CYCLE

JOSEPH LOSEY

CINÉASTE AMÉRICAIN
1909–1984

MARDI 26 JUILLET
2=1 « LES VILLES DE LOSEY »
DEUX FILMS POUR LE PRIX D'UN
AVEC EVA (20H30) & M (22H45)

M

FILM AMÉRICAIN DE JOSEPH LOSEY | 1951 | 1H27
AVEC DAVID WAYNE, HOWARD DA SILVA, MARTIN GABEL
D’APRÈSL’ŒUVRE DE FRITZ LANG

À Los Angeles, un insaisissable tueur en série kidnappe et tue des fillettes. Il est activement recherché par la police. Mais le mécontentement des habitants est tel que la pègre locale finit par s’en mêler. Débute alors une chasse à l’homme haletante…

EXTRAITS DE PRESSE
Losey se distingue (du chef-d’œuvre de Fritz Lang) par une mise en scène plus sèche, plus nerveuse, dans l’esprit de ses films noirs (Le Rôdeur, La Grande Nuit). Et par son choix de tourner en plein jour et en décors naturels, dans des quartiers populaires de Los Angeles, rares au cinéma. Télérama
Longtemps resté inédit, le remake de M le maudit tourné par Joseph Losey fait le choix audacieux de projeter la trame initiale de Fritz Lang dans l'Amérique d'après-guerre. Filmé à Los Angeles, le long métrage profite, dès lors, de son atmosphère citadine et de l'architecture hors norme de la ville entre tunnels, fêtes foraines et dédales de rues.Tandis qu'il saisit une ambiance étrange faite d'ombres et de lumières, de vivacité et de noirceur, Losey intègre son film dans un étonnant réalisme social où l'effervescence n'est jamais loin de l'isolement. La Cinémathèque Française
Sur le plan du récit, la principale variation réside dans l’explication du comportement du tueur qui n’est plus ici un dangereux maniaque sexuel mais un homme psychologiquement perturbé. Sa déclaration en fin de film est l’occasion d’une scène intense, superbement interprétée. L'Oeil sur l'écran
Je parlai avec Fritz Lang, à qui cette idée de remake ne plaisait pas beaucoup, et à moi non plus. Mais je suis très fier de plusieurs choses dans ce film, en particulier de l’interprétation de David Wayne et de beaucoup de décors que je trouve absolument fabuleux, que l'on n'avait jamais vus dans un film hollywoodien et qu'on n'a jamais revus depuis. D’autre part, alors que Fritz Lang voyait le criminel sexuel comme un monstre, mon point de vue était que la société est responsable de lui et qu’il est malade. Je voulais le montrer comme le produit d’une société matriarcale et matérialiste, celle de la petite classe moyenne américaine où tout le monde devait être superviril, avec des familles dominées par des mères, des épouses très fortes. Cet homme était sans doute un homosexuel caché, entièrement en conflit avec tout, y compris sa propre mère, qu’il adorait et haïssait. Joseph Losey