Du 5 au 18 janvier

Tromperie

FILM FRANÇAIS D'ARNAUD DESPLECHIN | 2021 | 1H45 |
AVEC DENIS PODALYDÈS, LÉA SEYDOUX, ANOUK GRINBERG, EMMANUELLE DEVOS
D'APRÈS UN ROMAN DE PHILIP ROTH
SÉLECTION OFFICIELLE, CANNES 2021

Londres - 1987. Philip est un écrivain américain célèbre exilé à Londres. Sa maîtresse vient régulièrement le retrouver dans son bureau, qui est le refuge des deux amants. Ils y font l'amour, se disputent, se retrouvent et parlent des heures durant ; des femmes qui jalonnent sa vie, de sexe, d'antisémitisme, de littérature, et de fidélité à soi-même…

HORAIRES

mercredi 14:30 | 20:45
jeudi 14:30 | 16:30 | 18:30
vendredi 16:30
samedi 14:15 | 16:00
dimanche 14:30 | 16:30

vendredi 14:30 | 18:45
samedi 14:30 | 20:45
dimanche 16:30
mardi 16:30 | 18:30 D

Dossier de presse
L'IMMANQUABLE
Arnaud Desplechin

Disparu en 2018, l'immense écrivain américain Philip Roth n'aura pas eu la possibilité de voir comment le français Arnaud Desplechin s'est emparé de son roman Deception (1990). Jusque-là, il n'avait guère été gâté par les adaptations de ses œuvres à l'écran. Il qualifiera même d'« intolérable » La Couleur du Mensonge, adapté en 2003 avec Nicole Kidman. La narration éclatée, mouvante, polyphonique des livres de Roth semble en effet difficile à transposer et ses (auto)portraits d'antihéros intellectuels et narcissiques, obsédés par le sexe et coutumiers des longs monologues ne paraissent pas immédiatement cinématographiques. On retrouve ces fondamentaux dans Tromperie qui esquisse le portrait de Philip, un écrivain américain célèbre exilé à Londres que sa maîtresse vient régulièrement retrouver dans son bureau. Dans ce refuge, Ils font l'amour, se disputent et parlent pendant des heures des femmes, de littérature et de fidélité... Arnaud Desplechin explique comment il a relevé le défi : « J'ai d'abord lu Tromperie en français, puis en anglais.. Je me souviens de l'avoir offert à mes collaboratrices en préparation de Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle). Bien plus tard, je me suis servi de ce texte pour un bonus DVD de Rois et Reine. Philip Roth a vu ce bonus et m'a appelé un soir. J'étais terrifié d'entendre le grand homme ! Je lui disais comment il me semblait impossible d'adapter Tromperie au cinéma. Roth souriait au téléphone, et me répétait : mais faites simplement comme ce bonus ! Il m'aura fallu des décennies pour deviner ce que Roth avait vu. J'ai songé à l'adapter pour Denis Podalydès au théâtre, et j'ai encore échoué ! Lors du confinement, quelque chose en moi s'est débloqué. J'étais enfermé comme le personnage de Philip dans son bureau. J'étais très heureux de travailler ainsi reclus. Et l'aspiration à la liberté des personnages a pris une tout autre résonance.»

EXTRAITS DE PRESSE

Fidèle au texte, même s'il en réagence la construction, Arnaud Desplechin met en scène le désir, la parole et l'écriture dans un film charnel et élégant, d'une grande intelligence. L'Humanité
Léa Seydoux est remarquable, et dévoile une palette de jeu très étendue, qui devrait enfin convaincre de son grand talent ses plus opiniâtres contempteur·rice·s. Les Inrockuptibles
Quelques saisons de rendez-vous amoureux dans la vie de l'écrivain Philip Roth. Et, surtout, une magnifique constellation d'actrices. Télérama
Mais plus encore que dans son ralliement au désir artiste, la beauté du film réside surtout dans le caractère indécidable de l'amour qu'il décline au gré des saisons, dont on se demande tout du long quelle est la part lettrée ou charnelle, et si l'invention coïncide avec la réalité. Le Monde
Quand le cinéma et la littérature entrent à ce point en symbiose, on ne peut que saluer la virtuosité du cinéaste. La Croix
Un tourbillon sentimental aussi élégant que tortueux qui renoue explicitement avec la veine romanesque et littéraire du réalisateur. La Voix du Nord
Il en résulte un film sensuel, profession de foi cinématographique où l'on pense à Bergman et Truffaut, où les actrices, toutes exceptionnelles, sont magnifiées par la photo de Yorick Le Saux, où le torrent de dialogues merveilleux cède la place à des répliques plus drolatiques. Le Nouvel Observateur
Et en adaptant Philip Roth, Desplechin se frotte à une langue qui lui colle à merveille. Entre sensualité, psychanalyse, sexualité et pur plaisir de la valse amoureuse, il se livre ici à un jeu de dévoration passionnant. Ecran Large