THÉÂTRE MUSIQUE

LE DRAKKAR

VENDREDI 29 JANVIER – 20 H

SÉANCE SCOLAIRE
VENDREDI 29 JANVIER – 14H30

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Tarif B
Dès 12 ans – 1 heure


ZOLA… PAS COMME ÉMILE !!!

FORBON N’ZAKIMUENA
MANTRAP

Il a 13 ans, est né et a grandi en France. On lui demande pourquoi il veut devenir français.

Forbon N’Zakimuena raconte cette histoire vraie, la sienne, avec ses mots, son flow, sa colère et son humour. Entre récit, rap, archives sonores et beatmaking, il embarque le public dans une adresse frontale et intime sur l’identité, les papiers, la famille, et ce que ça fait d’être « entre deux ».

Nourri de témoignages de jeunes recueillis dans toute la France, ce spectacle percutant et rythmé pose une question simple et vertigineuse : qui je suis, et pour qui dois-je l’être ?


Conception artistique, récit et interprétation : Forbon N’Zakimuena – Co-mise en scène et dramaturgie : Pauline Fontaine – Accompagnement à l’écriture : Rachid Akbal – Création et interprétation musicale : Adam Carpels et Nicolas Tarridec (en alternance) – Costume : Cassandra Cristin – Création lumière : Noémie Moal – Installation numérique : Boris Dymini.

© Photo : David Le Borgne

Distribution suite Répétiteur chorégraphique : Mathieu Calmelet – Regard extérieur : Penda Diouf – Régie lumière (en alternance) : Noémie Moal et Dgiorgio Chaix – Regard chorégraphique : Julie Botet – Administration de production : Mathilde Blottiere – Diffusion Zelda Gourru. Production : Mantrap, Lille – Production déléguée : L’iliaque, Bassin de création, Lille – Coproductions : compagnie Le temps de Vivre / Fabrique Rumeurs Urbaines, Colombes ; compagnie Superamas / Dispositif Happynest #7 Amiens ; Le Grand Bleu SCIN Lille ; Le Vivat SCIN Armentières ; Collectif Jeune Public / Dispositif C’est pour Bientôt 2024, Lille ; Les Tréteaux de France CDN ; Espace Culturel La Gare Méricourt ; Culture Commune SN Bassin Minier du Pas-de-Calais ; Festival Méli’môme Reims ; Le Safran SC Amiens ; Théâtre du Nord CDN Lille ; La Croisée Hauts-de-France ; Le Bateau Feu SN Dunkerque ; Droit de Cité, Aix-Noulette ; CCAS Activités Sociales de l’Énergie – Soutien : DGCA & SACD, bourse Écrire pour la Rue 2024 ; Drac & Région Hauts-de-France ; Département Pas-de-Calais ; Ville de Lille ; Spedidam ; L’Étoile du Nord SCIN Paris ; Sacem / Salles Mômes ; L’Ouvre-Boite ASCA Beauvais ; Le Tetris SMA Le Havre ; Bords 2 Scènes SMA Vitry-le-François ; Le Totem SCIN Avignon ; La Cave aux poètes SCIN Roubaix ; Les Lieux Culturels Pluridisciplinaires Lille ; Kunstencentrum BUDA Courtrai ; PadLoba Angers ; Ville de Wimille ; Théâtre Molière SN Sète ; Festival De l’impertinence #3 Sète ; L’Atelline, Juvignac / résidence « Agiter Avant Emploi » avec le soutien de la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon CNES ; 4HdF, Hauts-de-France ; Théâtre d’Angoulême SN.

Site de la compagnie

On a tendance à nous faire croire, au nom du « droit du sol », qu’un enfant d’étranger né en France est automatiquement français. Or, ce n’est pas le cas, la nationalité française d'un enfant, qu'il soit né en France ou pas, dépend avant tout de la situation de ses parents au regard de la nationalité.

Un enfant né en France est français de naissance seulement s'il se trouve dans l'un des cas suivants :
< au moins l'un de ses parents (quelle que soit sa nationalité) est né en France ;
<< au moins l'un de ses parents est français au moment de sa naissance ;
<<< au moins l'un de ses parents est né en Algérie avant le 3 juillet 1962.

Autrement, si ses deux parents sont étrangers, l'enfant né en France pourra devenir français à partir de 13 ans, sous certaines conditions. L’enfant concerné devra en faire la demande entre ses 13 et 18 ans. L’enfant est convoqué au tribunal de grande instance pour passer un entretien oral de naturalisation pour motiver sa démarche devant un juge. Si l’enfant réussit cet oral, il pourra obtenir sa naturalisation et la possibilité de franciser son prénom, s’il le souhaite. Cette démarche de naturalisation est due à la loi Pasqua adoptée en 1993 qui abroge le caractère automatique de nationalité pour un enfant né en France de parents étrangers : « le droit du sol ».

J’ai reçu ce prénom composé, Zola-Forbon. Soit « Le bien aimant Forbon » en Lingala, la langue de mes parents, parlée en République Démocratique du Congo. Zola, c’est le prénom issu de ma famille maternelle, transmis depuis 4 générations à un seul enfant désigné par génération. Prénom que j’ai dû abandonner à mes 13 ans lors de mon oral de naturalisation, prénom jugé pas suffisamment « français » pour valider la francisation de mon prénom. Cet événement est le point de départ, l’acte fondateur pour amorcer la réflexion autour d’une nouvelle création. Le récit de ce spectacle s’appuiera sur ma propre naturalisation vécue à mes 13 ans et sur une récolte de paroles menée auprès d’adolescent.e.s ayant vécus ou en passe de vivre cette même expérience. Il reliera différents parcours de vie qui tentent de déchiffrer et redéfinir les grilles de lecture officielles à travers leurs noms et leurs identités.

Il s’agit de mettre en scène la reconquête d’un prénom hérité et transmis depuis plusieurs générations.
<<De déconstruire la question de la francisation du prénom comme l’injonction institutionnelle à l’intégration, à l’assimilation.
<<D'étudier la construction des sentiments de honte et/ou de colère pendant l'enfance et l'adolescence pour les personnes non blanches et minorisées en France.
<<De s'inspirer et traduire sur scène des références intimes importantes pour aborder ce sujet tel que le film Do the right thing de Spike Lee (1989), les morceaux de rap français Niquer le système de Tandem, Sniper, Eden, Bakar (2004) et 11’30 contre les lois racistes, morceau collectif historique et fondateur du rap français datant de 1997, les écrits de Bell Hooks, James Baldwin ou encore le film Rize de David Lachapelle.

Je pourrai ensuite explorer et affirmer mes intuitions scéniques : Celle de défendre ce spectacle seul sur scène, d’exploiter et retravailler les fragments d’entretiens audio collectés, de mêler les médiums d’expression tels que le rap, la parole contée, le beatmaking, le mouvement Ce nouveau projet poursuit les sillons creusées depuis ma précédente création, Tu Mues, Tu Meurs !(?)!, qui qui lient mon processus de création à ce profond désir d’expérimenter l’adresse au public adolescent à l’heure où les signes de désintérêt des adolescents pour la politique traditionnelle française sont nombreux, profonds et manifestes.

Je souhaite partir d’une collecte de paroles en collèges, lycées, centre socio-culturels et porter leurs voix jusqu’à l’espace scénique afin de mettre en avant la parole intime de jeunes remettant en question tout un système politique dans son ensemble.
Afin de relier plusieurs parcours, plusieurs regards, plusieurs contextes autour des questions d’identités et de nationalité. Afin d’offrir aux jeunes différentes grilles de lecture à explorer autour de ces mêmes questions; historique, politique, actuelle et individuelle. Défendre une adresse directe aux public adolescent entre rap et récit; se questionner autour de thématiques qui concernent et engagent la jeunesse dans leur intimité profonde; créer des espaces où la parole des jeunes est accueillie, écoutée et acceptée sans jugements. C’est aussi l’occasion d’emprunter de nouveaux chemins de création, de suivre des nouvelles intuitions : explorer le mouvement dansé, en particulier la danse House et le Footwork ; créer une version en salle et une version dans l’espace public de ce spectacle.

Telles sont les recherches artistiques, politiques et citoyennes de Zola ... pas comme Émile!!! Un spectacle que je veux incisif, sans concession, franc du collier, drôle, introspectif, sensible, intime, choc, criard, bruyant, chaleureux, fort, puissant, sportif, viscéral, organique, bétonné, massif, impertinent, confrontant, salvateur.

Forbon N’Zakimuena

<< La collecte de voix : Le processus de création est basé sur ces deux fondements : l'exploration de sujets personnels, à la fois intimes et politiques et la collecte de voix. Celles qui témoignent, se remémorent, cherchent et se questionnent. Ces voix nourrissent autant l'écriture du récit que la création sonore des spectacles. Des protocoles d'entretiens sont définis et menés auprès différents groupes d'adolescents et adolescentes sensibles à la thématique abordée. L'occasion aussi d'échanger sur leur rapport à la nationalité française et sur la question de la citoyenneté.

<< Le récit : Zola… Pas comme Émile !!! est une autofiction. Sa version en salle met en lumière les différentes étapes de réappropriation du prénom manquant de Forbon. De ses 13 ans lors de son entretien de naturalisation, à ses 18 ans lors de son changement de prénom en mairie. Avec en toile de fond, l'intervention audio des différents témoignages recueillis, évoquant leur parcours en France. La version dans l’espace public, fera entendre plusieurs récits d’adolescents et adolescentes lors de leur entretien de naturalisation en écho au parcours de naturalisation de Forbon. L'accompagnement à l'écriture amorcé par Rachid Akbal en 2023 fut poursuivi à partir de 2024 par le duo Pauline Fontaine et Penda Diouf. Les univers distincts et complémentaires de ces deux autrices et dramaturges offriront à Forbon les échanges et confrontations d'idées nécessaires pour mener à bien cette version sous le prisme de grilles de lecture intersectionnelles et décoloniales.

<< Mise en scène : Sur scène, un plateau épuré pour s'ouvrir à l'imaginaire de chacun.e à travers ces 3 objets/espaces de jeux. Un ghettoblaster, dispositif sonore diffuseur de sons et de sens via la cassette audio, objet de musique et d'archives. Prétexte à diffuser des morceaux de rap et à amplifier la parole de futurs citoyen.ne.s. Ce ghettoblaster sera augmenté par Boris Dymini, technicien arduino, qui le transformera en un outil interactif à l'aide de cartes électroniques intégrées. Une chaise de camping, référence intime rappelant les longues heures d'ennui à Villiers le Bel (95), où a grandi Forbon, en zone réputée sensible. Un pupitre, espace évoquant toutes prises de parole administratives et institutionnelles : la tribune présidentielle, la barre des témoins face à la cour, l'espace devant le tableau du professeur à l'école... Une attention particulière sera portée sur la création lumière pour accompagner les différents espaces de jeux et leur adresses publics associées.

<< La musique : L’univers musical s’est construit par Adam Carpels et Nicolas Tarridec. Savant mélange de deux univers, entre le rap pour le premier et la noise pour le second, accompagnant l'interprétation live des morceaux de rap de Forbon, à l'adresse poétique et aux texte acérées rappelant des artistes tels que Casey, Fabe ou Rocé. L'ambiance noise accompagnant également le récit plongera le public dans des instants immersifs et atmosphériques.

<< Le mouvement : Forbon s’est appuyé sur le regard chorégraphique de Julie Botet et Mathieu Calmelet pour travailler à l'intégration de la danse house dans l'interprétation. Afin de trouver un état de corps modifié pour délivrer le récit à partir de cette danse dont les mouvements de base partent de la terre vers le ciel, comme pour signifier l'urgence d'une pulsion de vie permettant de rebondir sur les situations discriminantes

Forbon N’Zakimuena
Conception artistique, récit et interprétation
Forbon N’Zakimuena est un musicien, un artiste de la parole et interprète pluridisciplinaire implanté depuis 2016 à Lille dans la région Hauts de France. Après le bac, il poursuit ses études en classe préparatoire littéraire à Nanterre puis en médiation culturelle à l’université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle où il obtient une licence. Parallèlement, il mène ses premiers projets artistiques grâce auxquels il explore à la fois les mots, l'expression (rap, chant, slam, théâtre) et la musicalité (beat-boxing, loop station, beat-making). Implanté à Lille, dans les Hauts de France depuis 2016, il est accompagné sur la saison 2016/2017 par la Cie Hendrick Van Der Zee (HVDZ), dirigée par Guy Alloucherie et Culture Commune - Scène nationale du Bassin minier du Pas-de-Calais dans le cadre du dispositif Pas à Pas, DRAC Hauts-de-France. Durant cette collaboration il créé SILEX, une série de performances et d’installations évoquant le passé minier et migratoire du territoire au Centre Historique Minier de Lewarde (62) dans le cadre de la nuit européenne des musées. Il signe également la création sonore de trois pièces de HVDZ : Qui redoute la parole? (Acte 3) (création 2017), Nickel - Les Veillées/Les Portraits (création 2017), No Border (création 2018). Grâce à cette collaboration, Forbon porte ses deux premières créations destinées aux plateaux de théâtre soutenues en production déléguée par la Maison du Conte de Chevilly-Larue : S.I.M.P.L.E? (création 2020) et Tu mues, tu meurs!(?)! (création 2022). Il affine ainsi son processus de travail qui lie l’exploration de sujets personnels et intimes à une prise de parole sur des récits collectifs, politiques et citoyens. Artiste pluridisciplinaire, il a notamment participé au projet musical YN (Sélection Inouïs Printemps de Bourges 2020) en tant que musicien/auteur- compositeur-interprète ainsi qu’aux créations théâtrales ConaCrika (création 2011, Cie L’Emmélée, Paris) en tant que comédien ; One Land, Many Faces (création 2015, Cie La Transplanisphere, Le Raincy, 93) en tant que comédien ; GilgaClash (Création 2018, Cie Le Scrupule du Gravier, Marseille, 13) en tant que comédien/musicien, No Border (Création 2018, Cie HVDZ, Loos-en-Gohelle, 62) en tant que musicien/danseur et G(H)ospital (Ciné- Concert, Création 2019, Lille 59) en tant qu’auteur- compositeur/poète au plateau. Accordant beaucoup d’importance à la transmission, Forbon anime régulièrement depuis 2013 des ateliers d'écriture et de création de chansons en partenariat avec différentes structures culturelles et / ou sociales partenaires. Depuis septembre 2022, il est accompagné par L’Iliaque en production déléguée (Lille).

Rachid Akbal
Accompagnement à l'écriture
Comédien, conteur, auteur et metteur en scène, Rachid Akbal s’inscrit dans le mouvement des raconteurs contemporains et développe un théâtre hybride où la narration tient une place centrale. Il partage l’aventure des compagnies de rue Oposito (Les Trottoirs de Jo’burg, création collective en tournée nationale et internationale) et Annibal et ses Éléphants (Attention au chien au festivals d’Aurillac, Chalon dans la Rue...). Il s’initie également à l’univers du cirque avec l’Académie Fratellini pour des happenings cirque/théâtre, à celui du cinéma avec Jean-Patrick Lebel. Il fonde la compagnie Le Temps de Vivre en 1992. En tant que comédien, il travaille sous la direction de Jean-Luc Boutté à la Comédie- Française, Robert Fortune, Eric Auvray et plus récemment Julien Bouffier (Costa le rouge de Sylvain Levey, 2011).

Mathilde Blottière
Production
Chargée de production et de développement dans les arts vivants, Mathilde accompagne des artistes dans leurs projets de création et organise des événements culturels depuis 2019. Elle a travaillé à la réalisation de spectacles chorégraphiques et performatives - Les Sapharides ; Yonsk ; Nathalie Baldo - mais aussi de pièces de théâtre sous toutes ses formes : participative, dans l’espace public musicale ou contée - Muriel Cocquet ; Nadia Ghadanfar , Forbon N'Zakimuena. Elle collabore également avec La Mascarade, festival de création contemporaine adossé au Théâtre de la Mascara dans l’Aisne, pour qui elle développe des actions d'accompagnement à l'émergence. Mathilde aime coordonner, organiser, créer du liant et du lien. Membre du collectif Filage - coopérative d'accompagnement des acteur·ices artistiques et culturel·les à Lille – Mathilde aime participer à la recherche de manières toujours plus collectives et créatives de penser et effectuer nos métiers et notre secteur d'activité.

Julie Botet
Regard chorégraphique
Chorégraphe et danseuse, formée à l’école du Centre Chorégraphique National, Roubaix Carolyn Carlson puis Olivier Dubois, Julie intègre en 2016 la formation CobosMika Seed’s en Catalogne où elle fait la rencontre de nombreux chorégraphes catalans et européens. En 2016 toujours , Julie intègre Les Sapharides qu’elle co-dirige désormais avec Mel Favre. Elles signent ensemble Dolores (2019), PUCIE (2020) et Jumelles (2022). Elle initie son propre travaille dès 2019 et signe le solo Bébé, sous le regard de Max Gomard et Pascaline Verrier. Solo crée en octobre 2023. Dès 2024, elle entame de nouvelles recherches pour sa seconde pièce en solo Lymph Blood Story 9424, qui verra le jour en 2026. Aujourd’hui Julie travaille en tant que danseuse-interprète pour Les Sapharides et La Ruse. Elle travaille également en tant que regard chorégraphique pour Mélissa Guex, Louise Wailly. Muriel Coquet, Antoine Domingos, Agathe Coquelle et Pauline Fontaine.

Mathieu Calmelet
Répétiteur chorégraphique
Mathieu Calmelet se forme à la danse contemporaine au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers dont il obtient le diplôme en 2005. Il est interprète aux côtés des chorégraphes Nasser Martin-Gousset, Joëlle Bouvier, François Veyrunes, Olivier Dubois, Didier Théron, Simonne Rizzo. En tant que chorégraphe lui-même, il crée avec le Madrigal de Paris «Stabat mater», dont il co-signe la chorégraphie. Il co-signe ensuite la chorégraphie de «Dance is a Dirty Job but somebody’s got to do it», Prix du Public Danse Elargie en 2010. Parallèlement à cela, il développe des créations musicales, notamment avec le groupe Angle Mort & Clignotant, Inouïs Printemps de Bourges 2018 et Résidents Chantier des Francos 2020, ou en solo pour les chorégraphes Claire Jenny, Sébastien Perrault et Claire Durand-Drouhin.

Adam Carpels
Création sonore et régie son
Producteur et compositeur de musique originaire de Lille, Adam amorce sa carrière artistique en 2016 au sein du collectif Hip-Hop « Les Fistons » dans le Nord, en production musicale et mixage. Fort de son expérience de beatmaker, il commence à partir de 2021 à développer une activité dans la production musicale pour les spectacles vivants , la danse, la musique à l'image, les podcasts... Il développe également son activité de réalisateur d'albums pour divers projets de Pop/Electro/Hip-Hop. Son parcours l’amène à collaborer avec plusieurs artistes en tant que producteur/ réalisateur, dont Thérèse, Mercure Nitro, Soha Mess, Dario Della Noce, Lexa Large... En 2022 il s'associe au rappeur Forbon N'Zakimuena, avec qui il crée un spectacle sur l'adolescence, combinant musique hip-hop et conte : Tu mues Tu meurs ! (?)! Être un soutien aux artistes qu'il aime, aller à la rencontre de personnalités passionnantes, transmettre son parcours et son savoir-faire aux jeunes générations via des ateliers, rencontres et conférences sur les rouages des métiers de la musique et leurs réseaux professionnels, telles sont les raisons qui lui donnent envie de se lever chaque matin.

Penda Diouf
Regard dramaturgique
Après des études de lettres modernes et d’arts du spectacle, Penda Diouf a travaillé pendant 10 ans comme bibliothécaire et a dirigé les 4 bibliothèques de quartier à Saint- Denis (concours de bibliothécaire territoriale obtenu en 2017). Elle est autrice de théâtre et membre de l’Ensemble artistique de la Comédie de Valence dirigée par Marc Lainé. Poussière, La Grande Ourse, Le Symbole, Pistes... sont quelques- unes de ses pièces, remarquées par différents comités (Le bureau des lecteurs de la Comédie Française, le Théâtre de la Tête noire, la Comédie de Caen, A mots découverts...) et mises en lecture. Ses textes traitent de l’identité, de situations oppressives, de la colonisation, d’injustices et ouvrent vers un imaginaire éco-féministe et vers un réalisme magique.

Boris Dymini
Artiste numérique
Auteur, metteur en scène, acteur et musicien, concepteur IT, plasticien et chanteur. Il fut initialement formé par une diversité d'approches et de références : Mario Gonzales, Carlo Boso, Jeannine Worms, l’école du Samovar puis au Cerisier où il côtoiera Serge Noyelles, Marion Coutris et Michel Crespin. Il fonde en 2012 la compagnie DMT où il crée des projets artistiques qui allient partage, échanges, rencontres et technologies et innovations. Sa méthode NarrActive Création s’inspire entre autres du théâtre de rue, de la Commedia dell’Arte et de d'installations technologiques. La création NarrActive, est une technique de création intuitive qu'il a élaborée au sein de divers processus de création européen à travers des outils technologiques fabriqués par ses soins, pour faciliter l’expression collective et l’émergence des récits que chacun porte sans pouvoir les partager.

Pauline Fontaine
Regard dramaturgie
Artiste scénique pluridisciplinaire (arts du récit, théâtre, mouvement dansé, création sonore), Pauline Fontaine dirige la compagnie L’Escamoteuse depuis 2014. Par ailleurs autrice, elle place l’écriture et l’expérimentation littéraire au coeur de sa démarche de création. Son obsession de la mise en langage s’applique en général à des thématiques tenues sous silence ou invisibilisées. Elle explore les questions de l’intime en tant que matière politique, notamment avec sa dernière création Le Je+Tu qui interroge et dissèque le couple. Ses créations sont le plus souvent pensées avec et dans l’espace public, défendant l’accessibilité du spectacle vivant et attentive à la question de l’empreinte de celui-ci dans la mémoire des lieux ou la mémoire affective du spectateur. Elle accompagne régulièrement d'autres artistes à l'écriture de leurs projets scéniques ou sonores (Forbon N'Zakimuena ; Le Scrupule du Gravier ; Le Cirque Rouage ; Presque Siamoise ; Looking for Paradise ; Le Sonographe...) et est interprète de la Cie Oh !

Noémie Moal
Régie et création lumière
En parallèle de son parcours universitaire en Arts et Culture, Noémie a développé une approche pluridisciplinaire du spectacle, d'abord par la pratique de la musique et la composition, ensuite via la scénographie et la mise en lumière. Dans ce domaine, elle accompagne depuis 2016 des artistes et collectifs dans leurs créations, avec une affinité particulière pour les propositions qui n’ont pas peur de la diversité, et qui s’épanouissent dans le mélange des disciplines. Parmi elleux : Amandine Dhée, Law, Forbon N’Zakimuena, Cie Générale d’Imaginaire, Cie La Minuscule Mécanique, Cie L’Organisation. Elle considère chaque nouvelle création comme autant de laboratoires artistiques et techniques au service de ce qui nous rend vivant. En 2017, elle met un pied dans les arts numériques et participe à la création de dispositifs interactifs et immersifs, des oeuvres dans lesquelles le public devient acteur. En 2023, avec des plasticien·nes, des musicien·nes et des vidéastes, elle crée le collectif l’Antithèse dont le travail est axé autour de la création numérique, visuelle et musicale. Elle y développe deux projets où elle est également interprète : NoéZhai, duo électro-lyrique et instrumental Glitch-hop, et Le Zygophone, jardinerie électronique et musicale.

Nicolas Tarridec
Création sonore et régie son
Nicolas commence son parcours avec une formation de chant et de solfège et de clarinette au conservatoire de Roubaix, puis se tourne après 10 ans de bases classiques vers une formation batterie et MAO ainsi qu’un BTS Audiovisuel. C’est avec le groupe The Lumberjack Feedback qu’il fait ses premières scènes en France et en Europe. Son style musical complexe puise dans de nombreux répertoires, du drone à la house en passant par la minimale et le Post Rock. Batteur et interprète pour divers projets (Gojira, Crowbar, Kylesa, Oxbow, Wolf Eyes, Acid King), il développe également un attrait pour la musique électronique, la production et le mix. Membre fondateur et actif du projet Beat Boutik, il inaugure avec eux son premier EP, The FloatingDots. Curieux, il crée aussi pour des projets de spectacles vivants, notamment avec les Sapharides (Dolores, Pucie et Jumelles). Il collabore également avec la compagnie Hej Hej Tak. Plus récemment, il fonde le groupe Queen(Ares) et lance son projet solo Godless-Mind qu’il inaugure avec son premier EP SCISSIONS.

Forbon signe un spectacle intime, rythmé, frontal. Une adresse directe aux ados et à toutes celles et ceux qui se demandent : qui je suis, et pour qui je dois l’être ? Sceneweb

Forbon N’Zakimuena mixe rap et théâtre pour raconter avec force et humour sa vie entre deux cultures. Télérama