La Fille au bracelet

FILM FRANÇAIS DE STÉPHANE DEMOUSTIER | 2020 | 1H36 |
AVEC MELISSA GUERS, CHIARA MASTROIANNI, ROSCHDY ZEM, ANAÏS DEMOUSTIER

Lise, 18 ans, vit dans un quartier résidentiel sans histoire et vient d'avoir son bac. Mais depuis deux ans, Lise porte un bracelet car elle est accusée d'avoir assassiné sa meilleure amie.


HORAIRES

mercredi 20:45
jeudi 16:30 | 18:30
vendredi 18:45 | 20:45
samedi 14:30 | 16:30 | 20:45
dimanche 14:30 | 18:30
mardi 16:30 | 20:45

mercredi 20:45
jeudi 16:30
vendredi 16:30 | 18:30
samedi 16:30 | 20:45
dimanche 14:30 | 16:30
mardi 15:00 | 19:00

mercredi 18:45
vendredi 18:45
dimanche 16:45 D


Dossier de presse
Document du distributeur


L'IMMANQUABLE
Stéphane Demoustier

Dans la famille Demoustier, les spectateurs de cinéma commencent à bien connaître Anaïs. L'actrice trentenaire s'est construit une belle filmographie en évoluant devant les caméras de Michael Haneke, Pascale Ferran, François Ozon, Bertrand Tavernier, Christophe Honoré et en intégrant la « famille » de Robert Guédiguian (trois films ensemble dont le dernier Gloria Mundi). Il faudra désormais compter avec son frère, Stéphane. De dix ans son aîné, le réalisateur frappe en effet un grand coup avec son troisième film. Très librement adapté d'un long métrage espagnol lui-même inspiré de plusieurs faits divers, La Fille au bracelet suit minutieusement le procès de Lise, une adolescente accusée du meurtre de sa meilleure amie et porteuse d'un bracelet électronique à la cheville. Solidement documenté et mis en scène au cordeau, le film s'avère d'une efficacité remarquable pour décrire la mécanique judiciaire : « Le fait de tourner dans un vrai tribunal agissait nécessairement sur l'expérience du tournage (…) Les figurants dans le tribunal n'avaient pas lu le scénario, et ils découvraient donc le procès au fur et à mesure. L'audience était partagée sur la culpabilité de Lise. Certains changeaient d'avis en cours de route, c'était drôle. C'était bon signe également, car je voulais que cette incertitude demeure à l'écran. C'est un film sur l'interprétation des faits, sur le doute. » Mais La Fille au bracelet, servie par une interprétation impeccable (la jeune inconnue Melissa Guers crève l'écran, les parents Chiara Mastroinai et Roschdy Zem sont impressionnants et Anaïs Demoustier très crédible en procureure féroce) est aussi (surtout ?) un film bouleversant sur les liens familiaux à l'épreuve du mystère insondable de l'adolescence : « Je voulais regarder cette jeunesse sans la juger. Or dans une affaire judiciaire, tout est exacerbé et le procès agit donc comme un miroir grossissant des rapports intergénérationnels. (…) À travers ce portrait en creux, je voulais parler de la famille. (…) On a toujours l'impression de connaître ses enfants mais l'évidence apparaît inéluctablement : ce sont des êtres autonomes qui nous échappent de plus en plus. » Comme le déclame l'avocate de Lise au cours de son plaidoyer : « Que sait-on réellement de la vie des adolescents ? de leurs amours, de leurs désirs, de leurs rêves ? » Cette question, qui plane jusque dans la magnifique dernière séquence, résonnera certainement bien au-delà dans la tête des spectateurs.



EXTRAITS DE PRESSE

Un désir d'émancipation filmé par un cinéaste fasciné par un sujet insaisissable. Les Inrockuptibles
Une mise en scène juste, qui captive et laisse entrevoir un malaise collectif. Télérama
Un thriller judiciaire joliment austère, qui sonde les âmes avec une grande pudeur et entretient, loin de tout effet, le suspense jusqu'au bout. Le Journal du Dimanche
Que savent vraiment les parents de ces intimes étrangers que sont leurs propres enfants ? Sur un fil de récit tendu à se rompre, où alternent séquences familiales et reprise des audiences, c'est la question essentielle que pose ce film inspiré d'une affaire criminelle survenue en Argentine. Le Parisien
Le réalisateur filme sans effets spectaculaires et laisse le spectateur se forger, difficilement, son intime conviction. Aussi tendu que les protagonistes. La Voix du Nord
Ce long métrage très réaliste réussit à maintenir la tension grâce à une mise en scène sans chichi et des acteurs très impliqués. Les Fiches du Cinéma
Au terme du procès et au terme du film, le secret de « la fille au bracelet » reste entier. C'est en cela que le film a finalement quelque chose des portraits du XVIIe siècle néerlandais, qui gardent bien enclos dans un cadre en bois doré le mystère des êtres qu'ils représentent. Positif.