Du 3 au 28 décembre

Madres Paralelas

FILM ESPAGNOL DE PEDRO ALMODÓVAR | 2021 | 2H00
AVEC PENÉLOPE CRUZ, MILENA SMIT, AITANA SÁNCHEZ-GIJÓN, ROSSY DE PALMA
MEILLEURE ACTRICE, VENISE 2021

Deux femmes, Janis et Ana, se rencontrent dans une chambre d'hôpital sur le point d'accoucher. Elles sont toutes les deux célibataires et sont tombées enceintes par accident. Janis, d'âge mûr, n'a aucun regret et durant les heures qui précèdent l'accouchement, elle est folle de joie. Ana en revanche, est une adolescente effrayée, pleine de remords et traumatisée. Janis essaie de lui remonter le moral alors qu'elles marchent tel des somnambules dans le couloir de l'hôpital. Les quelques mots qu'elles échangent pendant ces heures vont créer un lien très étroit entre elles, que le hasard se chargera de compliquer d'une manière qui changera leur vie à toutes les deux.

HORAIRES

vendredi 14:15 | 16:30 | 18:45 | 21:00
samedi 15:30 | 18:00 | 20:30
dimanche 16:45 | 19:00
mardi 18:30 | 20:45

vendredi 18:30 | 20:45
samedi 14:15 | 16:30 | 18:45 | 21:00
dimanche 18:45
mardi 16:15 | 18:30 | 20:45

mercredi 18:30
jeudi 20:30
dimanche 16:30 | 18:45
mardi 16:30 | 18:45 | 21:00

mercredi 18:30
jeudi 18:30
vendredi 14:15
dimanche 15:30
mardi 18:30 D

L'IMMANQUABLE
Pedro Almodóvar

Deux inconnues se rencontrent à l'hôpital, toutes les deux sont sur le point d'accoucher. Elles sont célibataires et sont tombées enceintes par accident. Janis, la quarantaine, n'espérait plus devenir mère, elle est folle de joie. Ana, en revanche, est une adolescente effrayée, pleine de remords. Le hasard les rapproche dans cette chambre de maternité mais un destin cruel va se charger de les unir à jamais… On retrouve tout le cinéma de Pedro Almodóvar dans ce mélodrame aux décors somptueusement vintage et à la garde-robe exubérante qui, comme souvent, détourne affectueusement les codes de la série télévisée. Avec ce vingt-deuxième long métrage, le réalisateur poursuit son exploration aussi passionnée que passionnante de la féminité mais il n'était certainement jamais allé aussi loin dans l'étude de la maternité. Si on retrouve bien le personnage de la mère flamboyante et dévastatrice (parfaitement incarnée par Aitana Sanchez-Gijon, venue du théâtre), c'est le quotidien des jeunes mamans qui intéresse cette fois le cinéaste espagnol : une superbe séquence d'accouchements parallèles, l'épanouissement mais aussi la peur d'être mère… On n'en dira pas plus sur l'intrigue du film qui ménage des rebondissements vertigineux et imbrique habilement les petites histoires individuelles avec la grande Histoire de l'Espagne. Mais on saluera, avec le réalisateur, la performance de ses comédiennes. La débutante Milena Smit qui crève l'écran en jeune mère déboussolée : « c'est son deuxième rôle au cinéma et tout ce qu'elle fait devant la caméra est empreint d'une grande vérité. Je lui prédis un grand avenir » et l'incontournable Penélope Cruz (sept films en commun, couronnée au festival de Venise) : « La diriger a été un processus minutieux pendant lequel j'avais besoin qu'elle se donne à moi comme dans un état d'hypnose. J'ai retenu le torrent de larmes, Penélope est très émotive et elle aurait pleuré du début à la fin. Elle a su remplacer ces larmes par une juste dose de culpabilité et de honte pour son personnage qui est dans un état d'alerte permanent. »

EXTRAITS DE PRESSE

Le cinéaste fait ce qu'un autre n'aurait osé faire : mélanger les genres, laisser le destin collectif embêter le portrait de femme. Le Monde
Le film est un mélo au sens noble du terme, mené tambour battant par un Almodovar qui, en grand maître de cérémonie, connaît sa partition de bout en bout, couleurs et musique comprises. L'Humanité
Maternité et mémoire : le cinéaste espagnol s'empare de ses deux thèmes de prédilection pour un mélodrame galvanisé par son énergie romanesque. Les Inrockuptibles
Dans « Madres Paralelas », Almodovar offre à sa muse l'un de ses plus beaux rôles. Le Point
Madres paralelas reste, avec ses décors somptueux, ses costumes à la dernière mode et ses cadrages impeccables, du très grand spectacle : c'est une fête pour les yeux. Mais le spectacle est plus somptueux que sensationnel : la manière de traiter scénario et motifs est plus retenue, contenue justement par la perfection formelle d'un cinéaste qui, désormais, se paye le luxe du bon goût. Positif
S'il fallait encore une preuve qu'Almodóvar aime ses actrices, Madres Paralelas se pose là. La caméra du réalisateur, à la fois intransigeante et pudique, sait toujours les magnifier. La Voix du Nord
Si le film n'a pas tout le temps l'éclat magique des deux précédents longs métrages d'Almodóvar (Julieta, Douleur et gloire), il reste un modèle d'intensité. Télérama
Une intrigue délicieusement tordue et féminine où les apparences, pour une fois, ne sont pas trompeuses. Le Journal du Dimanche