Soirée de clôture

+ RENCONTRE AVEC DENIS LAVANT

Mauvais sang

EN VERSION NUMÉRIQUE RESTAURÉE
FILM FRANÇAIS DE LEOS CARAX (1986 - 1H56)
AVEC DENIS LAVANT, JULIETTE BINOCHE, MICHEL PICCOLI
PRIX ALFRED-BAUER, BERLIN 1987

La population est frappée par un virus tuant tous ceux qui osent faire l’amour sans s’aimer réellement. Deux bandes rivales se disputent le germe de ce virus qui pourrait sauver l’humanité…
« Qu’est-ce qu’un film culte ? Par exemple Mauvais sang, chef-d’oeuvre des années 80. Un polar poétique et pop, une fuite vers la mort où chaque plan est un cierge déposé aux pieds de cinéastes anciens. Unique. » Les Inrockuptibles

Denis Lavant (une cinquantaine de films et autant de pièces de théâtre) sera à DSN vendredi 1er septembre pour clôturer l’édition 2017 de l’été au cinéma. Le comédien connaît bien la Scène Nationale. Venu pour la première fois en 2006 avec le spectacle Je porte malheur aux femmes mais je ne porte pas bonheur aux chiens, il était resté une soirée supplémentaire pour parler de deux de ses films : Camping sauvage et Capitaine Achab. Nous avons eu le plaisir de l’accueillir à nouveau en 2017 pour un solo mémorable dans le cadre du festival Tous azimuts. Vendredi 1er septembre à 20h45, il revient pour présenter Mauvais sang de Leos Carax en copie numérique restaurée, un film pilier de sa filmographie et une œuvre majeure du cinéma français des années 80.

 « Quel est le lien qui unit un cinéaste et son acteur fétiche ? Denis Lavant a aujourd’hui 50 ans et une longue carrière d’acteur de cinéma et surtout de théâtre derrière lui. Quand il rencontre Leos Carax, il en a 20 et vient de sortir du Conservatoire – ce fils d’un pédiatre et d’une psychologue ne l’a fréquenté “qu’en pointillés”. Carax, qui a déjà réalisé un court métrage, Strangulation Blues, a découvert le visage de Lavant dans un annuaire de l’ANPE du spectacle. Et quel visage ! Des cheveux drus, un regard buté et un nez poupin qui contraste avec ses joues grêlées.“Nos rapports ont commencé sous le signe de l’opacité, explique Denis Lavant. Nous nous sommes appris progressivement, au fil du temps, au fil des films.”Carax le choisit pour Boy Meets Girl (1984). Sur le tournage, Lavant, qui a débuté dans le spectacle de rue vers 13 ans, se sent à l’étroit dans les chambres de bonne en noir et blanc, coincé entre la caméra et la perche. Pour se défouler, il fait parfois une acrobatie entre deux prises. Dès Mauvais sang (1986), Carax, qui a fait de Lavant son double de cinéma (celui-ci s’y appelle Alex, le vrai prénom du cinéaste), saura comment employer ce corps de saltimbanque.Qui a oublié la course éperdue de Lavant sur Modern Love de Bowie devant une palissade multicolore qui finit par décomposer ses mouvements comme dans la chronophotographie de Muybridge ou Marey (qu’utilise Carax dans Holy Motors) ? Ou ses sauts en parachute, ses tours de passe-passe ou de jonglerie pour faire rire Juliette Binoche ? “Avec Leos, le travail n’est jamais vraiment passé par les mots. En tout cas jamais à travers une analyse du scénario ou du personnage. Le mot juste serait ‘contrainte’. De film en film, il m’a imposé des contraintes et a pris un plaisir évident à les multiplier. Pour moi, c’est cela le métier d’acteur : savoir s’adapter aux contraintes d’un texte, d’un metteur en scène, donner à ses exigences la meilleure réponse physique ou vocale.” » Les Inrockuptibles

HORAIRES

VENDREDI 1ER SEPTEMBRE, 20H45

PRESSE

« Emouvant comme une naissance, poignant comme un deuil. Création totale où littérature, peinture, BD, rock s'allient dans un mouvement éperdu, ce poème visuel revisite le cinéma muet, magnifie Binoche, salue les acrobaties de Lavant. (...) Il dégage une belle énergie romanesque, une débauche d'émotions étourdissante. » Télérama
Le film de Leos Carax a 30 ans et n'a rien perdu de sa fougue. Libération
Cette œuvre inventive confirma le talent singulier de Léos Carax, qui retrouvait Denis Lavant et dirigeait pour la première fois Juliette Binoche. AvoirAlire.com