THÉÂTRE DE PAPIER & MUSIQUE | DÈS 3 ANS
JEUNE PUBLIC

La Fabrique

Mise en scène Max Legoubé
Compagnie Sans Soucis

Samedi 3 décembre
11h | Durée 40 mn

Petit-Caux, Brunville
Tarif JP
Séances scolaires
Jeu. 1er & ven. 2 déc. 9h15, 10h45 & 14h30

Une fable sur le temps qui passe et le monde qui bouge, pas toujours dans le bon sens.
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Dans un monde qui se construit et s’anime sous nos yeux, La Fabrique raconte l’histoire d’un arbre et d’un enfant qui grandissent ensemble et tissent une amitié profonde dans un respect mutuel. Au fil des saisons, la nature prend mille couleurs et le temps s’égrène jusqu’au jour où un méchant arrive. Comme un ogre des contes, il dévore la campagne. Les champs de blé et les fleurs sauvages laissent la place à des pavillons, des centres commerciaux… et l’arbre disparaît derrière la grisaille des murs. Quand la ville grignote la campagne, elle ne demande pas l’autorisation à ceux qui ont vécu là depuis toujours. Dans ce monde du repli sur soi qui rime avec chacun chez soi, il faut un bricoleur de poésie pour redonner des couleurs au béton et faire sourire ceux qui l’habitent.

Mise en scène, manipulation, jeu Max Legoubé. Musique, jeu Tom. A Reboul. Illustrations Adélie Dallemagne. Paroles de la chanson Rémi David. Regard extérieur Pierre Tual. Regards complices Pierre Blaise & Fabienne Guérif.

© Photo : Claude Boisnard, Max Legoubé

Production : Cie Sans Soucis. Partenaires de création : Espace Périphérique – Paris, L’Étincelle – Rouen, Epoque le Salon du livre de Caen, édition 2020, Théâtre aux Mains Nues, lieu missionné pour le compagnonnage – Paris, Théâtre Foz – Caen, Théâtre à la Coque, CNMa en préparation – Hennebont, Cité Théâtre – Caen, Jardin Parallèle – Reims, AMVD-Pierre Heuzé – Caen, C3 le Cube – Douvres-la-Délivrande. Soutiens : Ministère de la Culture – DRAC de Normandie, Région Normandie, Département du Calvados, Ville de Caen et ODIA Normandie.

Site de la compagnie

LE SPECTACLE
La Fabrique raconte l’histoire d’un arbre et d’un enfant qui grandissent ensemble et tissent une amitié profonde dans un respect mutuel. Au fil des saisons, la nature prend mille couleurs et le temps s’égrène. Jusqu’au jour où un méchant arrive, comme un ogre des contes, il dévore la campagne. Les champs de blé et les fleurs sauvages laissent la place à des pavillons, des centres commerciaux…, et l’arbre disparaît derrière la grisaille des murs. Quand la ville grignote la campagne, elle ne demande pas l'autorisation à ceux qui ont vécu là depuis toujours. Dans ce monde du repli sur soi qui rime avec chacun chez soi, il faut un bricoleur de poésie pour redonner des couleurs au béton et faire sourire ceux qui l’habitent. C’est ce que va faire le petit garçon de notre histoire devenu adulte, avec beaucoup de fantaisie. La prise de conscience de nos actes sur notre environnement n'est pas une morale mais une nécessité. La Fabrique sera donc une fable sans parole, une parabole ciselée, simple dans l'histoire qu'elle déploie, et belle dans le questionnement qu'elle suggère, afin d’encourager les enfants à inventer l’avenir.

LA GENÈSE
L’envie d’un récit sans parole. Donner vie à des personnages dont on découvre l’univers, que l’on suit en y mêlant son propre imaginaire. Sans un mot, les images et les musiques nous racontent une histoire. L’envie également de travailler sur la marche du monde et la transformation des paysages. La ville ne cesse de s'agrandir, de se développer, de grignoter la campagne environnante. Elle semble alors être un moteur de pollution : réseau routier de plus en plus dense, bruit…, ainsi qu'un moteur de destruction de tout ce qui l'entoure : biodiversité, écosystème, terres agricoles... Mais, jusqu'où la ville va-t-elle s'étendre sur la nature ?

LA MUSIQUE
Dans ce spectacle, la musique a un rôle essentiel. Elle accompagne nos émotions en soulignant celles du personnage, nous berce ou nous dérange. Les bruits du quotidien (les bruits de la ville, le vent dans les feuilles, la pluie sur le sol, la voiture sur la route... ) enrichissent la composition, ils nous font évoluer dans des environnements différents. Jouée en direct par un musicien, la musique, entre mélodies et bruitages, est à l’image du paysage, en constante évolution et construction.

LE THÉÂTRE DE PAPIER
Le théâtre de papier exerce un pouvoir important sur les jeunes enfants. Plus ils sont jeunes, plus les enfants ont besoin d’un élément d’attraction. Les très jeunes enfants écoutent puis communiquent lorsqu’ils trouvent un plaisir immédiat lié à un support ludique. L’espace traditionnel du théâtre de papier est celui du jeu. Le jeu a pour effet de situer la frontière entre le réel et le fairesemblant, l’imaginaire, le fictif. Le théâtre de papier permet aux enfants d’appréhender le monde extérieur et des situations réelles, liées aux relations sociales, en toute sécurité. Un travail sur soi et les autres, sur nos ressemblances et nos précieuses différences

peu à peu. Les terres agricoles sont menacées. Les zones pavillonnaires envahissent inexorablement les abords des villes et des villages.

J’utilise le théâtre de papier et la musique pour créer un monde miniature parfaitement reconnaissable qui évoque cette réalité sans brutalité. Un monde qui se construit sous nos yeux. Le personnage et le décor prennent vie, se transforment, s’animent et évoluent à l’aide de mécanismes et de techniques ludiques et ingénieuses. Un univers tout en poésie qui questionne les attitudes de l’homme face à la nature.

Inspiré par les théories de Friedensreich Hundertwasser, artiste et architecte autrichien du XXème siècle, j’ai souhaité mettre en avant la nature, l’importance de la couleur, le refus de la conformité et de l’uniformité.

Max Legoubé

MAX LEGOUBÉ – Metteur en scène, marionnettiste
En parallèle de ses études universitaires en Normandie axées sur les arts du spectacle et le cinéma, il travaille en tant qu’assistant à la mise en scène pour des courts et long métrages coproduits par le Pôle Image Haute-Normandie. Il fait sa première mise en scène au théâtre en 1998 avec Hiroshima mon amour de Marguerite Duras. Il crée ensuite sa compagnie, Le Presque Théâtre pour mettre en scène les écritures contemporaines de François Chaffin, Raymond Cousse... Il partage en tant qu’interprète l’aventure du Collectif 280 SE jusqu’en 2005. Puis il suit une formation d’acteur/ marionnettiste sous la direction d’Alain Recoing au Théâtre Aux Mains Nues. Il fonde la Compagnie Sans Soucis pour mettre en scène Le petit Poucet de Pierre Albert-Birot et se consacre dès lors à la marionnette. De 2005 à 2010 il crée une dizaine de spectacles autoproduits à destination du jeune public, dans un réseau d’écoles, de crèches et de RAM. En 2010 il met en scène Hamlet-Machine, soutenu et coproduit par de nouveaux partenaires donnant ainsi un nouvel élan à la compagnie. Depuis 2014, il se forme à la magie nouvelle au CNAC (Centre National des Arts du Cirque).

TOM A. REBOUL – Musique
Tom A. Reboul est un musicien et créateur sonore originaire de Toulouse. Son travail est basé sur les fragments sonores de mémoire et la musique rock teintée de nostalgie. Il a travaillé de 2000 à 2008 au sein du Groupe Merci (The Great Disaster, A., Réserve d’acteurs, Reliquaire peut-être, Voix, Pour Louis de Funès, Les Présidentes) puis de 2008 à 2017 à la compagnie Tabula Rasa de Sébastien Bournac, directeur du Théâtre Sorano à Toulouse (Music Hall, Un verre de Crépuscule, No Man’s Land / Nomade’s Land, Dreamers, L’Apprenti, Jardin d’Incendie, La Mélancolie des Barbares). Il a aussi travaillé comme régisseur son au Théâtre National de Toulouse de 2002 à 2006. S’installant ensuite en Normandie, il réalise l’installation sonore et visuelle Entresort et la musique de Quelque part entre ici et ailleurs dans le cadre d’ Ateliers en Ville-Mondeville en Scène pour les Ateliers Intermédiaires en 2015. Depuis 2013, il compose toutes les musiques de Et Mes Ailes Cie (Théâtre, Objets et Marionnette) pour Fabienne Guérif (Et mes ailes se sont déchirées comme une feuille de papier, Le Murmure d’Antigone, En attendant papa sur la banquise, Histoire(s) du peuple caché, Quelques jours avant l’oubli). Depuis 2016, il travaille également avec la Compagnie Sans Soucis (Arts de la marionnette) de Max Legoubé (Oscar Piano, La Fabrique).

ADELIE DALLEMAGNE – Illustrations
Adélie Dallemagne, est une artiste plasticienne caennaise. Elle jongle entre la peinture et le dessin. Dans un style naïf, elle invente des personnages, des animaux, des végétaux. Elle tire des lignes noires courbes et simples, travestie les formes, dépareille les couleurs, invente des motifs, distribue des grands yeux, des longs bras, des grimaces, des poils, des plumes… Des duos enlacés Homme/ animal. À travers des plumages et des pelages ces oeuvres sont une invitation à venir toucher avec les yeux. « J’ai voulu créer une sensation de matière et de texture par le trait et apporter une sensation de douceur, de complicité et d’humanité par le sujet».

En 2010, la Compagnie Sans Soucis se lance dans un projet ambitieux, une adaptation personnelle et sensible de Hamlet-Machine d’Heiner Müller, pour marionnettes et formes marionnettiques. Cette création est le début d’une collaboration réunissant des artistes de disciplines différentes autour de la marionnette. Ils questionnent les liens possibles entre leurs pratiques respectives et les arts du spectacle par la présence de l’objet à la scène. Par cette définition élargie des arts de la marionnette, ils privilégient la poésie et l’ouverture du sens, s’appropriant l’aphorisme d’Heiner Müller : «Adieu à la pièce didactique...». Le travail de la compagnie s’efforce de donner forme à un théâtre sensoriel et suggestif. Il s’agit d’élaborer une composition où l’imaginaire des interprètes entre en interaction avec l’émotion qu’offrent la création sonore, les inventions scénographiques, les illusions et distorsions que permettent les projections de la vidéo et de la lumière. Les répétitions ressemblent à un vaste atelier, tout est matériau : les objets, la lumière, l’image, les corps, les matières, le texte. Chaque élément est confronté à l’expérience du plateau et deviendra partie discrète d’un tout poétique et sensible.

Rempli de petites trouvailles qui nous ont enchantés, ce travail de théâtre de papier est d’une belle facture. Les petits, si sensibles à l’environnement, comprendront qu’une petite graine peut semer bien des choses et qu’il faut en prendre bien soin. Quant aux adultes, ils se retrouveront confrontés à leurs souvenirs, celle de leur jeunesse, lorsqu’ils pouvaient faire les fous « sans-soucis » dans les campagnes, dans ces champs, aujourd’hui disparus où ont poussé hypermarchés, zones commerciales ou lotissements. Cette fable sans parole, mais si parlante, devrait encourager chacun à réinventer l’avenir ! À découvrir ! Marie Céline Nivière | L'Oeil d'Olivier

Spectacle de papier et de musique, sans parole, La Fabrique présente un monde qui se construit sous nos yeux. Le personnage et le décor s’animent à l’aide de mécanismes et de techniques ludiques et ingénieuses. France Bleu

L’esthétique du spectacle s’inspire de l’univers plastique haut en couleurs du peintre et architecte autrichien Friedensreich Hundertwasser (1928-2000) et de ses théories sur l’écologie avant l’heure. Ici, l’écologie est expliquée aux enfants mais sans leur épargner la réalité : l’urbanisation galopante qui détruit nos campagnes, nos fleurs et nos oiseaux. Et aussi la résilience de notre mère Nature. Une note d’espoir bonne à entendre. La Fabrique qui a déjà été beaucoup joué en Normandie, est sans doute promise à un bel avenir. Un coup de coeur. Mireille Davidovici | Théâtre du Blog

Le créateur Max Legoubé et le musicien Tom A.Reboul sont les deux artistes au sourire malicieux qui s’expriment à vue par la musique ou du bruitage, découpant, escamotant, collant les figurines et les images crées par Adélie Dallemagne. C’est un moment très subtil, d’une intense poésie, d’une beauté apaisante, qui adresse avec humour et gravité un questionnement aux petits et aux grands sur l’avenir de notre planète. Hélène Kuttner | Artistikrezo.com

Bravo pour ce spectacle, extrêmement poétique, beau et agréable à voir et à entendre, comme on en fait plus ou rarement, fait de figurines manipulées, de sons avec des objets, de musique superbes composées ou fabriquées manuellement, insufflant une atmosphère calme positive et forte avec des notes nostalgiques, évoquant le rythme immuable du temps sur le monde, fait de transformations et de recommencements, basé sur la nature et les dangers que lui inflige le monde moderne industrialisé. Cécile Le Guen | ThéâtreEnMots