’affaire se dévoile : nos héroïnes apprennent sur le tas, accompagnent avec énergie et empathieleur interlocutrice. En plus des conséquences de toute la mécanique à l’oeuvre, elles vont devoir seconfronter aux institutions théâtrales, judiciaires et à la presse.Ensemble comme des hydres ou un choeur, elles obtiennent parfois des victoires, parfois ellesse prennent des murs, mais toujours, leurs liens se renforcent. Ce fil rouge, colonne vertébrale du spectacle, est écrit dans une langue travaillée et concrète, envers libre, à la 3e personne ou à la 2e personne du singulier.Le “Je” ne sera utilisé directement que dans l’adresse frontale au publicqui constitue notre 2e type d’écriture.

2. L’adresse publique
En effet, il s’agit là d’une convocation très claire du présent de la représentation. Les 5 actrices s’adressent directement au public pour cadrer les enjeux avec humour et une pointed’ironie. Ainsi, le spectacle est régulièrement ponctué de cette irruption du présent en parole directe,comme une mise au point avec le public, la langue y est naturaliste avec les accidents et lecharme de la parole orale.

3. L’incarnation
Un troisième niveau d’écriture est enfin déployé dans notre pièce, celle de l’incarnation, des scènes écrites à partir d’improvisations et qui donnent chairs aux situations initiées dans le fil rouge. Au cours du fil de discussion, des scènes décrites ou racontées finissent par naturellement se jouer au présent comme si le récit faisait naître la représentation de la scène, passant de l’indirect au direct.
Des situations dramaturgiquement fortes et symboliques telles : un dépôt de plainte, un entretien pour une expertise psychologique ou le lancement du premier hashtag, des exercices dans un cours de théâtre...
Le code de jeu y est plus déployé, la langue plus audacieuse ou excessive, pour mieux dénoncer ce contre quoi nous luttons, dans une joie de pousser au bout la représentation de figures monstrueuses mais aussi ridicules que nous mettons au jour.

Extrait de texte #1 Fil rouge

N - Ton téléphone vibre
Tu l’attrapes
Tu poses ton empreinte dessus
Tu scrolles jusqu’à messenger
UN TROU DANS LA RAQUETTE
C’est le nouveau nom du groupe

S - Tu rattrapes la conversation
Tu fais défiler les messages à rebours
C’est très long
Il se passe quelque chose

J - Ton bébé pleure
Tu lâches le téléphone
Tu attrapes ton bébé
C’est la plus merveilleuse des bébés
T’en reviens pas d’avoir fait cette gosse
Tu la colles à ton sein
Les pleurs s’arrêtent

M - Tu attrapes ton téléphone
Tu reprends le fil
Quelque chose de grave se passe

L - C’est une femme
C’est une actrice
C’est une amie actrice de cette actrice qui lui a dit de vous écrire
Le nom du metteur en scène n’est pas mentionné
Juste ses initiales
T.P

J - Tu ne vois pas qui c’est
Tu demandes des indices
Tu arrives après la bataille mais tu essaies de reprendre le fil
Ton bébé joue avec tes cheveux
Tu lis le nom du théâtre où il est programmé

M - Tu saisis qui est cet homme
Tu lis ce qu’il a fait
Le récit de ce qu’il a fait à l’actrice

J - Tu serres ta bébé contre toi
Tu ne veux pas mais tu visualises la scène
Ton ventre se troue
Les émoticônes colère, pleurs, vomi défilent

S - Alors on fait quoi ?

M - Tu proposes de l’appeler, toi
A la fin de ton taff
Tu es dans la salle de perm
Tu te sens coincée là
Tu aimerais pouvoir tout de suite appeler cette femme, cette actrice
Tu ne peux pas.
Tu dois surveiller cette classe de perm
Faire ton taff
Du mieux possible
Déjà que d’être fixée sur ton téléphone c’est moyen
Passer un coup de fil ça craint

N - Madame, ça va ?

M - Tu reçois le numéro de l’actrice
Tu lis que ça lui ferait du bien que tu l’appelles
Qu’elle a besoin de conseils

N - Madame ?
Vous faites une drôle de tête

M - Tu es devenue experte.
Tu dis à toute la classe de collégien.ne.s de se tenir tranquille
Tu fonces dans le couloir et tu l’appelles

S - Tu attends
Tu attends des nouvelles de cet appel
Tu es rassurée, tu sais qu’elle saura trouver les mots justes pour parler à cette femme
Cette actrice
Tu penses à elle
Tu penses à lui
Tu as envie de hurler

L - Tu ne peux pas
Tu es dans une salle d’attente
Tu attends de passer un casting
Pour une série
Le rôle est pas ouf mais le tournage est à Rome
Ça fait longtemps que t’as pas pris de vacances
Tu te dis que ce genre d’histoire te donne envie de tout cramer
En face de toi il y a une femme
Elle tient le livre d’Isabelle
Sorente sur ses genoux
Le Complexe de la sorcière

N - Tu ouvres ton téléphone
Rien de nouveau
Tout le monde attend de savoir ce que l’actrice va dire

J - On peut lui conseiller de porter plainte ?

Louise Brzezowska-Dudek est metteuse en scène, comédienne et autrice de podcasts. Elle développe son projet de compagnie au théâtre du Hublot, à Colombes puis en Normandie. Pour Rebecca Chaillon, elle est dramaturge et assistante sur L’Estomac dans la peau et Monstres d’Amour. En 2016-2017, dans le cadre du label Jeunes Textes en Liberté, elle met en lecture Terres Closes, de Simon Grangeat (MC93, Plateaux Sauvages, TAP), et Presqu’Illes de Sarah Pèpe (MC93, La Loge, université de Poitiers). En 2016-2017, elle est collaboratrice artistique sur la création de La loi de la gravité (O. Sylvestre) mis en scène par A. Thibault, aux Francophonies en Limousin. Elle travaille également avec Y.Allegret. En 2016, elle met en scène La Centrale, de Virginie Barreteau, au théâtre de La Loge. Artiste associée à Dieppe Scène Nationale, elle y a mis en scène La Rage, de Fanchon Tortech en 2018 et Presqu’Illes, de Sarah Pèpeen 2019. En 2020 /2021 elle met en scène Sauvages, de Quentin Laugier. Elle est membre du collectif À Mots Découverts. Elle se forme à l’écriture pour la radio avec Alexandre Plank en août 2019 et développe depuis unesérie de fictions sonores sur l’éthologie avec Benoît Déchaut. Avec ce projet, elle est lauréate 2020 de la bourse Beaumarchais fictions sonores. Louise et Benoît réalisent également ensemble leur premier documentaire sonore en 2021, Les mauvaises herbes, pour Silence podcast. En 2024, elle écrit, met en scène et joue avec Léa Perret dans Face A, premier volet du diptyque Intime et collectif et cocrée le festivale Avec Noues le Déluge, au CDN de Rouen et au théâtre de l’Étincelle.

Nadège Cathelineau est comédienne, autrice et metteuse en scène.Elle se forme au Conservatoire Régional de la ville de Paris. En 2012,elle obtient une licence en philosophie à l'Université la Sorbonne.En2015, elle obtient un master en mise en scène et dramaturgie à l'Université de Nanterre Paris X. Cette même année, elle crée avec Julien Frégé le Groupe Chiendent, une compagnie de théâtre contemporain implantée à Rouen. Elle travaille et milite sur le territoire Normand à sensibiliser des publics différents à l’art du théâtre et à l'expression orale. En 2017, elle co-met en scène et joue Nasreddine,le fou, le sage, jeune-public soutenu par le CDN Normandie-Rouen. En 2018-2019, Elle joue dans l’Eveil du printemps créé par Armel Roussel au Théâtre National de Bruxelles. En 2019, elle co-met en scène le spectacle Inconsolable(s) (Groupe Chiendent) qui est représenté lors du Festival Impatience (Paris) au Cent quatre et au Festival d’Avignon 2021 (Manufacture). En 2020, Nadège entame son premier projet de rap sous le nom de NEIGE. Elle fait une reprise de rôle dans la version confinée de Fée de Ronan Chéneau mis en scène par David Bobée. En 2021, Nadège devient chroniqueuse radio au sein du collectif Cultures en lutte pour la radio alternative de la Méduse. Elle co-met en scène les acteurs de la compagnie de l'Oiseau Mouche (Roubaix) dans le spectacle Chantal, de l'autre côté du miroir. Nadège Cathelineau et Julien Frégé (Groupe Chiendent) sont nommé.e.s artistes associés au CDN de Normandie-Rouen jusqu’en 2024, et leur création CHIEN.NE , soutenue par le réseau normand PAN, a été créée en janvier 2022 au CDN de Normandie-Rouen. La prochaine, TOUT VA BIEN, sera créée à l’automne 24.

Marie Coquille-Chambel est doctorante à Paris 8 et fait partie de l’Ecole Doctorale Esthétique, sciences et technologies des arts. Ses recherches portent sur le théâtre décolonial dans une perspective politique, médiatique, sociologique et historique. Elle est dirigée par Nathalie Coutelet pour sa thèse intitulée “Histoire politique et sociale du théâtre décolonial en France : enjeux esthétiques, culturels et mémoriels de 1931 à nos jours”. Elle a réalisé deux reportages sur des enjeux sociaux dans le milieu théâtral: “La diversité au théâtre” (2020) et “Les femmes et le théâtre”. Elle est à l’origine du premier tweet sur le hashtag qui a lancé le mouvement #MeTooThéâtre.

Sephora Haymann est actrice, autrice et dramaturge, elle se forme au cours Florent, avec Philippe Duclos et à la Sorbonne où elle écrit un mémoire sur l’écriture dramatique après Auschwitz, la Mort du vraisemblable. Elle accompagne plusieurs metteuses en scène à la dramaturgie dont Muriel Coulin, Hakim Djaziri, Serge Tranvouez, le Groupe Chiendent ou Julie Foronget. Elle est codirectrice du WeToo festival, féministe et familial dont la 5e édition a eu lieu en septembre 24.Elle écrit et joue Begin Again mis en scène par Laëtitia Guédon sur une commande du CDN de Caen. Elle reçoit les encouragements de la Commission Artcena-CNT pour son premier texte intime La Courbe de mon pied et la bourse de l’association Beaumarchais-Sacd en écriture de la mise en scène pour Et leurs cerveaux qui dansent. Depuis 2013, elle écrit, conçoit, joue et met en scène ses propres créations selon une forme de théâtre documentaire avec Vanessa Bettane : A better Me (étoile du Nord, théâtre Paris-Villette et théâtre de Belleville), Maintenant que nous sommes debout (Théâtre de Belleville, Manufacture Avignon/tournée 2018-2019). Et leurs cerveaux qui dansent, troisième volet de cette trilogie du réel est créé en 21 aux Plateaux Sauvages. Comme actrice, elle travaille au théâtre avec notamment Jeanne Moreau, Cécile Fraisse-Bareille, Luca Giacomoni, Vanessa Sanchez ou Frédéric Mauvignier. Elle coordonne avec Louise Brzezowska-Dudek la publication de l’ouvrage #MeTooThéâtre (Libertalia), publie un livre sur les guérisseur.euse.s (Favre) et participe à l’ouvrage collectif Pages Juives (Armand Colin). En 2022, elle joue dans Audrey, mis en scène par Hakim Djaziri, elle accompagne Julie Foronget à la dramaturgie de You don’t own me et la compagnie M42 à celle de Face A. En 2023, elle crée Ma vie avec John Wayne de Lise Martin dans une mise en scène de Cécile Fraisse-Bareille et entame la création de Tu ne m’as rien dit avec Hakim Djaziri (2024). Sa quatrième création avec Vanessa Bettane, To Be continued est en cours de production.

Julie Ménard est autrice, metteuse en scène et actrice. Elle est artiste associée au Théâtre Dijon Bourgogne. Elle a été également associéeavec le collectif d’autrices et d’auteurs Traverse, au Préau CDN de Vire dirigé par Lucie Berelowitsch. Elle écrit une trentaine de textes, seule ou en collectif .Elle collabore notamment avec Aurélie Van Den Dale, Maelle Poésy, Maxime Mansion, Laurent Hatat, Chloé Simoneau, Sophie Guibard ,Thibaut Rossigneux et Pierre Cuq.Ses pièces sont créés et jouées au : TNBA, Théâtre du Rond-Point à Paris, CDN de Limoges, Théâtre Dijon Bourgogne, CDN de Vire, CDN de Rouen, 104 àParis, TNP de Villeurbanne… Ses textes sont publiés aux éditions Koinè Jo&Léo ; à L’école des loisirs Glovie ; à L’œil du souffleur Une blessure trop près du soleil et Inoxydables ; aux Solitaires Intempestifs Vers où nos corps célestes et à l’œil du prince Le garde-fou. Son écriture navigue entre le conte et le présent le plus rugueux. Ses fables parlent de courage, de batailles, de vies qui cherchent à se maintenir hors de l’eau et dont l’arme puissante est l’humour et l’amour fou qui lie ses héroïnes et ses héros. Elle croit en la force politique et poétique du travail en collectif. Elle est membre du collectif Traverse avec lequelelle écrit notamment Pavillon noir, pour le collectif OSO. Ensemble, iels s’interrogent sur la place d’écrivain.e de théâtre et signent un Manifeste. Elle est également membre du collectif la cavale qui mêle théâtre et documentaire, iels mettent en scène des créations partagées avec des personnes dont c’est la première expérience sur scène. Elle écrit et joue dans leur premier spectacle où iels sont tou.te.s sur scène : L’Age de nos pères pièce qui convoque l’héritage de la violence qui leur a été transmis. Sephora Haymann accompagne ce spectacle en collaboration artistique et à la dramaturgie. Elle dirige la compagnie La Fugitive implantée à Dieppe en Normandie. Elle met en scène Dans ta Peau conte musical fantastique co-écrit avec le compositeur Romain Tiriakian qui est créé en mai 2023 au Préau à Vire.

Juliette Besançon est éclairagiste. Formée en BTS Audiovisuel option image à Villefontaine, elle a ensuite intégré l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre(ENSATT) en département lumière à Lyon. Elle travaille avec Vanasay Khamphommala, Hideto Iwai, Daniel Jeanneteau, Jacques Vincey, Olivier Derousseau & Stéphanie Béghain, Anne Monfort, Anne-Laure Liégeois, David Lescot & Julia Vidit, Sylvain Levitte, Kristel Largis, David Lescot...

Elizabeth Saint-Jalmes est plasticienne et scénographe. Depuis l’obtention du DNSEP à l’école supérieure d’arts de Brest en 2000, elle développe une pratique protéiforme en puisant dans les champs de la philosophie de l’art et de la culture populaire. Elle co-signe avec les musiciens et plasticiens Cyril Leclerc, JL Guionnet, Eric Cordier, Sébastien Roux, Pigeon Pourri, Laurent Pascal, Unglee Izi, Sigolène Valax, Corinne Morel Darleux. Avec la chorégraphe Mathilde Monfreux, elle da développé un travail de relation corps/sculpture de 2008 à 2015. En 2013, représentée par la galerie Gabriel & Gabriel, elle reçoit le prix du jury sur le salon du dessin DDessin à Paris. Depuis 2010, elle travaille en collaboration avec Hélène Crouzillat au sein de leur collectif Adélaïde&Co . Elle créée en 2018 avec Cyril Leclerc le duo de plasticiens PP+BL avec lequel ils tournent depuis des concerts performances et des installations plastiques en France et à l’étrange. En 2016 elle dirige avec Pascal Pellan le projet de collaboration internationale Babel, es-tu là ?. En 2017, elle représente la France auprès̀ de l’institut Français dans une série de 6 expositions en Russie. En 2022-2023 elle est artiste associé e au Générateur, à Gentilly. Elle décroche une bourse en arts plastiques de la région Ile-De-France pour développer un projet de céramiques en 2023. En 2023-2025 elle est lauréate avec des groupements d’architectes de projets en vue de la réalisation d’œuvres pérennes Rue Crimée et Porte de Brancion ( Atelier Martel Architectes et agence ACLAA ). Depuis 2008 elle est scénographe et costumière pour des spectacles de danse et de théâtre auprès de Mathilde Monfreux, de Naéma Boudoumi, de Blandine Pinon, du Surnatural Orchestra, de Lila Derridj, du Groupe Chiendent et de #MeTooThéâtre. Elle leur propose des espaces mobiles et métamorphes dans lesquels la matière corps étendue à l'espace est souvent partiellement comestible.

Jehanne Cretin-Maitenaz est créatrice sonore pour le théâtre et autrice de documentaires. Elle s’est formée au CREADOC (université de Poitiers) en écriture et réalisation documentaire et en création sonore au conservatoire d’Angoulême. En tant que créatrice sonore et performeuse elle travaille avec le Collectif Fléchir le vide en avant (en faisant une torsion de côté) sur les spectacles Stéréo Vulcani, Amour Super, La Coletterie, avec le collectif Arts-Pauvres elle joue et crée la bande son de Poun Naou et Seul le sol le soleil, avec la compagnie du Ring Théâtre elle sonorise et compose les musiques du Bal du nouveau monde (épisode 1,2,3). Elle est régisseuse son et vidéo pour la tournée de La Chanson de Tiphaine Raffier, Starting-Block de la Collective Ces-filles-là. Elle crée des documentaires sonores pour Arte Radio avec Détective 80 et pour Le Festival du Bitume et des Plumes avec Véhicule.

Pauline Guyonnet est créatrice lumière. Après une formation au cadre et à la lumière en BTS Audiovisuel, elle est reçue en 2005 à l’ENSATT. C'est lors d'un atelier qu'elle rencontre Marie-Christine Soma avec qui elle va collaborer pendant de nombreuses années. D’abord en tant qu’assistante pour des mises en scène de Michel Cerda, Laurent Gutman, Jacques Vincey et François Rancillac, puis en tant que co-créatrice lumière pour Primo Amore mis en scène par TELEGRAM Cie, La ménagerie de Verre mis en scène par Daniel Jeanneteau et La Septième de Marie-Christine Soma en 2020.En parallèle, elle se consacre à la création lumière. Elle suit particulièrement des metteurs en scène depuis quelques années tels que Marie-Pierre Bésanger, Charlott eBucharles, Joséphine Serre, la compagnie de danse Naïf Production. Dernièrement de nouvelles collaborations l’ont amenées a créer les lumières pour les spectacles de Vanasay Khamphommala et d’Estelle Meyer.

Élisa Monteil est créatrice sonore, comédienne, et performeuse. Depuis 2011, elle collabore à l'ensemble des créations de la performeuse et metteuse en scène Rébecca Chaillon, soit comme interprète soit comme créatrice sonore Elle réalise des pièces de fictions et des documentaires radiophoniques, pour France Culture(C(h)ooeur de sex worker, Des corps et des cordes), et pour Arte Radio(Tordre le paysage, Wendy et moi, La vie de château...). Elle collabore également comme créatrice son avec la metteuse en scène Marie Fortuit et est interprète dans le Boulevard du queer de Mélanie Martinez Llense et Claire Lapeyre Mazerat. Depuis 2018, elle réalise avec Laure Giappiconi et La Fille Renne des courts-métrages qui abordent les corps et les sexualités). Et crée la bande-son et joue dans les films de Romy Alizée et Laure Giappiconi. En tant qu'autrice, metteuse en scène et performeuse, elle co-crée en 2020 avec Raphaël Mouterde Rivière sale, un spectacle sur la mise en question de l'hétéronorme et des usages des corps dans la sexualité.

Avec Les Histrioniques, les artistes et militantes du Collectif #MeTooThéâtre retracent leur combat contre les violences sexistes et sexuelles qui gangrènent le monde du théâtre actuel. Une pièce féministe qui mêle savamment récits intimes et saynètes burlesques. Journal La Terrasse

Les membres de ce collectif, qui lutte contre les violences sexistes et sexuelles, racontent leur histoire à travers un spectacle à la fois drôle et intense. Télérama

Un trou dans la raquette ? Le sous-titre du spectacle « les Histrioniques », réponse percutante, militante et drôle, à la déferlante de violences et cas de harcèlement dans le milieu du théâtre. L’Obs

C’est un chœur de femmes contemporain, un gang de nanas intrépides, les cinq membres fondatrices du collectif #MeTooThéâtre s’emparent du plateau pour faire de leur militantisme contre les violences sexistes et sexuelles et le harcèlement dans le milieu du théâtre un spectacle plein d’humour et de panache. Leur cheval de bataille se mue en une performance aussi drôle qu’indignée. Les Histrioniques fabrique du faux avec du vrai pour mieux dénoncer librement et s’insurger contre un état de fait. Sceneweb