L'INMANQUABLE DU MOIS

15 > 28 septembre

Serre moi fort

FILM FRANÇAIS DE MATHIEU AMALRIC | 2021 | 1H37
AVEC VICKY KRIEPS, ARIEH WORTHALTER
D'APRÈS LA PIÈCE JE REVIENS DE LOIN DE CLAUDINE GALEA
SÉLECTION OFFICIELLE, CANNES 2021

Photo du réalisateur

Étrangement présenté dans une section parallèle du festival de Cannes 2021 alors qu'il méritait une place en compétition, le dernier long métrage de Mathieu Amalric confirme que l'excellent comédien (déjà dirigé, entre autres, par Desplechin, Anderson, Polanski, Spielberg…) devient, film après film, un grand réalisateur. Adapté d'une pièce de théâtre, SERRE MOI FORT se présente comme un nouveau jeu de (fausses) pistes après ceux déjà orchestrés par Amalric dans LA CHAMBRE BLEUE (2014) et BARBARA (2017). Invitant le spectateur à se jeter tête baissée dans la fiction, le dossier de presse annonce mystérieusement : « ça semble être l'histoire d'une femme qui s'en va... » Pour en savoir (un peu) plus, on lira le bel article paru sur le site cinemateaser.com : « C'est l'histoire d'une échappée, c'est l'histoire d'un film qui échappe. Difficile alors d'en dire trop tant la beauté mystérieuse de SERRE-MOI FORT tient du parcours nébuleux d'une femme, et du spectateur, vers une histoire qui refuse de dire son nom. Un matin, une femme part. Elle regarde une dernière fois son mari, ses enfants endormis, pose un mot sur la table et s'en va. Ou presque. Collée à son héroïne fébrile, Vicky Krieps, magistrale, Mathieu Amalric compose un film profondément moderne où les niveaux de récits s'entremêlent entre le fantasme et la réalité, le souvenir et le désir d'une autre vie. D'abord troublé, on se laisse très vite porter par ce flottement étrange du monde, la cacophonie des voix et des sons, le flou des corps. (…) Récit douloureux mais constamment solaire, SERRE-MOI FORT raconte alors l'histoire d'une guérison par la fiction et la nécessité finale de s'en délester pour tenir enfin debout. Le cinéma comme façon de raconter d'un seul mouvement tous ces mondes qui existent en nous, qui se chevauchent, se percutent, disparaissent ou nous restent en tête. Jamais théorique, toujours viscéral et pudique, ce drame moderne confirme toute la singularité et la douceur du regard de Mathieu Amalric. »

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