Sam. 12 décembre

11h | Durée 45 min
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Séances scolaires
Mar. 8, jeu. 10 & ven. 11 déc. 10h | 14h30

Petit Caux
Belleville-sur-Mer, Salle Scène-en-Mer
Tarif C

Zora

MARIONNETTE ET MUSIQUE
Mise en scène Franck Stalder, Compagnie Haut Les Mains

Un voyage au cœur d'une vi(ll)e imaginaire, inspiré de l'ouvrage d'Italo Calvino Les villes invisibles.
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Au commencement, tout est endormi. On ne sait plus quand l'ancre du bateau a été jetée. Un homme dort dans la cale et pas un souffle ne vient déranger la grande voile qui a dirigé sa vie. Il est musicien matelot, trompettiste et marin. Sur son bateau, il a traversé les flots et visité les terres, après la disparition de Zora. Zora est une ville et une femme, qui se sont confondues dans la mort et lui ont donné la force de partir. Ses souvenirs s'invitent et reprennent vie sous ses yeux. Les villes parcourues défilent, se projettent dans les airs et en musique.
Le décor évoque le pont d'un navire, il représente la barque du marin mais aussi son refuge. Les voiles, faites de papiers et de tissus, sont suspendues en un grand mobile. Elles pivotent, montent ou descendent et deviennent écrans de projection des rêves, grâce aux jeux d'ombres et de lumière. L'amour et la mort s'unissent dans cette fable onirique pour raconter en musique la quête inexorable d'un homme à la recherche de son paradis. Porté tout en douceur et poésie par trois musiciens et deux manipulateurs, c'est un magnifique hommage aux souvenirs qu'une vie passée laisse dans son sillon.

Manipulation Franck Stalder. Manipulations, dramaturgie, chant Caroline Demourgues. Contrebasse, arrangements, composition Florent Hermet. Accordéon, arrangements, composition Julien Certin. Buggle, arrangements Olivier Genevest. Scénographie, constructions, création lumière Anthony Lopez.

© photo : Florent Hermet, Erwan Lesné

Site de la compagnie

Au commencement, tout est endormi. On ne sait plus quand l'ancre du bateau a été jeté. Un homme dort dans la cale et pas un souffle ne vient déranger la grande voile qui a dirigé sa vie.
Il est musicien matelot. Trompettiste et marin.
Sur son bateau, il a traversé les flots et navigué sur les terres, après la disparition de Zora.
Il a rencontré des cités aux paysages fantasques, cultivé son métier en dérangeant les autres, créé des langages insolites. Il a rêvé aussi et s'est parfois perdu dans la machine des villes...
Mais partout Zora lui a sourit, en souvenir témoin de ses choix.
Zora, c'est une ville et une femme qui se sont confondues dans la mort.
Zora lui a donné la force de partir.

Aujourd'hui, la tempête se lève : sa propre mort le salue.
Les souvenirs s'invitent alors en lui et reprennent vie sous ses yeux. Les villes parcourues défilent, se projettent dans l'air et sur les voiles, un immeuble apparaît sur scène...
Seul un souvenir se bat pour revivre : le souvenir de Zora.
Zora lui rendra le courage de revenir à Zora.

Trois musiciens et deux manipulateurs, outillés de lumières et de mélodies contrastées, rendent hommage aux souvenirs qu'une vie passée laisse dans son sillon.

Zora nous parle de cloisonnement, de quête d'espace, du temps qui brave les frontières et de l'homme qui recherche LA demeure où échafauder ses rêves.

Marionnette
Le personnage unique est une marionnette haute d'environ 50 cm, de type bunraku, et manipulée à vue par un seul manipulateur.

Son corps raconte celui d'un homme campé, qui a toujours choisi la façon dont mener sa barque de vie. Le visage papiété permet de lui donner un âge qui s'avance dans la vieillesse. Il n'est pas pour autant grabataire. Comme la plupart des marionnettes de la compagnie, il est sans bouche: sa voix est portée par les instruments qui accompagnent la narration du spectacle.

Notre homme est musicien, trompettiste. Et matelot. Il a passé sa vie à naviguer, de cités en cités.

Musique
Interprétée par trois musiciens en live, notre trio est composé d'une contrebasse, d'un accordéon et d'un bugle. Le choix des instruments évoque la fanfare populaire, tout en conservant la dimension minimaliste d'un orchestre de chambre. Le décalage avec une instrumentation classique est recherché afin de favoriser un imaginaire populaire.

L'esprit populaire et minimaliste est par ailleurs insufflé dans l'écriture du compositeur Ligeti, choisi pour narrer les souvenirs du personnage. Le répertoire est essentiellement basé sur les Musica Ricercata, écrites pour piano par Ligeti de 1951 à 1953. Savantes et accessibles à la fois, ces pièces courtes sont jouables dans leur intégralité. Onirique et rythmique, l'amour de l'écriture et des couleurs de ces œuvres donnent une âme entière et vive au personnage.

D'autre part, les compositions originales de Florent Hermet et Julien Certin créent le fil conducteur de l'histoire du spectacle, comme un narrateur sans paroles.

Scénographie
Le bateau
La scénographie globale évoque le pont d'un navire. La scène est ronde, en bois, de 4 mètres de diamètre. Sa hauteur se situe entre 60 cm pour le nez de scène et 80 cm pour le fond, avec une pente de 7%. Cela offre une visibilité optimale au spectateur. Depuis des trappes au sol, s'élèvent les architectures et les objets lumineux (cf. chapitre Les villes et le voyage).

La scène représente la barque de notre personnage mais aussi son refuge. Elle conserve la mémoire de sa vie dans ses cales.

Le mobile
Les voiles, de tailles diverses, faites de papiers et de tissus, sont suspendus en un grand mobile au fond de scène. Ils pivotent, montent ou descendent,et deviennent écrans de projections. Fixé à un mât principal en fond de scène, ce mobile est la voile du bateau. Cet assemblage d'écrans reçoit les fantasmes et les souvenirs de notre personnage, mis en ombres et lumières par des lampes d'ombres, rétroprojecteurs, et lanternes magiques.

Travelling, le chemin parcouru
Un long travelling dessiné et projeté sur la grande voile, emmène le spectateur dans le souvenir du long voyage qu'a parcouru notre personnage. Des citées extraordinaires s'y développent... Immeubles, quartiers, contours et paysages se déroulent sous leurs yeux. Les caractéristiques des villes sont autant de façon de vivre, de voir le monde.... Ville en suspension, ville labyrinthe, ville arbres, ou ville valise...

Lorsque nous faisons escale, le souvenir des ville s'invite sur le plateau. Trois types d'architectures se dressent, soutenues par la musique qui leur donne leurs rythmes et leurs caractères.

Ville building, vivre les uns contre les autres
Une valise sort de cale et se tranforme en barre d'immeuble quelconque. Le genre d'architecture où l'on entasse des personnes forcées de vivre les une à côté des autres. Mais pas ensemble. Le manque d'harmonie nous pousse parfois à vivre sans s'entendre. A en devenir sourds.

Ville lumière, vivre les uns avec les autres
Inspirés d'abord des architectures peintes de Paul Klee, ce temps de manipulation sur rétroprojecteur est devenu une ode à la couleur et à l'éclat, une agitation joyeuse qui rend hommage à la diversité et au mouvement, soutenue par la Ricercata n°.

photo : Travelling projeté sur la grande voile

La compagnie Haut les Mains est née à Lyon en 2007 sous l'impulsion de Franck Stalder.

Il crée lui-même les marionnettes qu'il manipule sur scène. Son système principal de manipulation est atypique : une organisation de tringles, fils et baguettes, mêlée de récupération et de nouveauté, qui accompagne la marionnette dans une grande autonomie.

Les premiers spectacles de la Compagnie sont sans paroles : la musique accomplie une grande part de la dramaturgie.
Dans Choses & Autres (2015) et Contre Mémoire (2018), la parole apparaît sous les plumes de Jacques Prévert et Pierre Dodet, et les marionnettes grandissent jusqu’à atteindre une taille presqu’humaine.

Pour chaque nouvelle création, Franck Stalder s’entourent de musiciens et de comédiens de divers horizons, apportant une sensibilité unique à chacune des propositions artistiques.

Franck Stalder
Après quatre années de travail en usine riches en rapports humains, Franck décide de se chercher dans sa passion pour les arts vivants et plastiques. En 2001, il entame une remise à niveau en art plastique et une formation de costumier à l'Ecole Virgulin (Lyon).

Costumier décorateur pour plusieurs compagnies en 2002, il travaille en 2003 pour la Cie ZANKA sur le projet La symphonie des merveilles à St Fons (69). Il y rencontre Geneviève et Gilbert PAVALY, sculpteurs et manipulateurs de marionnettes. S'ensuit environ trois années de « compagnonnage » et de collaboration pendant lesquelles il découvre le monde de la marionnette. Naît alors pour lui une réelle vocation.

Fort de cette riche formation, il décide en 2007 de créer sa compagnie, la Compagnie Haut Les Mains.

Parallèlement, il collabore de 2011 à 2014 avec la Compagnie EMILIE VALANTIN et intègre l'équipe pour les spectacles Tours et Détours et Le Castelet des Scriptophages.

Directeur artistique de la Compagnie Haut Les Mains, Franck Stalder crée lui-même les marionnettes qu'il manipule sur scène.
Son système principal de manipulation est atypique : une organisation de tringles, fils et baguettes, mêlée de récupération et de nouveautés, qui accompagne la marionnette vers son autonomie.

Histoire Papier et Accord Caboche, les premiers spectacles de la Compagnie, sont sans paroles : la musique accomplit une grande part de la dramaturgie. Dans Choses & Autres et Contre Mémoire, la parole apparaît sous les plumes de Jacques Prévert et Pierre Dodet, et les marionnettes grandissent jusqu'à atteindre une taille presque humaine. Avec Temps, la marionnette redevient petit personnage à bec d'oiseau, sans mots dits.

Pour chaque nouvelle création, Franck Stalder s'entoure de musiciens et de comédiens de divers horizons, apportant une sensibilité unique à chacune des propositions artistiques.