À partir du 13 octobre

Julie (en 12 chapitres)

FILM NORVÉGIEN DE JOACHIM TRIER 2021 | 2H08
AVEC RENATE REINSVE, ANDERS DANIELSEN LIE, HERBERT NORDRUM
PRIX D'INTERPRÉTATION FÉMININE, CANNES 2021

Julie, bientôt 30 ans, n'arrive pas à se fixer dans la vie. Alors qu'elle pense avoir trouvé une certaine stabilité auprès d'Aksel, 45 ans, auteur à succès, elle rencontre le jeune et séduisant Eivind.

HORAIRES

mercredi 18:15 | 20:45
vendredi 16:15 | 20:45
samedi 16:15 | 20:45
dimanche 14:30 | 19:00
mardi 14:15 | 18:30 | 20:45

vendredi 16:00
samedi 18:00
dimanche 16:15
mardi 18:30 | 20:45

mercredi 16:00 | 20:45
jeudi 16:00 | 18:30
vendredi 16:00 | 20:45
samedi 16:00 | 18:15
dimanche 16:00
mardi 18:30

L'IMMANQUABLE
Joachim Trier

Né en 1974 dans une famille de cinéastes, le norvégien Joachim Trier est tombé très tôt dans la marmite du cinéma. Son deuxième long métrage Oslo, 31 août (prix du meilleur film européen à Angers en 2012) révélait un comédien : le magnétique Anders Danielsen Lie. Son cinquième, Julie (en douze chapitres), met sur orbite une actrice : la rayonnante Renate Reinsve. La jeune femme, inconnue en dehors du milieu théâtral norvégien et qui songeait a arrêté sa carrière, décroche le prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes 2021. Le personnage de Julie lui collera probablement longtemps à la peau tant elle incarne parfaitement cette jolie trentenaire en proie aux questionnements de son âge, de son époque et de sa classe sociale. « Ce qui m'intéresse, c'est de représenter ces moments où rien ne fonctionne pour les gens. » annonce Joachim Trier. Indécise dans son orientation professionnelle (le premier chapitre qui décrit ses errements d'étudiante est un régal) et dans sa vie amoureuse (son cœur balance entre deux hommes, elle a peur de « se caser », hésite à avoir un enfant…), rêveuse et angoissée, trop peu sûre d'elle (d'où le titre original que l'on traduirait par « la personne la plus nulle du monde), Julie va vivre une dizaine d'années de sa vie sous nos yeux. Et il y a des hauts et des bas. Trier commente : « J'ai déjà eu ma crise existentielle. On l'a tous à un moment, je pense, et ça peut revenir plusieurs fois. (…) C'est un film sur le « bad timing », un truc qui m'interroge énormément. Ce sentiment qu'on a parfois quand on rencontre quelqu'un et qu'on se dit que, à un autre moment, avec un autre âge, et dans un autre contexte, on aurait pu former un super couple avec cette personne. » Découpé en douze chapitres par une mise en scène ingénieuse et surprenante de bout en bout, le film, coécrit avec le scénariste Eskil Vogt (collaborateur de Trier depuis son premier film), est une comédie romantique sophistiquée, parfois cruelle, très fine dans sa peinture du monde d'aujourd'hui. On sort du film avec une pointe de regret, on aimerait rester dans la salle pour dérouler encore quelques chapitres de la vie de Julie… Que c'est bon le cinéma !

EXTRAITS DE PRESSE

Une comédie romantique et poétique, qui ne manque pas de mordant. Télérama
Un magnifique portrait de femme, tendre et féroce. Le Parisien
Un portrait magnifique, d'une noirceur presque décalée. Le Monde
Drôle, bouleversant, glissant entre les registres avec une fluidité admirable : sous des faux airs de comédie romantique, le film dynamite joyeusement les injonctions à se mettre en couple, pour se faire le portrait d'une génération (les « millenials ») d'insatisfaits chroniques. L'Humanité
À la sortie du film, on a l'impression d'avoir assisté à l'intégrale d'une série, sensation renforcée par une mise en scène très catchy, trouée d'envolées lyriques assez sublimes. Les Inrockuptibles
Les dialogues mordent. La mise en scène s'autorise des licences poétiques, comme celle d'arrêter le temps lors d'un de ces douze chapitres sauf pour Julie et son amoureux. Le Nouvel Observateur
Joachim Trier signe une comédie romantique d'une étonnante modernité, à la fois bouleversante et en phase avec son temps. La Voix du Nord
Prix d'interprétation féminine à Cannes, l'actrice norvégienne Renate Reinsve illumine cette chronique générationnelle d'une trentenaire qui se cherche, professionnellement comme en amour, et finit par trouver le chemin de sa propre liberté. La Croix
Joachim Trier, qui excelle à analyser la psychologie humaine, signe un mélodrame bouleversant. Son film brille par la justesse et le réalisme des situations, par ses dialogues percutants et par le charme dévastateur de la merveilleuse Renate Reinsve, prix d'interprétation mérité à Cannes. Le Journal du Dimanche