GRANDE SALLE
VENDREDI 2 OCTOBRE – 20 H
Mazelfreten orchestre une fête électro hypnotique, où la puissance du collectif et la virtuosité des corps font vibrer la scène !
Née dans les clubs parisiens, popularisée par YouTube, récupérée par les marques puis déclarée morte par les magazines, la danse électro a pourtant continué, souterraine et vivante. Mazelfreten s’en empare avec lucidité : ni nostalgie, ni revanche. Ils convoquent les codes des battles, la puissance hypnotique de la musique électro, et cherchent dans le mouvement collectif quelque chose qui résiste.
Un plateau habité, viscéral, qui interroge ce que devient une culture quand le projecteur se détourne.
Spontanée, engagée et viscérale — La Terrasse
ON POURSUIT LA SOIRÉE !
Après la représentation, rendez-vous au Barvis pour un DJ set avec l’équipe du spectacle.
Chorégraphie : Brandon Miel Masele et Laura Nala Defretin – Interprètes : Téo Le Mino Cellier, Filipe Francisco Pereira Silva, Océane Haja Maréchal, Alice Aliche Lemonnier, Adrien Vexus Larrazet, Marie Mariejuana Levenez, Brandon Miel Masele, Jade Jaddow Mienandi, Maelo Hernandez, Nathalia Nath Meneses – Lumières : Judith Leray – Musique : NikiT/ Ino & Fille de Minuit – Costumes : Sting Masele & Emma Deat
© Photo : Jonathan godson, Jonathan Lutumba Viascent, Romain Gauthier
Distribution suite En alternance : Théa X23 Haggiag-Meier, Roger Big Jay Bepet, Ayaba Amavi, Lorenzo DS Da Silva Dasse. Production : compagnie Mazelfreten – Chargée de production et d’administration : Carline De Castro – Diffusion : Kinetic – Coproduction : IADU La Villette, Théâtre de la Ville Danse Élargie, Ballet National de Marseille – (LA) HORDE, Drac Île-de-France, Points Communs Nouvelle Scène nationale de Cergy- Pontoise - Val d’Oise, CDLP P. Doussaint GPS&O, DCA Philippe Découflé – Avec le soutien de la MTD d’Épinay, du département Seine-Saint-Denis et du mécénat de la Caisse des Dépôts – Mazelfreten est une compagnie soutenue par la fondation BNP Paribas.
La danse électro est la première danse urbaine française. Fondée sur des mouvements atypiques de jeux de bras adaptés au rythme de la musique «électro/house et techno», elle est pratiquée depuis les années 2000 lors des soirées dans certaines boîtes de nuit parisiennes, cette danse s'est rapidement popularisée par bouche-à-oreille grâce à des vidéos postées sur Youtube et notamment lors de la Techno Parade 2007 de Paris.
Ça a fait l’effet d’une bombe : les médias s’en sont emparés, la rebaptisant à tort « Tecktonik », confondant alors la danse avec le nom d’une marque qui organisait des soirées au Métropolis de Rungis et qui commercialisait des goodies.
Lorsque les médias braquent leurs projecteurs sur une contre-culture, c’est toujours à double tranchant, car en la sur-médiatisant, ils la transforment en un phénomène de mode éphémère et superficiel, en un produit de consommation jetable. C’est ce qui s’est passé : ils ont piétiné l’Électro et, quand les gens s’en sont lassé, l’ont jetée.
Pendant ce temps, la communauté « underground » n’a cessé d’évoluer. L’électro prend un tournant mondial grâce à l’expansion des réseaux sociaux, la culture se développe aux quatre coins du globe. Les Eboï/Equeen se rencontrent via Internet mais aussi lors d’événements (battles / festivals) tout au long de l’année en échangeant et en partageant leurs expériences et leurs techniques.
J’ai commencé la danse électro en 2007 à l’âge de treize ans. Ce qui me fascinait, c’était la nouveauté. Tout semblait inédit; de la manière de s’habiller à la manière de bouger sur un style de musique qui m’était inconnu.
Je me suis familiarisé avec le monde des battles : spontané, engagé et viscéral, permettant de développer sa personnalité et son freestyle (improvisation sur des musiques aléatoires). Un milieu dans lequel « le dépassement de soi » prend tout son sens. J’ai ensuite découvert l’univers du clubbing, le lâcher prise, la magie des vibrations musicale, le partage des énergies. La sensation d’infini qui entraîne inévitablement dans une transe hypnotique.
Dans ce projet, j’aimerais rendre hommage à cette communauté qui m’a fait grandir, où je me suis développé en tant qu’artiste, mais aussi en tant qu’activiste avec une mission : faire connaitre la danse électro au-delà du milieu « underground ».
Réunir plusieurs Eboï et Equeenz (danseurs et danseuses électro) sur un même projet et montrer l’étendue et la richesse de la seule danse urbaine française qui rayonne sur le globe.
Brandon
BRANDON MASELE
DANSEUR / CHOREGRAPHE / DIRECTEUR ARTISTIQUE
Brandon Masele autodidacte, est spécialisé en danse électro et ambassadeur de la culture dans le monde entier. Il est sacré champion du monde avec Alliance Crew 2012 et #1 mondial en solo en 2019 & 2024. Des battles aux scènes prestigieuses, Brandon travaille sur plusieurs projets avec Marion Muzac, Anthony Egéa, Marion Motin, (La) Horde et Ryan Heffington. En 2016, il fonde avec Laura Defretin « Mazelfreten ». Le langage distinctif de la compagnie a amené la danse électro et hiphop vers un public plus large, en intégrant leurs univers chorégraphiques. Leur première pièce « Untitled » remporte le 1er prix du concours Trans’urbaine de Clermont Ferrand. Brandon intègre la comédie musicale « Résiste » en tant que danseur. Et développe son jeux d’acteur sur le film « Let’s Dance » de Ladislas Chollat. En 2018-2019, il danse pour la tournée mondiale de Christine and the queens, il chorégraphie sa partie solo sur le titre « Doesn’t Matter ». Brandon est aussi sollicité pour des campagnes publicitaires en tant que mannequin danseur pour Louboutin, L’oréal, YSL, Kenzo, JPG, Uniqlo. Cela lui permet de développer la vision esthétique de son art.
LAURA DEFRETIN
DANSEUSE / CHOREGRAPHE / DIRECTRICE ARTISTIQUE
Laura Defretin est reconnue mondialement dans le Hip-hop français. En 2007 elle rejoint Criminalz crew et Les Twins avec qui elle participe à de nombreux battles et à des défilés tels que celui de Chanel au Ritz en 2016. C’est en 2008, qu’elle se passionne pour la chorégraphie en créant le spectacle « Sakalapeuch » avec Undercover. Ils deviennent champions de France à deux reprises. Influencée par son parcours et ses diverses rencontres artistiques, elle met en scène son langage chorégraphique lors de collaboration avec le chanteur Black M ou Léonie Pernet. Laura intègre la compagnie Swaggers chorégraphiée par Marion Motion et tourne mondialement avec le spectacle «In The Middle». Elle est également danseuse sur la comédie musicale « Résiste ». Elle fait ses premiers pas au grand écran en participant au film « Let’s dance » de Ladislas Chollat. En 2019-2020, on la retrouve sur la scène de l’Accorhotel Arena en tant que danseuse pour la tournée de la chanteuse Angèle. En 2017, elle crée sa compagnie Mazelfreten avec Brandon Masele, et développe leur premier duo « Untitled ». Depuis ce moment fondateur, le duo est sur la création de deux nouvelles pièces « Perception » et « Rave Lucid ». Laura devient ambassadrice de Nike Women, valorisant la danse comme pratique universelle.
NiKiT est un producteur électronique parisien qui a sorti 2 EP vinyles sur le label de Rotterdam Electronic Emergencies. Inspiré par l’électro de Drexciya, de Dopplereffekt et par les sons de Kraftwerk, il fabrique une musique qui mêle des motifs géométriques et robotiques à des textures organiques, dans un ensemble aussi mental que physique. Il collabore également avec KYEO, un artiste visuel basé à Austin aux Etats- Unis, pour créer des boucles sur Instagram, dans un format indépendant des normes.
Passionnée de musique, c’est lors d’un concert que Judith réalise qu’il est possible de faire de la musique différemment, que la lumière est un art où elle pourrait s’épanouir autant qu’en jouant d’un instrument. Elle rencontre la chorégraphe Marion Motin, pour qui elle réalise ses premières créations lumières (In the middle avec la Cie Swaggers, Rouge pour la Cie Rambert à Londres…), ainsi que celles de plusieurs autres compagnies de danse (Black Sheep, The Dress, MaDame Paris…). Elle offre ses talents au milieu du cirque en collaborant avec la compagnie Mauvais Coton. Dans son approche de la lumière Judith aime beaucoup travailler avec des couleurs franches, mélanger les teintes, explorer de nouveaux outils pour que chaque pièce soit unique avec des lumières qui se remarquent.