Portrait de la jeune fille en feu

FILM FRANÇAIS DE CÉLINE SCIAMMA | 2019 | 2H |
AVEC NOÉMIE MERLANT, ADÈLE HAENEL, LUÀNA BAJRAMI
Prix du scénario, Cannes 2019

1770. Marianne est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d'Héloïse, une jeune femme qui vient de quitter le couvent. Opposée à son futur mariage, Héloïse résiste en refusant de poser. Introduite auprès d'elle en tant que dame de compagnie, Marianne va devoir la peindre en secret…


HORAIRES

mercredi 18:30
samedi 14:30 | 16:45
dimanche 18:30

mercredi 18:30
jeudi 20:45
vendredi 18:30 D


Dossier de presse


L'IMMANQUABLE (septembre 2019)
Céline Scianmma

Après sa trilogie sur la féminité contemporaine (Naissance des pieuvres qui révéla la comédienne Adèle Haenel en 2007, Tomboy en 2011 et Bande de filles en 2014), Céline Scianmma était pour la première fois en compétition officielle au Festival de Cannes 2019. Si Portrait de la jeune fille en feu est un nouvel essai sur l'émancipation féminine, la réalisatrice de 40 ans nous entraîne cette fois sur une île bretonne à la fin du XVIIIe siècle. Une peintre est engagée pour faire le portrait d'une jeune femme promise par sa mère à un aristocrate italien. Le modèle ayant refusé de poser jusque-là pour retarder le mariage, l'idée est de la peindre à la dérobée. L'artiste se faisant passer pour une dame de compagnie dans la journée, exécute le portrait le soir, de mémoire. Isolées sur l'île, les deux jeunes femmes deviennent vite complices, elles se rapprochent, se séduisent... Le secret devient vite trop lourd à porter pour la peintre. Céline Sciamma commente cette histoire si loin et pourtant si proche de son univers habituel : « Ce n'est pas parce que les problématiques sont anciennes qu'elles n'ont pas leur actualité. Surtout quand il s'agit d'une histoire si peu racontée. Celle des artistes femmes et même celle des femmes tout court. (…) Dès que j'ai commencé à rêver au film, le grand enjeu de reconstitution était plutôt du côté de l'intime, de la restitution du cœur. Si ces femmes se savaient condamnées à des vies toutes tracées, elles étaient traversées pour autant d'autre chose. Elles étaient curieuses, intelligentes, avaient envie d'aimer. » La mise en scène joue brillamment avec les contradictions entre la rigueur des conventions et le désir de liberté des corps. Avec sensualité et élégance, elle ausculte les cœurs des deux héroïnes formidablement interprétées par Noémie Merlant et Adèle Haenel. Sublimes, farouches, passionnées, les comédiennes auraient mérité un double Prix d'interprétation féminine mais c'est finalement le Prix du scénario (la formation d'origine de Céline Sciamma) qui a récompensé l'un des films les plus bouleversants du dernier Festival de Cannes.


EXTRAITS DE PRESSE

L'éclosion de l'amour entre deux femmes, une peintre et son modèle, en 1770. Le désir, la création, l'émancipation, filmés avec autant d'élégance que de lyrisme. Télérama
Le film démarre sagement puis bouleverse par sa mise en scène des rapports de pouvoir et de désir inscrits dans les regards. Libération
Céline Sciamma raconte avec une infinie délicatesse une histoire d'amour impossible, sublimée par Adèle Haenel et Noémie Merlant.
Première
« Portrait de la jeune fille en feu » appartient désormais aux plus grands films romantiques du cinéma français, porté par ce duo d'exception que sont les deux comédiennes principales qui savent comme personne mélanger la brûlure et la caresse. Le Parisien
La retenue des actrices pendant les premières séquences prend alors son sens : l'épanouissement de leurs personnages touche à la métamorphose. Adèle Haenel, qui paraissait presque une enfant, prend une autorité qui tient aussi bien à l'intelligence fulgurante de son personnage qu'à son rang (si active que soit son imagination, Céline Sciamma ne perd jamais de vue le socle de la réalité) Le Monde
Portrait de la jeune fille en feu est de ces films qui ne se laissent pas appréhender facilement, qui se refusent d'abord à la séduction, qui font preuve de timidité, qui exigent du spectateur un premier pas vers eux. Mais une fois ce petit effort consenti, il sort de sa réserve, et se montre d'une générosité sans limite. Les Inrockuptibles
La réalisation s'occupe ici de faire tressaillir les visages et de faire retentir et trembler les mots. Elle trouve les lumières (et le film confirme que Sciamma est une grande coloriste) et organise les mouvements des corps [...] afin de traduire cinématographiquement le travail du portrait. Positif
Un très joli film jalonné de fulgurances esthétiques mais où la mise en scène, incroyablement corsetée, bataille sans cesse avec l'épanouissement de la sensualité. Adèle Haenel et Noémie Merlant impressionnantes. La Voix du Nord