Samedi 30 octobre

2=1 « MATHIEU AMALRIC »

DEUX FILMS POUR LE PRIX D'UN !
AVEC SERRE MOI FORT(20H45) + TRALALA (23H)
LE BAR DE DSN EST OUVERT DE 20H15 À 22H30.
BOISSONS ET PETITE RESTAURATION POSSIBLE.

Serre moi fort

FILM FRANÇAIS DE MATHIEU AMALRIC | 2021 | 1H37
AVEC VICKY KRIEPS, ARIEH WORTHALTER
D'APRÈS UNE PIÈCE DE CLAUDINE GALEA
SÉLECTION OFFICIELLE, CANNES 2021

Ça semble être l'histoire d'une femme qui s'en va. Quittant son mari et ses enfants, elle se lance dans une mystérieuse quête qui va la mener en haute-montagne. Hantée par son passé, elle divague entre fantasme, souvenirs et réalité. Mais est-elle vraiment partie ?

L'IMMANQUABLE (septembre 2021)
Mathieu Amalric

Étrangement présenté dans une section parallèle du festival de Cannes 2021 alors qu'il méritait une place en compétition, le dernier long métrage de Mathieu Amalric confirme que l'excellent comédien (déjà dirigé, entre autres, par Desplechin, Anderson, Polanski, Spielberg…) devient, film après film, un grand réalisateur. Adapté d'une pièce de théâtre, SERRE MOI FORT se présente comme un nouveau jeu de (fausses) pistes après ceux déjà orchestrés par Amalric dans LA CHAMBRE BLEUE (2014) et BARBARA (2017). Invitant le spectateur à se jeter tête baissée dans la fiction, le dossier de presse annonce mystérieusement : « ça semble être l'histoire d'une femme qui s'en va... » Pour en savoir (un peu) plus, on lira le bel article paru sur le site cinemateaser.com : « C'est l'histoire d'une échappée, c'est l'histoire d'un film qui échappe. Difficile alors d'en dire trop tant la beauté mystérieuse de SERRE-MOI FORT tient du parcours nébuleux d'une femme, et du spectateur, vers une histoire qui refuse de dire son nom. Un matin, une femme part. Elle regarde une dernière fois son mari, ses enfants endormis, pose un mot sur la table et s'en va. Ou presque. Collée à son héroïne fébrile, Vicky Krieps, magistrale, Mathieu Amalric compose un film profondément moderne où les niveaux de récits s'entremêlent entre le fantasme et la réalité, le souvenir et le désir d'une autre vie. D'abord troublé, on se laisse très vite porter par ce flottement étrange du monde, la cacophonie des voix et des sons, le flou des corps. (…) Récit douloureux mais constamment solaire, SERRE-MOI FORT raconte alors l'histoire d'une guérison par la fiction et la nécessité finale de s'en délester pour tenir enfin debout. Le cinéma comme façon de raconter d'un seul mouvement tous ces mondes qui existent en nous, qui se chevauchent, se percutent, disparaissent ou nous restent en tête. Jamais théorique, toujours viscéral et pudique, ce drame moderne confirme toute la singularité et la douceur du regard de Mathieu Amalric. »

EXTRAITS DE PRESSE

Mystérieux et beau à tomber. CinemaTeaser
Une émotion distillée crescendo, une narration sinuant entre réel et imaginaire, passé et présent : Mathieu Amalric signe un mélodrame aussi bouleversant que virtuose. Télérama
Le réalisateur évoque avec délicatesse une femme qui se débat pour maintenir le lien avec son mari et ses enfants. Le Monde
Adaptant un texte de théâtre de Claudine Galea, le réalisateur signe un beau film sur le dialogue entre les vivants et les morts, les stratégies de survie qu'on invente pour ne pas sombrer. L'Humanité
La première scène est déjà la dernière : des photos de Polaroid étalées face cachée comme autant de cartes d'un tarot mental dont le retournement ne relève pas de l'explication apaisante, donc rabat-joie, mais de l'art de la divination appliqué au cinéma, sa légendaire magie qui pour une fois n'est pas surfaite. Les Inrockuptibles
Amalric réussit un miracle car c'est avec Clarisse que nous pleurons (beaucoup) et non de nous-mêmes. Nous sommes émus de sa créativité pour transfigurer le réel et inventer des scènes inoubliables d'une vie spirituelle. Positif
A la fin de ce requiem, Clarisse sera seule, dépossédée du Meccano d'illusions qui la tenait debout. Il ne reste plus, alors, au spectateur que le plaisir des larmes. Depuis Douglas Sirk, cinéaste de chevet d'Amalric et maître des faux-semblants, on sait qu'il peut être grand. Le Nouvel Observateur
Un gros travail sur la musique et une actrice exceptionnelle, Vicky Krieps. Bouleversant. Ouest France
Narration déstructurée, montage sensoriel, ellipses vertigineuses : un récit poignant et terriblement humain. Le Journal du Dimanche