Samedi 8 janvier, 18h

RENCONTRE AVEC ALAIN CAVALIER, RÉALISATEUR
EN VERSION RESTAURÉE 4K

Thérèse

FILM FRANÇAIS DE ALAIN CAVALIER | 1986 | 1H34 |
AVEC CATHERINE MOUCHET, AURORE PRIETO, HÉLÈNE ALEXANDRIDIS
PRIX DU JURY, CANNES 1986
6 CÉSARS 1987 DONT MEILLEUR FILM & ESPOIR FÉMININ

À la fin du XIXème siècle, Thérèse entre au Carmel de Lisieux avec ses trois soeurs. Elle est gaie, ouverte et idéaliste mais la vie au couvent altère sa santé. Elle va être confrontée à la souffrance physique et à l'épreuve de la foi…
« On redécouvre la beauté intacte de Thérèse, film en état de grâce sur l'entrée au couvent de la très jeune fille qui deviendra sainte Thérèse de Lisieux. Après avoir créé l'événement au Festival de Cannes, en 1986, puis aux César l'année suivante, Thérèse est resté une œuvre unique dans l'histoire du cinéma.» Télérama

Dossier de presse
EXTRAITS DE PRESSE

Thérèse, c'est d'abord le récit d'un amour insensé : la tocade d'une adolescente de Normandie pour le plus bel indifférent de l'histoire du monde, Jésus-Christ. Thérèse la folle de Dieu, Thérèse butée dans sa passion surréaliste, mais en même temps, terrienne de la campagne, armée de ce solide bon sens et de cette santé humoriste qui, à l'époque, faisait la réputation des excellentes épouses. Libération
Que montre Cavalier ? Une « athlète spirituelle » (l'expression est de lui). Une gamine obstinée qui ne craint pas de demander au pape en personne l'autorisation d'entrer au couvent. Une jeune fille pleine d'humour qui plaisante sur son fiancé (Jésus). Une femme qui va son chemin solitaire, à qui rien n'est épargné des ténèbres du doute, et des agonies de la douleur. Une sainte qui jamais ne prêche. La suprême habileté de Cavalier étant de ne jamais prêcher lui non plus… et même d'ouvrir discrètement les portes à la contestation. Le personnage – et le film – n'en sont que plus forts. Le Point
Tout est dans le dialogue, très écrit mais d'une plume vive, tout est dans l'interprétation (des visages inconnus sur une toile de fond noire et gris velouté), tout est dans l'obstination tranquille à vouloir côtoyer la sainteté sans prendre de gants. Aussi rassurant, et aussi inquiétant qu'un bon sourire de paysanne, Thérèse nous amène comme si de rien n'était au plus exorbitant de la vie du carmel. Ce n'est pas qu'Alain Cavalier nous enjoigne d'emprunter les chemins de la vie monastique, mais on comprend un peu mieux les pluies de roses après son film. Le Nouvel Observateur